DU SODIUM
fortement salée; celle-ci ne se congèle pas^ tandis que Tautre se solidifie à cette tempëratore ; donc^ on pent^ en la soumettant à un froid de i"" ou de a"*— *o% en geler une grande portion ^ et avoir de Teau liquide fortement salée ^ qn^il suffit de chauffer pour obtenir le se) cris* tallisé. C. Dans les climats tempérés^ on élèye^ â Faide de pompes^ les eaux qui ne sont pas trop chargées de sel^ et on les verse sur des fagots pour que le liquide se diyise y présente plus de siurface^ et s'évapore en partie; alors ^ on le fait chauffer pour en obtenir des cristaux. D. Si les eaux contiennent i4 ou i5 ceAtièmes de sel ^ on les fait évaporer dans des chaudières de fer ; il se dépose du snl^ fate de chaux que Ton enlève^ et le sel cristallise.
Aucun de ces procédés ne fournit du chlorure de sodium pur; il contient quelquefois de Fiodure de potassium y et toujours d'autres sels déliquescents , ainri que deft sulfates de chaux ^ de magnésie^ etc.^ comme on peut i^ta convaincre en versant dans sa dissolution un carbonate alcalin soluble qui en précipite du carbonate de chaux^ de magnésie^ et quelquefois aussi du carbonate de fer. n fiiut^ pour le purifier^ le fedre cristalliser de nouveau en évaporant la dissolution : aloi*s^ on obtient une multitude de pelits cubes qui se réunissent de manière à former des pyramides quadrangulaires creuses.
Le sel marin a été falsifié par les débitants en y ajoutant de Teau ou du sel des salpétriers ^ ou le sel retiré de la soude de varec^ ou du sulfate de soude^ ou du sulfate de chaux^ ou du chlorure de potassium^ ou des matières terreuses. L'oxyde d^arsenic a été trouvé dans quelques échantillons de sel, mais il n^y était qu'accidentellement çt probablement par suite d'une méprise.
luiodure de sodium est constamment le produit de l'art ; on l'oblienl cristallisé en prismes rhomboidaux , aplalis^ striés et assez volumineux. 11 est très déliquescent. Cent parties d'eau à 14"* en dissolvent 178 ; chauffé dans un creuset^ il fond et devient un peu plus alcalin.
S^S PHEHIÈRE PAUTIE.
Il est sans usages. Préparation. On mêle la soude avec llode, et on agît comme nous l'avona dit à la p. 5o8, en parlant de l'iodure de potassium. Il est formé de i5,6i de 8oâium(unalome)etde 84,39 d'iode C a atomes).
Le bromure de sodimn cristallise en petits prismes aigmUée, d'un blanc mat, d'une saveur un peuurineuse, légèrement déliquescents, solubles dans l'eau et dans l'alcool, et composés de a3,7^ de sodium ( un atome ) et de 76,33 de brome ('2 atomes). Il est sans usages.
Lephforure de sodiiun est un produit de l'art; il est sous la forme de petttfl<3ibes ou d'octaèdres réguliers, inaltérables à l'air, ptu solubles dans Teau chaude que ■dans Teau froide, décrépitant par la chaleur, moins fusibles que le verre et san^usages. Préparation. (F". p. 5io.) Il est fonné de 55,44 de sodium ( un atome } et 44^56 de phtore ( deux atomes. )
h'asote a§^t sur le sodium comme sur le potasâom.
Iffis en contact avec Ve&njroide , le sodium le décom* pose sans s'enflammer, lors même qu'il a le contact de l'air ; tandis que nous avons dit que , dans ce dernier cas le potas^um dégageait une vive lumière. Ce phénomène doit paraître d'autant plus extraordinaire, que pendant
Le sodium déconipose, à une température élevée, les oxydes de cait one , de phosphore et le protoxyde d'azote, e t s'empare de leur oxygène. Il n*agit point sur le bioxjrde d' azote à la chaleur de la lampe : il est à peu près certain qu'il doit le décomposer à une température plus élevée. Il se comporte avec les ^de^précédenunent étudiés y comme le potassium. Il agit de même sur les gaz hydrogène carboné et phosphore. Le gaz ammoniac exerce sur lui la mém e action que sur le potassium ; mais il est absorbé et décomposé en phis grande quantité.
