II. Métaux électro-résmoux
Séléniam.
Antimoine.
Arsenic.
Tellure.
Chrome.
Tantale.
Molybdène .
Titane.
Vanadium.
Silicium.
Tungstène.
Le Sélénium elle Silicium sont rangés par M. Berzëli us parmi
les métaux.
m» Métaux électro-sfitivs.
Or.
Palladium*
Osmium.
Mercure.
Iridium.
Argent.
Platine.
Cuivre.
Rhodium.
Urane.
sa naHl^lE KARTIE.
et Rçotrent des noms qni expriment leur nature. ^ l'àddt ^est tenoln^ en ique , od change ta tf^minûson ai atê \ d Ài tib? j s'il est terminé en «uo: : ainâ les Bêla formés pfer IM acides phosphorique ^ phosf^ioreux et hypo-phdspho^ reux, portent les nous de phosphates^ de phoiphites tu &l{yp9^'p/u>3phites j Doma auxquels on ajonte cdUi da 1« base [ par exemple , fAetphate de protoxyde j de Ato» taa^de ou de tiiloxydê de tel dU'de tel antre métal ^ «t y ppur abrégef , proto-attrait j déuio-su^ate, trilo^uffiatB éa métal qui Entre dani leur compontîon, etc., etiÛTant Bersétius, sulfate^rTeux , sulfate ^m'^ue, etc. Lee seU composés d'iue base et d'adde chlorhjdrique ,'itfj-dn» dkfus , su^ydriqae > on de toot autre adds fortud pat l'hydrc^ène^ sont également tenutués en oIb : par exov ■pXti, proto-chiot^jrdmte, deuto-chhrhj'dratë ëe Jirj ti^^KrOrmùs As potasse, etc: SI les sels sont aréo cuài d'atidet (m les appelle sun-sels, et niivant qnlIStiUlw tieaHSdt une fc4s et donie > deux fois on quatre ttM fautant d'acide que les sels nentrei , on les dérigne som 1M noms de sesqui , de di ou de quadrisels ', ainsi on dit ^ sesquicarbonate d'ammoniaque, bisulfate de soude et quadroxalate àt pdt^Së. Où donne âb contraire le nom
DES LOIS SUA LA C0MP081TI01I DES CORPS. !â'S
iddiqfiier tes proportioBs de cette baee^ od dit soM^fiho^ pkate seaqvàcaleique , sous acétate iiCuivrique ^ sousgul&te <naluiDimque y soui^-azotate ^umdriplovûiAqf3e | sous-azotate ^eorplombique.
Les sels ifaày suitatit M. 'BêttéMÈ^ ont pôw base un suffitrcy sont appelés par lui ^i^/ô-^eb; ainsi on dit^ sîiybkjrdrate^ sulfb^arbonate ^ pour dé»gner dans le premier éas^ un Composé d'adde suifhydrique et d^un sulfure métallique ^ et dans le second , un compose de sulfide de carbone et d^un sulfurô métallique* '— Les mêmes règles s'appliq[uent aux sels qui ont pour base un seléniiure ou un telhurure métalliques ; on dirait seleni ou teUurisels.
ïfénohtihaiions dés composés organiques.
Lei ptiadpes immédiats des végétaux et des ftniftâtllt éMtitpMi^e tous formés^ savoir t lèsprëiBiefs d*(^gètté, ftliyâr9igèii(i et de carboûe ^ et quelquefois d^aiÉôtê \ et léê atttitss de ces quatre éléments , il était difficile^ pàixt lié fiâs ttds Imposable y de donner à cesptitiGipès déshôtns bâiléfl sur lem^ comporition : aussi les désigne-t^n jpar desttiôtd indgnificfttife ou par d'autres qiii expriment quelques-unes de leurs qualités ^ ou bien les substances qui les fournie^ sent : ainsi^ on dit, acide citrique, tar trique, acétique, etc. j iocre^ aràMne, stéarine^ oléine^ quinine, fibrine, iu*ée, etc.
Giiyton dé Morvèau eut la gloire de créer cette belle nomendnture ^ dont Tobjet principal est de donner aux composés des noms qui indiquent les éléments qui entrent dans leur composition. LaVoisier , f outcroy et BerthoUet y firent quelques changements, de concert avec TaUteuf. Long-temps après, M. Thomson adopta les dénominations de protoxyde, de deutoxyde , et Bensélius celles de chloreux , cWoride , etc.
