TOMB I
56ï raEMIÈRE PARTIE.
de l'eau qui a bouilli , d'agiter le mélange pour que l'ao tioo réciproque du sel et de l'acide soit fiut prompte et plus complète i enfiu., de reQoiivelei ces mélauges deui oïl uois fois , si le refroidiBoemeat obtenu d'abord n'était pas suffisaut. Le sulfate de soude anhydre est fbnné de 43,8b de soude ( i at. ) ^ de &<),i8 d'«ctde ( i at. ). Les criatauK conUenucnt 44»^^ <^ ^^' uuhydre et 55,^^ d'eau Aoat.)préparation. Ou prépare le sulfate de tfoiuifi en décom- {MMant le chlorure de sodium (sel c<Hnmun ) par l'a- «de anUmique ; mais comme le i^ullate qtii ea résulte coRtient souvent ëai sul&te de fer et du snUate de manganèse ) on le fait rongir dass un ureuset pour décomposer CM deux >telB ; on traite U masse par l'eau , qui ne dis- NDt que k sidfMe de soude pur. On le prépare aussi, ttiais en petite qoantité, en faisant évaporer les eaoK de source qui le «n&rment^ on Uaite la masse solide pu l'eaa tKniiUHnte, et le salâite de soude cristalliBe par re-
Bi»i^ate. SA que l'on oblient , suivant M. ThoiasoB, «n laiiant disaoudke fe préoédsnt dans de l'acide sutfuri' que &)ble , et oofadentrantla solution. El est sous fbraie
j)i:s SKLS i)i: SOUDE. 5G;1
il éprouve la fusion aqueuse et se décompose. Il est sans usages. Prépai^atioi,, (.FoY, p. 44^). Il contient 49,35 de base (un atome ) et 5o,65 d'acide (un atome).
Hjrpo^snlfate, Il cristallise en grands et beaux prismes quadrangulaircs limpides, d'une saveur amère, inaltérables à Tair, solublcs dans i^ i partie d'eau bouillante, et dans 2^1 d'eau à 16". Il est formé de 3o,22 de base (un atome) et de 69,78 d'acide (un atome). Les cristaux renferment 85, 12 de sel anhydre (un atome) et i4,88 d'eau ( huit atomes).
lodate neutre. Il est le produit de l'art et sous forme de cristaux blancs, inaltérables à Taîr et facilement solublcs dans Teau. MM. Ammemuiller et Magnus Toblienncnt en saturant Tiodatc de soude basique par l'acide iodique. Il est fonné de 80,028 d'iodure de sodium et de 29,972 d'oxygène.
lodate basique. Il est blanc, pulvénilent, insoluble dans Teau froide, peu soluble dans l'eau chaude, décomposable par le feu en oxygène , en iode et en soude; il a été découvert en 1 833 par MM. AmmermuUer et Magnus. On l'obtient en faisant passer pendant long-temps un courant de chlore gazeux à travers de l'iode mis dans l'eau j lorsque tout l'iode a disparu, on sature avec du carbonate de soude, el Ton obtient del'iodite etdeHodate de soude ^ ainsi que du chloruré de sodium; on évapore la liqueur filtrée, et Viodate de soude se dépose. Il est évident que par l'action du chlore et de l'iode sur la soude ^ celle-ci est décomposée, que son oxygène s'unit à l'iode pour former les acides iodeux et iodique, tandis que le sodium se combine avec le chlore. L'iodate de soude sert à préparer l'acide iodique. {F. lodate d'argent. )
ladite. On n'a pas encore trouvé ce sel dans la nature; Il cristallise en petits prismes, ordinairement réunis en houppes ou en petits grains qui paraissent cubiques. Il fuse sur les charbons ardents ; si on le chauffe jusqu'au rouge obscur, il se décompose. Cent parties d'eau .i 14"
5e4 PREMIÈRE PARTIE.
en ^ssoWent 7,3 ; ii est inaltérable ù l'air; la eoude le transforme en sous-ioâite qtii cristallise en petites aiguilles soyeuses , rénnies en houppes. Il est sans nsages. Préparation. On sature du chlorure d'iode par du carbonate de soude dissous ; la soude est en partie décomposée et il y a formation de chlorure de sodium et d'iodite de soude : 00 traite par l'alcool qui précipite l'iodite de soude ; on lave celui-ci à l'alcool et on l'exprime fortement -y on le dissout dans l'eau ; on fait évaporer^ puis on le place dans une étuve ù 25° jusqu'à cristallisation, n est formé de i^^go de soude et de 84, lO d'acide, ou d'un atome de chacttn de ces corps.