On ignore conunent le sodium se comporte avec le calcium y le strontium et le baryum. Chauffé avec du po^ tassium dans une capsule contenant de Thuile de naphte, il donne un alliage qui est toujours plus fusible que le sodiuDQi, et qui, suivant les proportions des métaux qui le composent, peut être liquide à o^ et plus léger que lliuile de naphte. Cet alliage exposé à Tair en attire Toxygène ; mais le potassium absorbe beaucoup plus rapidement ce gaz que le sodiiun ; en sorte que Ton peut mettre cette propriété à profit pour débarrasser le sodium d'une petite quantité de potassium qu*il contient quelquefois. Le sodium a été découvert par M. Davy : il a les mêmes usages que le potassium.
Poids de P atome de sodium. Il est de 290,897.
Préparation. On l'obtient comme le potassium, (f^. p. 5 1 3. ) Nous devons seulement faire remarquer que la décomposition de la soude pure est plus difficile que celle de la soude contenant un ou deux centièmes de potasse ; mais alors on obtient du sodium un peu potassié. Il suffit de mettre cet alliage sous forme de plaques dans de rhuile de naphte, et de renouveler de temps en temps l'air du vase : le potassium absorbe l'oxygène très facilement, et le sodium reste pur. ( MM Gay-Lussac et Thénard. )
55e PK£UlfeRE PARTIE.
Des Oxydes de Sodium.
On connaît deux oxydes de Bodium. Beirelfns admet enofflrc un sous-oxrfrde qui ressemble pttrMtement an aoniH»ydede potasrium. {F.\& note de la page 5i6.)
Protojeyde de sodium sec. Il entre dans la compo- ■tion de pinilenrs kIs que l'on trouve dans la nature, mm il n'y existe jamais par. Ses propriétés physiques , sou action snr les fluides impondérables et sur les corps aimples non métalliqiies , ne diffèrent pas de celles du protoxyde de potassium sec. Exposé à l'air, il s'empare de l'humidité et de l'acide carbonique , et passe à l'état de protooarbonate de sodium, qui ne tarde pas à s'efflenrîr. Il absorbe l'eau avec dégagonent de calorique, et se transfonne en hydrate de protoxyde de sodium ( sonde ).
Composition. Il est formé de 74;43 ^^ sodium (unat.) et de s5,58 d'oxygène (un atome).
Préparation. La même que celle du proto^de de potaedum. {K. p. S17.)
Hydrate de protoxyde de sodium (soude). Les pro-
le tournesol et verdît le sirop de violettes : Tazolate d'argent y fait naître nn précipité abondant de chlorure et d'oxyde d'argent; le chlorure de platine et Toxalate d'ammoniaque ne le troublent point quand il est pur. Les acides en séparent beaucoup de chlore, et s^unissent à la soude. Evaporé, il perd une grande quatité de chlore, et fournit une masse blanche gélatineuse. Il est employé coname désinfectant , et dans le traitement des brûlures , de certains ulcères , de quelques affections syphilitiques , de Iâ pourriture d'hôpital , etc.
Caractères dis ti ne tifs de la soude, i^ Elle verdît le sirop de violettes ; 2* elle n'est troublée ni par l'acide carbonique ni par Pacide chlorique ; 3** elle est précipitfe en blanc par l'acide hydro-phlorîque silice ; 4** le chlonire de platine ne la précipite pas.
Composition. Soude, 77,67 (i at. ), eau, 22,33 (2 at.).
Préparation et usages. On agit sur le carbonate de soude du commerce comme sur celui de potasse.( V. p. 520.) On n'emploie la soude que dans les laboratoires coimme réactif.
Sesqiii^oxyde de sodium. Soti histoire ressemble beaucoup A celle du perojcyde dé potassium, mais il est moins fusible. Il est formé dé 65,98 de métal ( deux atomes) et de 34,02 d'oxygène (trois àtolnes).
Des Sels de Soude.
Le sodium ne peut former des sels avec les acides qu'autant qu'il est oxydé au premier degré ^ il doit perdre de l'oxygène s'il est plus oxydé.
