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DE LA COHÉSION

Utuantes. Ces molécules, en se combinant, ne se pénètrent pas, elles ne sont que juxtaposées , et n’éprouvent , par la combinaison, aucune altération réelle; en sorte que, si le composé d’or et de plomb, par exemple, vient à être détruit, les molécules constituantes se trouvent isolées, jouissant de toutes leurs propriétés, et probablement de leur forme et de leur dimension. Ou peut, d’après ce qni précède, définir la molécule^ la particule excessivement petite d’un corps qui ne subit plus d’altération dans les réactions chimiques. Tous les corps composés sont dans le même cas que le composé d’or et de plomb ; le nombre des molécules constituantes sera égal au nombre des éléments que contiendra le corps composé.

Mais pour concevoir comment ces molécules peuvent rester unies , attachées les unes aux autres avec assez de force pour pouvoir donner aux corps qu’elles forment toute leur dureté , leur stabilité , il faut admettre l’existence d’une force universelle qui étend son f mpire sur chaque particule de matière de l’univers, et à laquelle Newton- a rattaché le système du monde entier, de même que les chimistes ne peuvent unir deux éléments sans avoir recours à son influence.

Cette forée, qui est V attraction^ agit sur les molécules des corps à dés distances infiniment grandes ou infiniment petites. Dans ce dernier cas,' on lui donne le nom de cohésion lorsqu’elle réunit des molécules intégrantes ou homogènes, et celui affinité quanà elle s’exerce entre les molécules constituantes ou hétérogènes. Il est donc évident que lorsque deux corps différents s’uniront pour en former un troisième, ce sera en vertu de l'affinité; on dit alors : les deux corps se sont combinés, ils ont réagi, ou bien ils ont exercé Vun sur l’autre une action, en vertu.de leur affinité réciproque, etc.

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