Hypo-iodite de soude. Il est sons forme de prismes à ûx pans tronqués à leurs extrémités. Il est soluble à frœd; l'eau chaude et l'alcool le changent en iodate de soude et en iodure de sodinm. Il est très peu stable , et l'adde qu'il contient n'a pas encore été isolé ; on ignore quelle est sa composition. .i'/Te))a/ïïiion. On l'obtient en dissol- Tant de l'iode dans une faible dissolution de soude j on soumet la cUssolution à une évaporatîon spontanée , lorsque la liqueur commence à devenir rouge. Il est sans usages.
et abandoDiié dans une éluye^ il se dessèche souà forme de lames transparentes. (Sérullas.)
Azotate, Il existe abondanmient dans le district d*Atacama^ près du port d'Yquiqae. Dans les laboratoires^ on l'obtient cristallisé en prismes rhomboïdaux incolores^ d'une saveur fraîche , piquante et amère , légèrement déliquescents^ solubles dans 3 parties d'eau à 1 5% tandis que Feau bouillante en dissout plus que son poids ; il est moins fusible que l'azotate de potasse. Il est forme de 36^84 dd soude et de 63, i6 d'acide anhydre ( un atome de chaque ) ; on peut le substituer avec avantage à l'azotate de potasse pour préparer l'acide azotique , parce qu'il contient plus de cet acide. Pi^éparation. ( Voyez p. 3i6 ).
Hypo-azotite . Il est peu connu : on sait qu'il cristallise en beaux rhombes, qu'il est soluble dans Teau, et qa*on ne le trouve pas dans la nature. Il n'est pas employé. Prépoi^ation. ( Fojez celui de potasse ). Il est formé de 60,9 de soude ( i atome ) et de 49> ^ ^^ deutoxyde d'azote ( 2 atomes).
SulfhjrdnUe de suture de sodium. Il est le produit de l'art : on ne peut pas V obtenir cristallisé y même à la tem* pératore de zéro : lorsqu'on le concentre par l'évaporation, il perd l'acide sulfhydrique et se trouve transformé en sulfure de sodium {V. p. 543 ); le dégagement de ce gaz est sur-tout rapide et beaucoup plus abondant que celui que fournit le sulfure de sodium dissous^ si on chauffe jusqu'à l'ébullition. Préparation. On fait arriver du gaz acide sulfhydrique dans une dissolution aqueuse de sulfure de sodium cristallisé, jusqu'à ce qu'elle refuse d'en recevoir davantage. Composition. 11 est formé de sulfure de sodium et d'une quantité d'acide sulfhydrique égale à celle que fournirait ce sulfure de sodium traité par un acide. Il n'a point d'usages. (Anglada, Traité des eaux minérales des Pyrénées Orientales. )
Suivant Berzélius, le sulfhjdrale de siiljfure de sodium
566 PIIEHIKIIE PàRTlK.
ressemblerait à tous égards au sulfhydrate de sulfiu-e de potassium ( V. p. 54^ ) ; comme lui il fournirait des cmtau^ incolores et déliquescents ; il serait soluble dans l'filcooli la soude caustique le tran^ormerait en sulfure de sodium hydraté et susceptible de cristalliser, faits qui ne s'accordent guère avec les idées d'Anglada.
Des Sels ammoniacaux.
Les sels anunoniacaux étant les seuls dii règne inorgadîque qui ne soient pas composés d'un acide et d'im oxyde métallique, devraient faire une classe à part : cependant nous les rangeons ici, pour ne pas interrompre la série des sels formés par les alcalis , et pour nous conformer à l'usage généralement reçu de faire leur histoire après celle des sels de potasse et de soude.