Tous les sels de soude sont solubles dans l'eau ; l'acide hydro-phthorique silice y fait naître un précipité hydrophane, comme gélatineux, composé d'acide hydro-phthorique silice et de soude; ils ne dégagent point d'ammoniaque lorsqu'on les triture avec les oxydes de la première section : ils ne sont point précipités par les carbonates
de potasse, de sonde et d'ammoniaque^ ni par le chlorure de platine ; ils ne se troublent point lorsqu'on a^te leurs dissolutions concentrées avec du sulfate d'alumine, parce que l'alun de soude qui se forme est très Gokible dans l'eau; ilsuesontpasprécipités par l'acide chlorique. Ces trois derniers caractères établissent une grande différence entre ces sels et ceux de potasse. Ils jouissent, d'ailleurs, comme tous les autres sels de cette section, des propriétés indiquées à la p . 4^ ' ■
Borate prismatique (borax ). Ce sel se trouve dûisla province de Potosi au Pérou, dans plusieurs lacs de rindc, dans Vile de Ceylan, dans la Tartarie mériiUonale, en Transylvanie, en Basse-Saxe, etc. Lorsqu'il a été piuiâé, il se présente sous la forme de prismes hexaèdres compiimés et terminés par des pyranùdes trièdres, incolores et translucides, verdissant le sirop de violettes *, doués d'une saveur styptiquc, alcaline , légèrement efflorescents à l'air sec, et solubles dans l'eau. Deux parties d'eau bouillante en dissolvent une de ce sel , tandis qu'il en faut 7 ou 8 d'eau froide. CbaufTé dans un creuset, le borax éprouve d'abord la fusion aqueuse, puis se desséche et fond de nouveau, si la température est
chlore^ avec lequel il formel" chlorure de bore CDumas). Il est composé de3o^95 de soude (un atome), et de 69^06 d'acide (a atomes). Le borax cristallisé contieui 52^90 de borax anhydre (il à aicr..v . n /j^. !0 d'eau (20 atomes). On se sert du borax, i"" dans Tanalyse des oxydes métalliques : il se combine avec la plupart d'entre eux , en facilite la fusion , et se colore souvent en bleu , en vert , en violet , etc. y suivant la nature de Toxyde , ce qui sert à les distinguer^ connue nous le dirons par la suite ; a^ pour souder les métaux : en effet, les deux bouts d'un métal ne sauraient être soudés slls étaient oxydés, ou si la soudure qui sert à les réunir, en facilitant leur fusion , Tétait aussi : or, le borax que Ton met en contact avec Talliage fusible qui constitue la soudure , s'oppose à Toxydation des métaux en les enveloppant , et même s'empare des oxydes qui peuvent ternir leur surface ; 3"" pour rendre les tissus incombustibles ( Yoy . annales de Chimie et de Physique , tome xviii ) ; 4** pour préparer Tacide borique^ les borates, et, suivant M. Doebereiner, le bore.' Le borax , employé autrefois en médedne conune fondant^ dans les engorgements de la matrice , dans la suppression des règles, etc., n'est plus administré à Tintérieur. Il entre dans la composition des gargarismes déteia& ^'principalement du Unctus ad aphtaSy composé d'une once de sirop de mûres et d'un gros de borax. On emploie aussi quelquefois sa dissolution pour toucher les ulcères rongeants , les verrues , les condylômes. On peut s'en servir pour rendre la crème de tartre soluble.
Prépai*ation. On trouve dans le commerce du borax appelé tinckaly qui vient de TInde , et qui paraît avoir été extrait du fond de certains lacs ; il est coloré en gris jaunâtre par une matière savonneuse , composée d'une
substance grasse et d'une portion de soude du sel : il contient en outre du sulfate de soude et du chlorure de sodium ; on le purifie en le lavant à plusieurs reprises avec
554 prehièhe partie.
de VesOf et avec ce même liquide auquel on a ajouté une faible dissolution de soude , marquant 5 degrés à l'aréomètre ; le tinckal , ainsi débalrassé d'une partie de la matière savonneuse, est dissous dans deux parties et demie d'eau bouillante, puis mêlé avec 12 p. de carbonate de soude pour 100 de sel; on filtre lorsque le dépôt est bien formé ; on évapore et on fait cristalliser. MM. Payen et Cartier préparent aujourd'hui le borax du commerce en traitant le carbonate de soude par l'acide borique provenant des 1bC8 de Toscane.
