DES COMPOSÉS DE SÉLÉNIUM ET D’OXYGÈNE
DE li'OXTDE DE Se O. Équivalent = SOft»
Cet oxyde est le produit de l’art. Il est gazeux , incolore , doué d’une odeur forte de chou pourri , très-peu soluble dans l’eau , sans action sur Vinfusum de tournesol , et ne possédant point la propriété de se combiner avec les 4ijj|^our former des sels. On l’obtient en traitant le sélénium par "le gaz oxygène ou par l’air humide , car il ne se formerait pas, si le gaz était sec. M. Sacc, à qui nous devons cette observation , se demande si l’oxyde de sélénium décrit jusqu’à pi’ésent ne serait pas plutôt de l’air mélangé de traces d’acide sélénhydrique. Quoi qu’il en soit , on le débarrasse de l’acide sélénieux qu’il pourrait contenir, au moyen de l’eau distillée, qui dissout cet acide. Il n’a point d’usages.
DE E’ACIDE SÉEÉIVIECXL. «e O^. Équivalenit = 601.
L’acide sélénieux ne se trouve pas dans la nature. Il peut être obtenu en chauffant du sélénium avec un excès d’oxygène , ou en traitant ce corps par l’acide azotique ou par l’eau régale. Il est sous forme d’aiguilles tétraèdres très-longues, rougissant la teinture de tournesol, douées d’une saveur acide brûlante. Il est beaucoup moins volatil que l’eau, mais jl n’entre pas en fusion ; il est indécomposable par le feu ; il attire fortement l’humidité de l’air et se dissout très-bien dans l’eau et dans l’alcool: la dissolution aqueuse, évaporée lentement, fournit des prismes striés.
Caractère distinctif. L’acide sulfureux lui onlève son oxygène poui* passer à l’état d’acide sulfurique , et le sélénium est mis à nu.
Il est formé de 71,06 de sélénium et de 28,94 d’oxygène.
DE E’ ACIDE SÉEÉXXQÉE. Se O^. Équivalenit = 991.
Cet acide, découvert en 1827 par MM. Mitscherlich et Nitzch, est le résultat de l’action de l’azotate de potasse ou de soude sur le sélénium, sui’ l’acide sélénieux ou sur un séléniure, comme celui de4)lomb, que l’on fait fondi'e avec ces sels. Il se forme du séléniate de potasse, que l’on décom-
pose, par doubles décompositions , à l’aide de l’azotate de plomb ; le séléniate de plomb précipitéest ensuite décomposé par l’acide sulfhydriqueen sulfure de plomb insoluble et en acide sélénique soluble. Il est liquide, incolore, âcre, et contient toujours de l’eau; son poids spécifique, à la température de 165", est de 1,6. Il est volatil ; au delà de 280°, il se décompose , et fournit de l’oxygène et de l’acide sélénieux. Il a une grande affinité pour l’eau qu’il échauffe autant que l’acide sulfurique.
Caractères distinctifs. 1° Lorsqu’on le fait bouillir avec de l’acide chlorhydrique, les deux acides sont décomposés, et il se produit de l’eau, du chlore et de l’acide sélénieux ; le mélange ne précipite point les sels
de baryte.
Se 0-3 HGl ^ HO
Acide séléoique. ’ Acide chlor. Eaa.
Se 02
Acid# sélénieux.
Chlore.
2° L’acide sulfurique ne décompose pas le séléniate de baryte; 3° il n’est point décomposé par l’acide sulfureux.
Il est formé de 62,07 de sélénium, et de 37,93 d’oxygène.
de: 1.’ACIDE: borique:. 'Bo O^. Équivalent = 486,ft5.
Cet acide se trouve dans quelques lacs de l’Inde à l’état de liberté. Les prétendus lacs de Castelnuovo , de Montêcerboli et de Cherchiajo , en Toscane, que l’on a dit contenir de l’acide borique libre, n’existent même pas : ce sont de simples réservoirs au milieu desquels jaillit une sorte de volcan boueux qui sans cesse répand de la vapeur d’eau , de l’acide sulfhydrique , et divers autres gaz; au bout de quelque- temps, on trouve, par l’évaporation de cette eau, de l’acide borique mêlé à d’autres matières. La cause de ce phénomène n’est pas encore bien connue; mais voici l’explication qu’en donne M. Dumas, et à laquelle se rapporte celle de M. Payen , qui en particulier l’a étudié sur les lieux :
« Il faudrait supposer qu’un dépôt de sulfure de bore, très-profondément situé, fût atteint par l’eau; il s’établirait immédiatement une vive réaction ; cette eau serait décomposée, et il en résulterait de l’acide borique, de l’acide sulfhydrique, et une très-grande élévation de température qui vaporiserait l’eau et entraînerait tous ces produits. »
Cette exploitation , dirigée et fondée par M. le comte de Larderelle, au milieu d’obstaqjes de tous genres, est arrivée cependant, on peut le dire, à un haut degré de perfection , et M. Larderelle a vaincu avec bonheur l’une des plus grandes difficultés de cette industrie eu remplaçant