Les sels ammoniacaux sont , en général , solubles dans l'eau j letu-B dissolutions ne sont pas précipitées par les carbonates de potasse , de soude et d'ammoniaque, ni par les sulhydrates , ni par le cjtanure de potassium et de fer; comme ceux à base de potasse , ils sont tous précipités
DES SELS AMMOMACÀUX. S67
d'ammoniaque se décomposent^ que la base se yoIaliUse et que les acides phosphorique et boriqikejbndus recouvrent le tissu de manière à le prëserrer du contact de Tair; toutefois ce tissu se détruit ^ se charbonne par Factlim du feu , mais il ne brûle pas avec flamme et ne
peut par conséquent pas enflammer les parties qui Tavolsinent. Il est tellement vrai que les sels anunoniacaut n'agissent que parce qu'ils ont fourni un verre qui a pré* serve le tissu de Faction de Talr^ que tous hs sels sobi^ blés capables d'éprouver la fusion ignée à la chaleur rouge obscure , possèdent la même propriété ^.
Composition des sels ammoniacaux. Les sels neutres sont formés de deux atomes de base ( 314^4^4) ^^ ^'un atome d'acide.
Borate. Il est constamment le produit de l'art; il a une saveur âcre^ piquante^ urineuse; il verdit le sirop de violettes; on peut Tobtenir cristallisé en octaèdres rhomboïdaux qui renferment 26 pour 100 d'eau; ces cristaux s'effleuri8S(Mit à l'air et perdenè leur forme ; ils se décomposent A une chaleur rouge et laissent dégager toute l'ammoniaque; ils se dissolvent beaucoup mieux
"^ M. Al^lini a imaginé uq appareil propre à garantir les sapeur» pompiers de l'action de la flamme dans les incendies Cet appareil se compose de deux vêtements , Vnn en tissu épais d'amiante ou de laine rendae incombustible au moyen d'une dissolution saline, l'autre en toile métallique de fil da fer , recouvrant le premier. C'est surtout aux vêtements de laine convenablement imprégnés de dissolutions salines ^^ qu'il faut donner la préférence (V. les expériences à l'appui dans le rapport de M. Gay-Lussac, insérédansles ^nn. de Ch., octobre 18129). Depuis, M. le marquis Origo a reconnu que Ton pouvait également employer, peut-être avec plus d-svah« tage» un mélange d'argile et une solution d'alun contenant 3o pour lOQ d'acide sulfurique. ( Joum. de Ch, med. ; mai l83i ).
568 pAEBUÈai: partie.
dans L'eau chaude que dans l'eau froide. Ce sel est sans
usages. Préparation. (Premier procédé, p. 432.)
Ca/éonate neutre. Il est formé de deux atomes de base :=:2i4,4^4et d'ua acides i38,a3. On ne peut l'obtemi qu'en mêlant ensemble un volume d'acide carbonique et deux volumes de gaz ammoniac bien desséchés. Il ne peut pas exister avec de l'eau. Il n'a point d'usages.