Boivte octaédrique. Sel décrit pour la première fois par M. Payen, quoiqu'il fût connu depuis plusieurs années de M. Buran : il est le produit de l'art. Il cristallise en octaèdres réguliers; il est plus dense et plus dur que le précédent ; 11 devient opaque dans l'eau et dans Vwc humide, tandis qu'il conserve sa transparence dans l'air sec. 11 est composé comme le précédent , si ce n'est qu'il renferme la moitié moins d'eau de cristallisation. Il est préféré par les bijoutiers , parce que lorsqu'ils le fifoltent sur une pierre dore pour le diviser. Une s'éclate jatoàs en fragments, comme le fait le borate pnsmatlqiie, et par conséquent n'offre pas l'inconvéhient de donner une
Carbonate. Presque toutes les plantes qui croissent sur les bords de la mer y et particulicrement le sàlsola soda de L. y contiennent de l'oxalate de soude qui se transforme en carbonate par la calcination ; aussi irouve-t-on celui-ci dans leurs cendres. Il est solide ^ d*ime couleur blanche ; sa saveur est acre , légèrement caustique ; il verdit le sirop de violettes. Convenablement évaporé ^ il fournit des crisUmx qui sont des prismes rhomboïdaux^ ou des pyramides quadrangulaires appliquées base à base et à sonomets tronqués. Exposés à Tair^ ces cristaux s'efBeiH rissent ; chauffés dans un creuset^ ils éprouvent successivement la fusion aqueuse et la fusion ignée sans se dé* composer ^ à moins qu'on ne les mette en contact avec de la vapecur aqueuse. Deux parties d'eau à i o** suffisent pour en dissoudre une partie ; Teau bouillante en dissout beaucoup plus. A une température élevée , le phosphore le décompose^ s'empare de Toxygène de l'acide carbonique, passe successivement à Tctat d'acide phosphorique et de phosphate de soude y et le charbon est mis à nu. Il est formé d'im atome de soude et de deux d'acide , ou de 58,57 de soude et de 4i43 d'acide. S'il est cristallisé, il contient un atome de sel sec (3 7,» i ) et ao atomes d'eau (62,79. ) Il est suscepiible d'absorber une assez grande quantité de gaz acide carbonique , qui sature la soude et lui feit perdre presque toute sa causticité. On ne l'emploie que dans les laboratoires et en médecine ; mais les diverses soudes d'Alicante, de Carthagène, de Malaga, de Narbone ( solicor ) , d' Aigues-Mortes ( blanquette ) de Normandie ( varec ), et celle que l'on prépare artificiellement , le contiennent en plus ou moins grande quantité , et ont des usages nombreux. On se sert de ces soudes dans la fabrication du savon dur, du verre, pour couler les lessives , et pour diverses opérations de teinture ; on emploie particulièrement la soude de varec pour préparer Viode, liC carbonate de soude est administré en médecine dans les mêmes circonstances que le car-
556 PREUIÈKE PÂATIE.
bonate de potasse ; mais on le donne ordinairement à rétat solide avec des extraits, à k dose de 6^8,10 ou 13 gi'ïdns par jour. Préparation. On prépare ce sel avec la soude artifidelle, qui est formée de soude caustique, de carbonate de soude , de sulfure de calcium , de suUate de chaux et de charbon. Après l'avoir réduite en poudre, on la traite par l'eau firoide , qui ne dissout que la soude elle carbonate de soude; on décante la liqueur^ on l'évaporé jusqu'à siccité , et on la laisse à l'air pendant diX; douze ou quinze jours. La soude caustique se combine avec l'acide carbonique et s'effleurit : à cette époque , on la iait dissoudre dans l'eau, et on évapore la dissolution pour en obtenir des cristaux.
Préparation de la soude artificieUe. On introduit daos un four dont la température est au-dessus du roi^ecerise, un mélange pulvérulent (ait avec 18 parties de suliatede soude sec, 18 parties de craie ( carbonate de chaux) et 1 1 parties de charbon de bois : lorsque ce mélange est pâteux , on le pétrit avec un ringard , et on le retire du four. On traite par l'eau qui dissout le carbonate de sonde formé et laisse le sulfure de calcium combiné avec de la chaux qui est insoluble. On purifie
mettront à même d^expliqiier l'opération avec plus d'exactitude.
