LOIS SUR LA COMPOSITION DES CORPS
moyens^ et en divisant le produit par i ^ 1 9 1 a^ on aura6, 1 3 dliydrogène pour ce poids : donc le gaz acide sulfhydrique est formé siu* 100 parties de 5^ -j'y d'hydrogène^ et de 94^ a3 de soufre^ ou de 1 00 de soufre^ et de 6^ 1 3 d'hydrogène.
D. Supposons que Ton demande quelle est la quantité d'oxygène et de carbone qui entre dans la composition de 100 grains de gaz oxyde de carbone : on sait que le volume du gaz oxygène contenu dans les 100 grains de gaz oayde de carbone est la moitié de celui qu'offre ce gaz ; on connait d'ailleurs les poids spécifiques du gaz oxygène et du gaz oxyde de carbone : il s*agît donc d'établir la proportion suivante^ si Ton veut connaître la quantité d'oxygène qu'il renferme ;
0,96783 : 100 : : o,55i3 : x ou A la quantité d'oxygène contenue dans le gaz oxyde de carbone :
c'est-à-du:e le poids spécifique du gaz oxyde de carbone 0^96783, est à 100 grains de ce gaz, comme o,55i3 ou le poids spécifique de l'oxygène divisé par 2 est au poids de l'oxygène , x. "^ En multipliant les termes moyens, et en divisant le produit par 0,96783, on aura 56,96 grains d'oxygène pour ce poids : donc le gaz oxyde de carbone est formé, sur 100 parties, de 56,96 d'oxygène, et de 43,o4de carbone, ou de 100 parties d'oxygène et de 78,56 de carbone.
Nous n'avons parlé jusqu'à présent de la loi des/?/t)portions multiples y qu'en ce qui concerne les composés de deux corps simples ; il serait aisé de prouver que lamêmeloi régitles combinaisons de {2e2u;£?o/;p^ composés,
n y a plus, M. Berzélius a découvert ime autre loi qui établit que, lorsque deux corps composés se combinent, il
^ On divise par *i, parce que le gaz oxyde de carbone ne contient que la moitié de sou volume d*oxygèue : or, le poids spécifique du gaz oxygène est de i,io:^.
3o ^RBHlkltB PlBtlE.
njMe ontie les proportions de quelques-uns de leurs éf^ ments , des rapports remarquablee ; voici comment cette loi peut être formulée : deux composés ou deux atoptes Unaires^ auxquels Vêlement èîectro^résineux est commun j se combinent toujours dans des proportions telfes , que le nombiv des atomes de Vêlement electro-rêsineux 4e Pun j est en rapport simple avec Je nombre des atomes de f élément électro-résineux de l'autre. Exemple; daps un sulfate neutre mi^tallîque , il existe de Vadde sulfunque et un oxyde mëtalUque.
L'acide sulftuiqu^ ait formé de L'axyd« w^ttUl. at 0Qmp- 4^ Oxygène-r- ^éta. élec. rësiR, Oxygène — éleva.. <Uec, réf. Sonfre — élém. éloc. vitré. Méul — élém. éJeç, \i\.
Or, la quantité d'oxygène de l'élément électro-rréaineux ou de \' acide , est trois fois ausâ conâdérable qiie la quantité d'oxygène de Voxjde métallique; donc le nombre 4es atomes de l'élément électro-résineux de tun des corps composés t est en rapport simple avec le nombre des 0omes de l'élément électro-résineux de Vautre.
$11. Loi des équivalents oa des nombres proportionnels i^pelés vuigeirement proportions.
LOI DES ÉQUiVAtEim. 3'
«MfilieQiem; imx %qq parties d'o^^ygènç : &t»t à ce rapprochement qpe Ton donne en cbiniie le nom de loi des equivàlents ; hâtons--uous de dire que les rapports que nous ÉgaàlonB, se remarquent dans tous les composés dont la natiffeest bien définie^ etcitons^ àrimitatioa de M. Dumas^ d^ «unnpleB propres à mettre cette vérité dans tout son jeun. .
Argent* 2708 et 200 d'oxygène forment Toxyded^af^
gent.
Bifyom. 171 3 et aoo-«» s£ protoxyde de baryum. Itemifh. 1773 et aoo«i-^ za oxyde de bismuth. G^dminm. i3g3 et aoov-* =z oxyde de cadmium. Galdum. Sia et 200—- =: oxyde de calcium. GnlTre. - 791 et aoo— • =: oxyde de euivre brun.
Argent.
Baryum.
Bismuth.
Cadmium.
Calcium.
Cuivre.
3703 et 4ûo de soufre fonnent le sulfure d'aiv
gent.
sulfure de baryum, sulfure de bismuth, sulfure de cadmium, sulfure de calcium, sulfure de cuivre.
17 13 et 4oo 1773 et 400 1393 et 4oo
5i2 et 4^0
791 et 4oo
U eut aisé d^ voir que partout il faut 4oQpartîes de $^ufre^ pour changer en sulfures des quantités de métal que 200 parties â*oxygène avaient transformées eli oxydes; et s^il était possible que l'oxygène enlevât le métal aux sulf^es de ces métaux y il n'en faudrait que âOo parties pour sé^ parer les 4^0 parties de soufre ; ainsi ^ diuis cette hypothèse, le sulfure d'argent, par exen^le, qui est composé de 2703 ffai^ent et de 4oo de soufre , serait décomposé pwr 200 parties d'oxygène , c'est-à-dire que l'on aurait un composé de 2708 d'argent et de 200 d'oxygène.
3 a PHEHlÈaV PAKTIE.
"Moyens de déterminer les équivalents chimiques j ùb bs nombres proportionnels, ou les proportions.
Occupons nous d'abord de la détenmnatlon des noDi- ^ bres proportioDiieU des corps simples ou élémentains. ^
ji. Corps simples. Op a suivi deux m^odes, l'une ap- ■ ' pUcable à un très grand nombre de corps , l'autcdà m *assez petit nombre.
Première méthode. On est convenu de représenter par 100, le nombre proportionnel ou Téquivalent ctal- ' mique de Voaçygène, et de comparer à ce cbifire les nombres proportionnels des antres corps. Il a été également convenu, pour trancher toutes les difficultés, que le nombre proportionnel d'im corps quelconque, serait la quantité de ce corps en poids , qui , en se coml»nant avec loo parties d'oxygène, donnerait naissance au pjvmier oocyde de ce corps , c'est-à-dire à celui qui est le moios oxydé-
Exemple :
Cuivre, Ooçygène