Sesquicarbonate (Alcali volatil concret. Sous-carbonate d'ammoniaque, Sel volatil d'Angleterre ). U est formé de deux atomes d'ammoniaque (3i4,4H) et d'un atome et demi d'acide ( a07,33 ). Cent parties en poids contienneot i5^75 d'eau. On ne le trouve que dans certaines matières animales pourries ; il se développe quelquefois dans l'urine soumise encore à l'influence de la vie : nous avons vu^ chez deux individus atteints d'ictère symptomatique, cette liqueur excrémenlitiellc , loin d'être acide, contenir du sesquicarbonatc d'ammoniaque au moment même où elle était rendue. Ce sel est solide et sous la forme de petits cristaux qui imitent, en se réunissant, les feuilles de fougère ou les barbes d'une plume : il a une saveur caustique, piquante, urineuse j son odeur est ammoniacale; il verdit le sirop de violettes; il est très volatil. Lorsqi
DES SELS AMMOMIikCAUX. $69
animale est a peu près la même que celle de Tammoniaque^ excepté qu*elle est moins forte. Peyrilhe le regardait à tort comme un puissant antisyphilitique; on Ta employé dans ces derniers temps , avec succès y dans le croup ; tantôt on Fa fait respirer pour provoquer la toux, tantôt on Fa appliqué au cou comme rubéfiant, tantôt enfin on Ta administré à Tintérieur. M. Réchou, qui s*en est servi souvent dans cette maladie , fait prendre de temps en temps, et par cuillerées, un sirop préparé avec une partie de ce sel et 24 parties de sirop de guimauve ; il administre en outre une tisane adoucissante ou de Veau de chiendent pour étancher la soif, et il évite avec raison remploi des acides , qui décomposeraient le sesquicarbonate. Indépendamment de ces boissons, M. Réchou applique sur les parties latérales et antérieures du cou, un mélange fait avec un gros de sel et deux onces de cérat; il met sur cet onguent un sachet de cendre chaude , et il le renouvelle toutes les quatre heures : la peau se couvre de boutons ; on éprouve un sentiment de prurit et de cuisson pendant deux ou trois jours ; Tépiderme se détache et tombe promptement en desquamation. En général, on ne doit donner à la fois que 6,8 ou 10 grains de sesquicarbonate d'ammoniaque à l'intérieur ; car il agit comme un violent poison lorsqu'il est imprudemment administré. Préparation, On introduit un mélange pulvénilent d'une partie de chlorhydrate d'ammoniaque, ou, ce qui est plus économique, de sulfate d'ammoniaque toréfié, et d'une partie et demie de carbonate de chaux dans une cornue de grès lutée, à laquelle on adapte un long récipient en verre ou en terre, et qui est placée dans un fourneau à réverbère. On remarque, en chauffant la cornue^ que les deux sels se décomposent : l'acide carbonique donne avec l'ammoniaque du sesquicarbonate volatil qui se dégage sous la forme de vapeurs blanches , et dont on facilite la condensation dans le ballon en entourant celui-ci de linges mouillés; la chaux s'unit avec l'acide du sel ammoniacal
5^0 PBEMIÈIK FASTIB.
employé , eo sorte qu'il reste dans la cornoe , ou du niUals de chaux, ou du chlorure de calcium {*). Le sesquicarbonate obtenu sera d'autant plus blano, que le sel anunonUcal employé sera moins coloré. Un kilogramme de ul ammoniac peut fournir 7 à 800 grammes de sesquicarbonate d'ammoniaque.
Bicarbonate. Il est constamment le produit de l'art : il est inodore, sapide et cristallisable : du reste, sou histoire est analogue à celle des bicarbonates de soude et de potasse. Il est formé de a atomes d'ammoniaque ( a i4t4^4)i de 3 atonies d'adde ( 276,44 ) et de a atomes d'eau (112,479)- Il est sans usages. Pivparatioa. On l'obUent comme le bicarbonate dépotasse (F. p. 5a80j ou en exposant le sequicarbonate à l'air.
Phosphate neutre. On le trouve dans l'urine de l'bomme , combiné avec le phosphate de soude j dans certains calculs vésicaux , uni an pbo^bate de magnésie ; enfin dans les concrétions intestinales des animaux. On ne peut l'obtenir cristallisé que par une évaporalion spontanée, car si on chauffe sa dissolution, elle devient acide en perdant de l'ammoniaque. U a une saveur piquante ; il est inodore et verdit le sirop de violettes. U
DES ShlS AMMONIACAUX. 57 X
phosphorique qui se vitrifie si la température est assez élevée; cependant ce verre retient toujours un peu d'ammoniaque. On remploie en minéralogie comme fondant ; il sert aussi dans la fabrication des pierres précieuses artificielles. Préparation. On le prépare comme le phosphate de potasse. ( Vqy. p. 628 .)
Biphosphale. Il est le produit de Tart : on l'obtient sous forme de gros cristaux transparents^ contenant a5^36 p. 100 d'eau; il est inaltérable à l'air ^ soluble dans cinq parties d'eau froide ^ plus soluble dans Peau bouillante. Chauffé jusqu'au rouge, il se comporte comme le précédent. On le prépare en faisant bouillir et cristalliser le phosphate neutre.