Produits employés.
a atonies de sulfate de soude sec 1784 ou 4^
3 atomes de carbonate de chaux iSgS 44
18 atomes de charboD * 675 i5
435a 100 Pmduits obtenus»
1 atomes de carbonate de soude sec i33ii oii3o
1 atome de chaux ? ^^«,k:r«x« ..%.,^^.. A^r
^ j If . , . i combines*. • ia70ou<iQ.3 a at. de sulfure de calcium. 3 / -v»
ao atomes d'oxyde de carbone i75o 40^5
On Toit que les produits obtenus sont égaux en poids à ceux qui ont été employés.
Extraction de la soude des plantes marines. On fait brûler ces plantes y comme nous l'avons dit en parlant de , la potasse du commerce^ et l'on obtient une masse saUne composée de carbonate] et de sulfate de soude ^ de chlorure de sodium^ d'alumine, d'acide siliciqne,. d'oxyde de fer^ de charbon , et quelquefois de sulfate de potasse et de chlorure de potassium.
Sesquicarbonate. Confondu pendant long-temps avec le carbonate , il doit en être distingué par sa composition et par ses caractères. Il existe abondamment dans le nortron, produit salin que l'on trouve dans quelques lacs d'Egypte, de Hongrie, etc., et qui contient, outre le sesquicarbonate , une certaine quantité de sel marin et de sulfate de soude. Il constitue presque à lui seul Vurao, matière très abondante qui se trouve dans les eaux d'un
55S PJIEHIÈHE PAATIE.
lac de l'Anaérique da Sud ( province de Haracaybo ) ; on le rencontre effleuri sur les murs de plusieurs souterrams; enfin, U existe dans quelques eaux minérales. IL cristallise en prismes rhomboïdaux terminés par des pyramides quadrangulaires. II est intolérable à l'air et soluble dans l'eau; U yerditle sirop de violettes. D'après M. Bousàngault le 6esqiiicarbon^£ d'Afrique et d'Amérique ne piédiMterait pas les sels de magnésie et ferait effervescence avec les sels de chaux. Il est formé d'un atome de base et de 3 d'acide ; les cristaux contiennent un atome de eel sec ( 5 8, 1 4) et 4 atomes^d'eau (21^86 ). Préparaiion. On dissout dans 4 parties d'eau 6 parties de carbonate de soude et 4 parties de carbonate d'ammoniaque : on évapore à pdticule ù une douce chaleur, et le sesquicarbonale se dépose sous fonne de plaques cristallisées à mesure que la tiqueur se refroidit.
Le natron s'obtient par l'évaporation ^ontanée des eaux qui le tiennent en dissolution.
Bicarbonate de soude. Il existe dans les eaux alcalines gnzeuses^naturelles et artificielles. IL est sous forme de prismesrectangulairesà 4pans, terminés parune baserectangulaire oblique, d'une saveur faiblement alcaline, soluble
DES SELS DE SOUDE. 55g
étant beaucoup plus soluble que le bicarbonate^ est enlevé par ce moyen.
Phosphate ( sel microscomique ou fusible ^ sel admirable perlé. ) Ce sel se trouve dans Furine , dans le sérum du sang , et dans quelques autres matières animales. Il cristallise en rbomboïdes oblongs^ ou en prismes rbombo'ïdaux^ ou en petites lames brillantes et nacrées ; il est blanc, doué d^une fjEdble saveur salée y nullement amère; il verdit le sirop de violettes; il s^efQeiurit rapidement à Taîr^ et se dissout très bien dans quatre parties d^eau û'oide et dans une d'eau bouillante. Les acides sulfurique, azotique et chlorhydrique s'emparent d^une portion de lasoude qu'il renferme, et le transforment en phosphate de soude. Chauffé dans un creuset ^ il éprouve successivement la fusion aqueuse et la fusion ignée , et donne un verre opaque et laiteux. Ainsi calciné, il précipite Tazotate d'argept en blanc et non en jaune , comme avant la calcinatioii, et constitue un nouveau sel, que M. Clark proposa de désigner bous le nom de pyvo -^phosphate de soude. (^. Arm. deCAz/Ti., juilleti829.) Le phosphate de soude anhydre est formé de 4^,70 de soude (a atomes) et de 53,3o d'acide (un at.). Les cristaux contiennent 37,28 de phosphate anhydre (unatonoie) et 62,73 d^eau ( 5o atomes ). Il est cjnployé dans les laboratoires pour préparer les divers phosphates insolubles, et en médecine comme purgatif : on l'administre ordinairement à la dose d'une ou de deux onces dans une pinte de bouillon aux herbes : cette boisson purge très bien et n'est point désagréable. Préparation. On l'obtient conune le phosphate de potasse (/^. p. 5a8.) ou bien en décomposant le biphosphate de chaux par le carbonate de soude.