Sur les lois qui président à la composition des corps. Les lois qui président à la composition des corps nônt
»4 nEMliXE PARTIE.
an nombre di; àeox ; i* La loi des pnporttons muUiples'f 3* U lot de» équivalents oa des nombres proportionnels ^ que l'on Aémfgae ph» mmitoh sous le nom de proportions .
$ i". Loi des propoitions muitiples.
liOnque les corps ont peu d'affinité entre enx , ils se combinent en un très grand nombre de proportions , comme on le voit en mettant direrses quantités de sucre ou de sel dans l'eau : on dit alors que les combinaisons de ces corps sont indéfinies.
Ih ne peuvent , au contraire , se combiner gi^en un très petit nombre de proportions et dans un rapportjbrt simple, s'ils ont beaucoup dqffinité : ils forment alors des combinaisons que l'on appelle fi^rînù^ : nouscroyoos devoir développer cette d^iiière proposition avec soin. On pourrait citer un nombre prodigieux d'expériences , pour prouver que les corps doués-d'une très grande affinité ne BC combinent le plus souvent qu'en une , en deux ou en trois proportions , rarement en quatre , et plus raremem encore en cinq : cette vérité sera mise hors de doute par lu suite. Démontrons maintenant que les proportions dans lesquelles ces c(X^ se combinent sont daneunrapport fort
DES LOIS SUA LA COMPOSITIOK DES CORPS. aS
301 ^ 1 6 de soufre et i oo d'oxygène y forment Tadde hy-
po-sulfureiix.
301^ i6 -^ et aoo id. forment Tacide sol*
furenx.
201^ i6 *— etSoo id. forment Tacidesul-
furique.
c'est-À-dire que la proportkm de soufre restant la même^ celle de l'oxygène est comme i ^ 2 ^ 3.
Yoici un autre exemple : admettons que Thydrogène et l'oxygène puissent former deux composa y le premier contiendra 12^479 d'hydrogène et 100 d^oxygène^ le se** cond I a^479 d'hydrogène et 200 d'oxygène.
Nous rapporterons par la suite un très grand nombre de^fiEdts analogues , qui prouveront qu'il en est ainâ pour tontes les séries de conÂinaisons binaires.
n est des cas ^ à la yérité ^ où le rapport indiqué^ au
'^en d'êtie i^a^S^ 4^ estdeiài7^oudeaà3,de4 a S; mais ces cas sont assez rares y et on ne les observe probablement que parce que l'on ne connaît pas enc/ire tous les composés que peuvent former les deux corps que l'on examine.
n importe de remarquer^ avant de quitter ce snjet^ que^ s'il existe des rapports entre les poids des pro/wrtions de Voacrjrgène quipeui^ent s'unir « 100 parties de soufre * y Un' existe aucune proportion en* re le poids de Voa^gène et celui du soufre : ainsi ^ on ne peut pas dire que 10 ^ i4, 16, etc. y grains d'oxygène doivent se combiner avec 100 grains de soufre ; la loi se borne à exprimer que 100 grains de soufre se combinant avec 5o grains d'oxygène , s'il est possible de former d'autres combinaisons entre ces deux corps, 100 grains de soufre s'uniront avec une quantité d'oxygène qui sera i, 2,3,4^^^^^^ ^^î^ ^\\s>A forte que les 5o grains.
"^ Ce qn'on dit de l'oxygène et du soufre s'eutend de deux corps quelconques A y B,
96 fJUWfàaE PARTIE.