5oi^-/'/io^/'A^^e. Il est sous forme de magma très peu soluble dans l'eau, perdant une portion d'ammoniaque à l'aîr et devenant neutre. On l'obtient en versant de l'ammoniaque dans une dissolution concentrée de phosphate neutre. .
Phosphate ammoniaco^magnésien. Il se trouve dans quelques calculs de la vessie de l^honune , où il est souvent parfaitement cristallisé. Il est insipide, presque insoluble dans l'eau, inaltérable à Tair et décomposable au feu. Il est sans usages.
Phosphate ammoniaco de soude (sel microcosmique). H existe dans l'urine , verdit le sirop de violettes , se dissout très bien dans l'eau , et peut être obtenu cristallisé ; il s'efEleurit à l'air et perd de l'ammoniaque. Il est employé comme le borax dans les essais au chalumeau. On le prépare en faisant fondre ime partie de sel ammoniac dans une dissolution concentrée de phosphate de soude , et en faisant cristalliser dans un endroit frais.
Phosphite, Il est constamment le produit de l'art, très soluble dans l'eau, déliquescent et sans usages. ( Dulong. ) Ifypo-phosphùe. On ne le trouve jamais dans la nature. Il est excessivement soluble dans l'eau et dans l'alcool très rectifié , très déliquescent. Il est sans usages. Préparation. ( F^oj. p. 44^' )
^7» DES SELS A.HHOniiCA.UX .
Surate neutre (eel ammoniacal secret de Glaober ). On ne le trouve qu'en petite quantité, combiné avec le sulfate d'alumine. Il cristallise en petits prismes hexaèdres , tominés par des pyramides à six faces , ou en lames , ou en filaments soyeux , ou en aiguilles , d'une saveur très amère et très piquante ; chauffé, il décrépite légèrement; il éprouve ensuite la fusion aqueuse , perd une portion d'ammoniaque et se transforme en bisulfate ; à une chaleur voiâne du rouge-cerise , il se décompose complètement, et ne donne que des produits volatils ; il se dégage du gaz azote , de l'eau formée aux dépens d'une portiOD de l'oxygène de l'acide sulfurique et de l'hydrogène de l'ammoniaque, et des vapeurs blanches de sulfite adde d'anunoniaque. Il est inaltérable à l'air, à moins que cetoi-ci ne soit très humide : dans ce cas , il se ramollit un peu. Use dissout dans deux parties d'eau à 1 5° et dans son poids d'eau bouillante. On l'emploie , dans le commerce, pour obtenir l'alun et l'ammoniaque. Préparation. Il ne doit jamais être prépare avec l'acide et de l'ammoniaque concentrés, parce qu'il y a élévation de température, et la liqueur est projetée. On doit décomposer le sesquicarbonate d'ammoniaque par l'acide sul-
DES SELS AMMONIACAUX. 5^3
Sulfite. On ne trouve pas ce sel dans la nature ; il crisallise en prismes hexaèdres terminés par des pyramides lexaèdres y ou en tables carrées avec des bords taillés en l)iseaux y d'une saveur fraîche y piquante et comme sulfureuse^ s^humectant «iTair et se transformant rapidementen sulfate d'ammoniaque^ beaucoup moins déliquescent que le sulfite ; il est soluble dans son poids d'eau à 1 2** ^ et beaucoup plus a une température plus élevée ; chauffé dans des vaisseaux fermés^ il donne de Teau y de ranononiaque ^ et passe a l'état de sulfite acide volatil; la magnésie le transforme y à la température ordinaire y en sulfite ammoniaco-magnésien. Ces deux sels sont sans usages. Préparation. ( Vojr. 44^* ) Composition^ Base loo. Adde 188^98 en poids.