Pjrophosphate. lin chauffant jusqu'au rouge le phosphate de soude cristallisé , il perd toute son eau et passe à l'état de pywphosphate , moins soluble que le phosphate, cristallisant autiement que lui, et retenant alors une certaine quantité d'eau de cristallisation quMl perd
56o PREHIÊKE PARTIE. '
en entier à SSo" c. , tandis qiie le phosphate crîstalUsé n'en perd que 48 atomes à cette températnre ; il ne s'ef- '. fleurit pas à l'air, et précipite l'azotate d'ai^ent en Manc et non en jaune. 11 est fonné de 59,81 de phosphate de soude anhydre (tin atome) et de ^0,1 g d'eau ( vingt ; atomes ), '.
Biphosphates , sel perlé de Haapt ( acide ourédque de Morveau ). Il est le produit de l'an . On peut l'obtenir en i écailles fines, semblables à celles de l'acide borique | hydraté ; il est plus soliible que le précédent , et cristallise ' moins facilement. Il n'a point d'usages. Pj'éparntion. On l'obtient en traitant le phosphate de soude par les acides sulfurique, azotique ou chlorhydrique. Il contient 3o,46 de soude (un atome) et 69,54 d'acide (un atome).
Pkosphite. Il est constamment le produit de l'art, très Eohible dans l'eau , déliquescent et cristallise en rhomboïdes voisins du cube. Il est sans usages (Oulong). Préparation. {F. p. 4^3 et 433.) Composition. 53,o4 de base C a atomes) et 4^)96 d'acide ( i atome ).
Hjpo-phosphite. Il est le produit de l'art. Quoique moins déliquescent que l'hypo-phosphite de potasse, il attire fortement l'humidité de l'air ; il se dissout à mer-
DES SELS DE SOUDE. 56 i
bîlîié à environ 33" ; cent parties d'eau à cette température en dissolyent 5o^65 ; à partir de ce terme ^ la solubilité va continuellement en diminuant à mesure que la température s'élève jusqu'à loo** : toutefois ime dissolution de ce sel^ faite dans Veau bouillante^ contient beaucoup plus de sel que lorsqu'elle a été faite à 8** ou io*'+o, et doit cristalliser par le refroidissement de la liqueur. Cependant^ si la dissolution y ainsi saturée et bouillante , est enfermée dans un tube de verre d'où Ton ait chassé l'air y elle ne cristallise plus ^ lors même qu'elle est agitée ; mais il suffit d'y faire entrer une bulle d'air ou d*un gaz quelconque , pour que la cristallisation ait lieu ; on ignore quelle peut être la cause de ce phénomène. Chauffé dans un creuset y le sulfate de soude éprouve successivement la fusion aqueuse et la fusion ignée; si on le refroidit après l'avoir fondu ^ il a l'aspect d'un émail. On remploie pour préparer la soude artificielle^ et , suivant Gehlen , on peut s'en servir avec avantage dans la fabrication du verre. On l'administre en médecine conmie purgatif^ à la dose d'une once ou d'une once et demie , dans trois verres de bouillon aux herbes ou d'une autre tisane; il est usité ^ comme apéritif et fondant^ dans les maladies cutanées^ dans les jaunisses de longue durée ^ etc. M. Coiurdemanche s'en est servi dans ces demieri^ temps pour composer le mélange frigorifique de Walker ^ dont il a fait une heureuse application à la congélation de l'eau ; en effets lorsqu'on mêle 5 livres de sulfate de soude pulvérisé ^ et 4 livres d'acide sulfurique â 36 degrés , ou 5 livres 8 onces du même sel ^ et 4 livres 4 onces de résidu d'éther sulfurique, ramené aune densité de 33 degrés, et qu'on plonge dans ce mélange des cylindres de fer-blanc contenant de l'eau , celle-ci ne tarde pas à être congelée. Les précautions à employer dans cette opération sont de refroidir les deux substances dans des vases peu conducteurs du calorique avant de les mêler, de ne pas employer de sels effleuris, de faire usage