Il n'en est pas de même lorsqu'au lieu d'ëtablir un raf^ port entre les poids des corps j on rétablit entre leurs volumes ; car sjor* on remarque , noo-eeulement <]u'Uy a des rapports simples entre les divers volumes du corps A , fui se eonUtinent avec un volume du corps B , mais encore qu'U en existe entre les volumes respectas de A et de B. Nous pouvons éclaire^ cette proposition par mi râemple : lo'o pouces cubes d'azote s^unïstent avec ^o pouces cuIks d'oxygène, pour former im corps nônteàû : on rolt ici qu'il y a un rapport dmple entre lés Tôlumes respectif de l'azoté et âeVoxygène, puisque le tolume dé celui-ci est U moitié de celui de l'azote. loo pouces cubés d'asote s'unissent 4 i oo pouces cubes de gaz oxygène pcnir produire un autre corps : ici non-seulement on observe des rapports entre les volumes rçBpectl& qui sont égaux, nuds encore entre les [H'oponîons d'oxygène de ces deux composés, puisque le dernier contient deux fois autant d' oxygène que l''autre. lOO pouces cubes d'azote se combinent avec iSo pouces cubes d'oxygène (c'est-à-dire avec trois fois autant d'oxygène que le premier) pour donnet naissance à un troisième composé, i oo pouces cubes d'azote s'iuiissent à 200 ponces cubes de gaz oxygène ( quan-
DES LOIS SUR ïsk, COBiPOimOII DES CORPS. 37
k» eoi^ gaieux connus aii moment où M. Ony Luth* saê déooutrit la loi remarquable dont nous paariidliB> dirait s'appliquer à tons lés autres oorpSi Le fiftême cUmictté fit encore rôir qae^ tontfue pat mèiie
de la cùmbùudêon ^ le 9oluhi0 des gaa eàî &o9UrmtôÈê ^ M contraction a un rapport simple a^ec les pohêmèis ieê gaa^ oupluioiaifec celui de Vun d^eax. Par exemple :
SHmissent aTec et forment
100 ToL d^ e^ vKjp t9tà vob de pm h§én§B soo toI. d'eta.
100 de gas axoté. Soo.— idem. aoo-^e gai ammoniic.
100— /dbm. 5o— d'ozigène. 100 de prot. d'aaote*
lOtfi Mmmé lè&^Iétmt sai>A-de biosldi«
lÔD— /WShi. i5o— /4Mn# de Pacide hjpo-aiolavs*
i6b-^jd!im. aoo— /iam. it l'acide aiotenx.
100— Jd^m. aSo— /dtffi». de l'acide atoUqne.
MliigMlfdr^* leodcchioMë m» da gu^ dUdil^ilqvi.
ÎTôuMctôyotis deyôii' iiidiqfuër d^imè nianièré sucdncté lés piAhàpàiéÈ âpplicatiôlis qui peuvent être faites des loûi Èlït la cMhbtUalsoh deâ gaz.
u^. Veut-on connaître le poids spécifique d*un gaz coniposé ^ par exemple du gaz anunôniac; on sait que deux volumes de gaz ammoniac résultent d'un volume de gaz azote et de trois volumes d^hydrogène ^ il suffit de faire Faddition des poids spécifiques d W volume d^azote et de trois yôlomés d^hydrogène , et de diviser la somme par 2,
Poids spéGffique de Tazôte . . ^ ^ . 0^9^97
PoidÀ spédflqne de l'hydrogène. • ^^^^^\o266i Que Von mtddplie par . . « . 3 | ^
JT'U ■'■!■ I I
Somjue 1,1821
La moitié o^SgiS
o, Sg 1 5 sera la densité du gaz ammoniac.
£. On peut déterminer quelles sont les proportions en poids des éléments qui constituent un gaz composé^ il suffit pour cela de prendre les poids d^ volumes des gaz simples
a8 . PREMIÈRE PARTIE.
qui entrent dans la composition du gaz composé : par exemple^ lepoidadu gaz ammoniac sera égal à 0,97^7 (denàté de l'azote ), plu80,o688 mnltiplié par 3 ou 0,2064 ( trois foie la dénoté de l'hydrogène ). Si l'on veut réduire ces nombres à d'autres plus amples , on établira la proportion suivante :
9787 : 2064 :, : iDO : X 3064 X 100
. X ■ = = a 1,1 5 d'hydrogène.
. 97S7 C'est-à-dire, à 97^7 d'azote se combinent avec loAf d'hydrc^ène , 100 d'azote se combineront avec 21,1 5 d'hydrç^ène.
.Ci S'^tril de reooànaître quelle est la composition d'an gaz formé d'un élément gazeux et d'im corps solide.: ony paifyiendra facilement en ayant égard au poids spédfique du gaz composé, à celui du gaz élémentaire qui^entre dans sa compodtion, et à la contraction que ce dender»' éprouvée en se combinant avec le corps solide. Exemples : I " Supposons que l'on demande quelle est la quantité d'hydrogène et de soufre qui entrent dans la composition de 1 00 grains de gaz adde sulibydrique; il est aisé de répondre