Hjrpo-sulfaie. Il est en prismes très minces y d'une saveur fraîche comme celle du sulfate de soude y inaltérable à Fair^ n^exigeant même pas son poids d'eau pour se dissoudre. Il est sans usages.
ladite. Il n'existe pas dans la nature ; on Tobtient sous la forme de petits cristaux grenus. Chauffé sur une plaque de fer^ ou mis sur les charbons ardents^ il détone avec sifflement^ et donne une faible lumière violette et des vapeurs d'iode. Il est sans usages ( Gay-Lussac ). Prépara ' ration» ( Deuxième procédé ^ p. 433. )
CMorite (muriate sur-oxygéné d'anmioniaque ). Il est constanunent le produit de l'art y et cristallise en aiguilles fines douées d'une saveur extrêmement piquante; il paraît être volatil. Chauffé^ il se décompose et donne du chlore^ du gaz azote et fort peu de gaz oxygène -, il se formie en même temps de l'eau et de l'acide chlorydrique qui s'unit à une portion d'ammoniaque non décomposée. Ces résultats sont faciles à expliquer , en admettant que l'acide chloreux , composé d'oxygène et de chlore y est entièrement décomposé , et que Tammoniaque , formée d'hydrogène et d'azote, ne Fest qu'en partie. Il fulmine sur un corps chaud, et produit ime flamme rouge. Il est sans usages. ( Vauquelin ). Préparation. {F 45 1.)
5^4 PUIIIÈIIE PARTIE.
Azotate {nitmmjlammans). On De le tronTe pas dans la nature; il cristallise en aiguilles prismatiques ou en longs prismes à six pans , flexibles, satinés et cannelés , tenninés le plus souvent par des pyramides à six faces, doués d'une saveur fraîche , acre , piquante, urineuse, légèrement déliquescents et solubles dans 2 parties d'eau à ï5* ) ce liquide, à la température de l'ébuUition, peut en ditsoudre deux fois son poids. Si on le chauffe dans une comoe de Terre munie d'un tube recourbé, propre A recueillir les gaz, il fond dans son eau de cristallisation, perd une portion d'ammoniaque^ et se transforme en eau et eu gaz protoxyde d'azote.
Si l'aaiotate d'atnmoniaque est jH'ojeté dans un creoset rouge, il s'enflamme, se décompose et donne de l^u, dn ga» azote et du gaz bioxyde d'azote (gaz nkreux ). On il'ëDiploie ce sel qu'à la préparation du gaz protoxyde d'izote. Préparation. {Foy. 4!'5 . )
Chlorhydrate ( sel ammoniac ). On le trouve dans rorine de l'homme , dans ta fiente des cfaameàtlî et de quelque autres animaïuc, aux environs des volcans, dans quelques montagnes de la Tartarie et du Thibet et dans certains lacs. M. Vogel en a extrait de l'oxyde de fer de Bohême, du rapil d'Auvergoe (prorfuifs ■volcaniques), ainsi que du sel tnuriii de Fricdrîclisa!!, du sel gemme à
DES SELS AMMONIACAUX. j^5
On- emploie k sel ammoniac pour décaper les mélaux^ dans la teinlure^ etc.; il sert à préparer Fammoniaque^ le seaquicarbonate d'ammoniaqiie ^ la liqueur fumante de Boyle y etc. Il doit être regardé comme stimulant ^ fondant et sudorifique. Associé au quinquina ou à l'extrait de gentiane ^ à la dose de a4 ûu 36 grains ^ il est souvent eni|>loyé avec succès pour combattre les fièvres intermittentes^ principalement les fièvres cpiartes ; dissous dans des tisanes sudorifiques^ il augmente la transpiration cutanée. On s'en sert àrextérieur comme résolutif , dans un très grand nombre d'affections cutanées ^ dans les rhumatismes chroniques , dans les engorgements atoniques des articulations ^ dans les anciennes gouttes où il n'y a cependant pas de tophus formés ; etc. ; il est généralement abandonné dans les maladies syphilitiques. Il entrait autrefois dans la composition de la pierre infer«nale de FoUapCy dans Tongoent cathérétique de Barbette, quoique, par lui-même^ il n'ait pas de vertu corrosive. M. Staith a prouvé que son application sur le tissu cellulaire des chiens était suivie de vomissements^ des symptômes qui constituent Tivresse^ et de la mort. Un gros 20 grains de ce sel sur la cuisse d'un petit chien d'un pied de iaut suffirent pour le faire périr au bout de douze heores : à l'ouverture du cadavre^ on trouva une multitude de petites ulcérations gangrâaeuses dans la memfatane muqueuse de Testomac.
Composition. Il est formé de 100 parties d'ammonia-que et de ai 5,87 d'acide en poids.
