DES OXYDES DE MERCÜRE
tion; dans ces cas, il force les obstacles et développe par son poids les intestins ; plusieurs praticiens ont employé à tort , suivant moi (voyez p. 611), comme vermifuge, l’eau dans laquelle le mercure avait bouilli ; enfin ce métal , dans un grand état de division, fait la base de l’onguent gris et de l’onguent napolitain, si souvent employés en frictions contre la syphilis, dans certaines inflammations telles que la péritonite puerpérale, dans les engorgements chroniques, les tumeurs blanches, etc. L’onguent mercuriel a été quelquefois donné aussi à l’intérieur, en pi^ Iules, à la dose de 1 à 2 décigi’ammes par jour. Le mei'cure métallique, très-divisé par le calorique, par de l’eau, par des sucs animaux, des graisses, etc. , est absorbé et doit être regardé comme un poison (voyez ma Toxicologie, 1. 1, 4® édit. ).
Extraction. — Exploitation du sulfure. 1® On introduit la mine triée, broyée et mêlée avec de la chaux éteinte , dans des «ornues de fonte auxquelles on adapte des récipients contenant une certaine quantité d’eau; on chauffe; le mercure se volatilise, vient se condenser dans les récipients , et il reste dans la cornue du sulfure de calcium et du sulfate de chaux; d’où il suit que le cinabre a été décomposé: ce procédé est pratiqué dans l’ancien département du Mont-Tonnerre ; 2® à Almaden et à Idria, on chauffe la mine triée, broyée et pétrie avec de l’argile; le soufre s’empare de l’oxygène de l’air et passe à l’état d’acide sulfureux ; le mercui’e mis à nu se volatilise et va se condenser, en traversant une série d’aludels, dans un bâtiment qui tient lieu de récipient (voy. pl. 7, fis. 4).
Si le mercure est pur, il n’adhère ni au verre ni à la porcelaine, sur lesquels il roule librement; s’il contient du cuivre, de l’étain, du plomb ou de l’oxyde de mercure gris, il mouille les vases de verre; on dit alors qu’il fait la queue. Pour le purifier, on T’agite avec'de l’acide azotique étendu qui dissout d’abord le mercui’e ; les métaux et les oxydes se dissolvent ensuite et précipitent le mercure, tandis qu’ils restent en dissolution.