SECTION
Tungstène. .
Molybdène. .
Osmium. . .
Tantale. . .
Titane.. . .
Étain. . . .
Antimoine . .
Niobium. .
Cuivre . . .
Plomb . . .
Bismuth.. ,
Décomposent l’eau au-dessus du rouge, mais ne la décomposent plus en présence des acides énergiques. Leur caractère principal est tiré de la tendance qu’ils ont produire des oxydes acides ; aussi peuvent-ils décomposer l’eau en présence de la potasse avec dégagement d’hydrogène.
ÎNe décomposent l’eau qu’à une température très-élevée et toujours faiblement; ils ne la décomposent ni en présence des acides puissants, ni en présence des bases énergiques,
DEUXIÈME CLASSE (métaux intermédiaires).
552. Jls ne s’oxydent pas sensiblement à l’air, même aux températures les plus élevées. Mais leurs oxydes sont irréductibles par la chaleur, et même par le charbon ou l’hydrogène seuls.
6e SECTION.
Aluminium .
Glucinium.
TROISIÈME CLASSE (métaux précieux).
553. Leurs oxydes se décomposent facilement par la chaleur, et le métal est régénéré ; on la subdivise en deux sections.
7e SECTION.
8ft SECTION.
Mercure . .
Palladium.
Rhodium .
Ruthénium Argent. .
Platine. .
Or. . . .
Iridium . .
Ils s’oxydent à une température peu élevée ; mais une température plus élevée les réduit.
Inaltérables à toutes les températures G
1 On remarque néanmoins que l'argent volatilisé à l’aide du chalumeau à hydrogène et oxygène s’oxyde partiellement ; mais ce métal peut cependant être considéré comme inoxydable aux températures auxquelles il est soumis d’ordinaire.
554. Conséquences. — Il ressort naturellement de cette classification que les métaux des deux premières sections ne peuvent être utilisés au même titre que les métaux proprement dits, fer, cuivre, argent ou or, et ne peuvent servir qu’à raison de leurs affinités puissantes. Ce sont, en effet, des réducteurs énergiques ; on se sert, par exemple, du sodium pour extraire de leurs chlorures les métaux des terres, tels que le magnésium, l’aluminium, etc. Les véritables métaux ne commencent donc qu’à partir de la troisième section ; encore en est-il beaucoup absolument dénués d’emploi dans ceux que nous avons énumérés.
Quand nous aborderons l’étude des métaux et de leurs combinaisons, nous ne suivrons pas d’une façon absolue l’ordre dans lequel la classification que nous venons d’exposer a rangé ces corps. Nous les diviserons en groupes, d’après les analogies de leurs composés les plus importants et quelquefois d’après leurs associations naturelles. Le thallium, par exemple, sera placé dans le groupe des métaux alcalins à cause des analogies de son oxyde , de son carbonate et de ses principaux sels avec les composés correspondants du potassium ou du sodium. L’osmium, quoique n’ayant que des ressemblances chimiques assez lointaines avec les métaux du platine, ne peut cependant pas en être séparé au point de vue de la clarté de l’exposition des faits, parce qu’il se rencontre toujours associé à ces corps dans le minerai de platine.