Préparatitm. On mêle le sulfate d'ammoniaque avec le «Uerwre de sodium ( Voyez préparation de ce sulfate, p. 579 ) : il en résuHe du sulfate de soude et du chlorhydrate d'ammoniaque. On fait évaporer ce mélange pour «diDenir cristalËsée la majeure partie du sulfate de soude ; 0n décante Teau-mère qui contient tout le chlorhydrate d*anunoniaque et une portion du sulfate de soude; tkk la réduit A âccité par l'évaporation ; on met la masae
5^6 PHEMIËRE PARTIE.
dans des ballons à long col , disposés dans des foumeanx de manière que la parUe supérieure du col soit hors dn fourneau et en contact avec l'air froid ; on chauffe graduellement pendant trois jours ; on casse après les ballons pour en retirer le chlorhydrate d'unmoniaque que l'on trouve sublimé à leur partie suitérieure. Il est important , vers le troisième jour, de plonger de temps ai temps une tige de fer dans le col de ces vases, pour em* pécher que le sel volatilisé ne les obstrue. En Egypte on fait brûler la fiente des chameaux desséchée an soldl, et on chauffe , dans un appareil analogue à celui que noua venons de décrire, la suie qui provient de cette opé* ration , et qui contient du chlorhydrate d'amaioniaque.
loâhjdrate. Il est constamment le produit de l'arl; on l'obtient cristallisé en cubes ; il est très soluble et déln 'quescent j chauffé dans des vaisseaux fermés, il se dé- .compose et se sublime en partie. La portion sublimée est d'un gris-blanc. Cette décompo^tion est beaucoup pkts marquée si le sel est en contact avec l'air, n eit sans usages. Préparation. Premier procédé. ( F'Qfye% p. 43a).
Bromhjrdraie. Il est le produit de l'art. Il est sous
DES SEtS AMMOmACAUX. §7'}
d'éviter le contact de Tair; il se forme aussitôt des cristaux blancs que l'on enferme.
SuyTvfdraie persu^fui-é ( liqueur funumie de Bojle , liydro-^ujfate sulfuré y quinlisulfure hydrogéné d' ammo^ niaque ). U est liquide^ d'une couleur brune rougeatre ^ d'une consistance presque sirupeuse^ d'une saveur et d^mie odeur désagréables. Mis en contact avec l'air ou avec le gaz oxygène sec ou humide y il répand des vapeurs blanches plus ou moins épaisses ^ tandis que ce phénomène n'a presque pas lieu si on le place dans une cloche remplie de gaz hydrogène ou de gaz azote : il paraît donc que la formation de ces vapeurs dépend du gaz oxygène. On ignore comment ce sel agit sur ces gaz : peut-être se transforme-t-il en sulfite d'ammoniaque. Il est employé comme réactif^ et pour former une encre sympathique. {Voyez plomb ^ bismuth. ) Préparation. Si l'on introduit dans une cornue de verre parfaitement sèche^ un mélange fait avec une partie de sel ammoniac, nne partie de chaux vive ^ et demi-partie de sovfre ; si on place cette cornue dans un fourneau à réverbère ^ et que Ton fiasse communiquer son col avec une allonge et un récipient bitubulé également desséché j si Tune des tobulures du récipient reçoit un tube très élevé qui ne pennette pas à l'air extérieur d'entrer dans l'appareil^ on remarquera^ lorsque la chaleur aura été graduellement portée jusqu'au rouge ^ qu'il se produit un liquide jaune^ volatil^ qui vient se condenser dans le récipient ^ que l'on refiroi^t au moyen de linges mouillés. Ce liquide^ agité pendant sept ou huit minutes avec du soufre en poudre ^ dissout ce corps ^ s'épaissit y acquiert une couleur plus foncée et constitue la liqueur fumante de Boyle ; il reste
dans la cornue du chlorure de calcium, du sulfure de calcium et du sulfate de chaux.
Phtorhydrate neutre {fin^iKt. ) On ne le trouve pas dans la nature. Lorsqu'on le chauffe ^ il passe à l'état de phtorhydrate acide, qui ne tarde pas i\ se volatiliser j il est