TRAITEMENT DES CUIVRES ARGENTIFÈRES
1857. Lorsque les minerais de cuivre contiennent de l’argent, on traite le cuivre noir par la méthode de la liquation , ou les dernières mattes par la méthode à’ amalgamation.
1° Méthode de liquation. — On fond dans un petit fourneau à manche 5 parties de cuivre noir et 10 à 12 parties de plomb argentifère, s’il est possible; on coule l’alliage sous forme de disques, que l’on chauffe ensuite à une température inférieure à celle de leur fusion. L’alliage se liquate , c’est-à-dire qu’il se partage en plomb plus fusible qui entraîne l’argent et un peu de cuivre, et en une masse spongieuse solide de cuivre contenant un peu de plomb. Le plomb argentifère est coupellé; le cuivre plombeux est affiné comme le cuivre noir.
2° Méthode d'amalgamation. — On pulvérise finement les mattes et on les grille avec soin après les avoir mélangées avec un peu de sel marin et de calcaire. L’argent est chloruré et traité par le mercure, comme dans le procédé de Freyberg; le calcaire sert à empêcher la production d’une trop grande quantité de sulfate de cuivre, qui serait réduit par le fer et donnerait un amalgame d’argent trop riche en cuivre. Les résidus de l’amalgamation sont fondus et donnent du cuivre noir.
1858. Production du cuivre. — La production du cuivre en Europe et aux États-Unis s’est élevée en 1861 à 418,000 quintaux métriques représentant une valeur de 105 millions de francs (250 francs le quintal environ).
L’Angleterre en fournit à elle seule plus de 150,000 quintaux, les Etats-Unis 50,000 environ.