SILICIUM
Qénôralités. — Entre le silicium et le carbone il existe le même rapport qu'entre le soufre et l'oxygène. Ce sont deux éléments qui se ressemblent à beaucoup d'égards, mais ils diffèrent plus l'un de l'autre que le chlore, le brome et l'iode ne diffèrent entre eux.
Comme le carbone, le silicium présente diverses formes; il est deux de ces formes que l'on connaît avec précision : l'une est amorphe et l'autre cristalline. On obtient du silicium amorphe en faisant passer sur du potassium chauffé du chlorure ou du fluorure de silicium : le métal se combine avec l'élément halogène, et le silicium est mis en liberté. Le sel de potassium qui s'est formé est soluble; on peui donc s'en débarrasser en lavant avec de l'eau, et le silicium resl** seul, à l'état de poussière brun verdâtre. Cette poudre amorphe a tendance à passer à l'état colloïdal; si l'on pousse le lavage jusqu'à un certain point, le silicium se transforme en bouillie liquide et commence à traverser le filtre.
Un procédé plus commode pour obtenir le silicium amorphe consiste à chauffer avec du magnésium de la poudre de quartz (composé oxygéné du silicium) finement pulvérisée. Le magnésium forme de l'oxyde de magnésium en s'unissant à l'oxygène de l'anhydride silicique, et le silicium est mis en liberté. En épuisant le produit de la réaction avec un acide dilué, qui dissout l'oxyde de magnésium et ne dissout pas le silicium, on obtient le silicium à l'état de puretr.
A haute température le silicium fond et forme un liquide qui se solidifie en masses grises, d'éclat métallique, formées de silicium cristallisé. La présence d'un métal, du zinc par exemple, facilite beaucoup la cristallisation; on enlève ensuite le zinc par des acides dilués.
Le silicium amorphe peut s'enflammer à l'air, mais il brûle alors très incomplètement, car le bioxyde qui se forme n'est pas volatil et