LOI DES ÉQUIVALENTS
composé qu'il n'a pas encore été possible d'anulyser ; U importe toutefois d'éviter un écudl que nous allons signaler , si l'on ne veut pas commettre des erreurs graves : lorsqu'un métal est susceptible de former avec Toxygène^ trois oxydes et trois sulfures ^ qui diffèrent entre eux par les proportions d^oxygène et de soufre ^ il est évident que la composition du proto-sulfure correspond à celle du protoxyde , celle du deuto-sulfnre à celle du deutoxyde , et celle du trilo-sulfure à celle du tritoxyde : combien rerreur ne serait-elle pas grave , si on déterminait la composition du trito-sulfure d'après celle du protoxyde? Ainsi y supposons c|ue Ton sache que Tacide arsénieux est formé de :
2 proportions d'ai*senic. = 94^^ ^4
3 proportions d'oxygène, 3oo,oo
tandis qne l'acide arsénique est composé de
2 proportions d'arsenic. = 94^; ^4 5 proportions d'oxygène. =: 5oo,oo
il est évident que Ton se tromperait grossièrement^ si l'on admettait que la composition du sulfure arsénique corre»pond à celle de l'acide arsénieux , et celle du sulfure arsê^ nieua: à celle de l'acide arsénique ; il faut, au contraire , fixer les proportions de ces deux sulfures , en comparant le sulfure arsénieux à l'acide arsénieux^ et le sulfure arsénique à l'acide arsénique. D'après ces données , ou voit qae le sulfure arsénieux sera composé de
a proportions d'arsenic. = 94^^ ^4
3 de soufre. 6o3^48
et celle du sulfure arsénique de
3 proportions d'arsenic. = 940,24 5 de soufre. ioo5,8o
On peut donc établir d'une manière générale ^ que
38 PREHIÈU: PABT1E.
lôrfequ'im métal ett siœc^tible de s'unir avec pliuieurs quantités d'oxygène et d'on autre corps , Yexpérieaca sèak' permet dejîxer quelles sont celles de ces eombinaisorti ^m se correspondent.
S. On peut égaletnenl connùtre la compositioii d'un jHtf«âB&iî,c'c«t-à-dira d'un sel dans lequel Fadde etia base ee saturent mutuellement , sans en faire l'analyse ; en effet, on sait que dans tousles^u^^ites, les asof<zfe«^ lesphosphates neutres , il existe une quantité d'acide qui exige pour sa saturation une proportion de base contenant une quantité d'oxygène qui est toujours la même : ainsi , dans tous les sulfates neutres , 5 parties d'adde sulfurique exigent, pour leur saturation , une quantité de base ou d'oxyde renfermant une partie d'oxygène j l'oxyde qui doit neutraliser 5 parties d'acide sulfuriqiiej contient-il plus d'oxygène, il en faudra moins pour opérer la saturation . Ainsi , le myitle neutre de protoxjde de cuivre est formé de
8ç)i deprotoxyde de cuivre. ^791 de cuivre et 100 d'oxygène.
'' 5bi,i6 d'addesulfurique.
LOI DES ÉQUIVALBNTS. 3^
Qu'au lieu de protoxyde de cuivre , on emploie tenant du liioxyde compose de
791 de cuivre.
200 d'oxygène.
combien £audra-t-il d'acide pour saturer un oxydf Aiv4 contient le double d'oxygène ? Il en faudra i ooo parties q\\ deux fois autant. Si nous avions donc du bisulfate neu^ tre de cuivre, compose de 991 de bioXyde de cuivre, ( 791 de cuivre , et 200 d'oxygène ) , et de looo d'açiidç 5ulfuriq[ue^ combien faudrait-il de protoxyde pour saturer les mille parties d'acide, ou eji d'autres termes ^ quel serait X équivalent de 991 parties de bioxydede cuivre? Il serait i-jSa , c'est-à-dire le double de 891 , puisqu'il y aurait 200 parties d'oxygène dans 1782 de protoxyde , conune elles existent dans 991 de bioxyde : et l'on voit que les mille parties d'acide sulfurique , saturées par 17Ô3 de protoxyde, le seraient, en effet, par une quantité qiii contient 200 d'oxygène , ce qui est d^accord avec le fait précédemment énoncé , que dans tout sulfate neutre, l'oxyr gène de l'oxyde est le cinquième de la quantité d'acide quï compose le sel.
C. Lorsqu'il s'agit de séparer d*un corps composé une proportion d'un des corps qui lé constituent, il faut, eu général , employer une proportion du corps destiné à le remplacer : ainsi , l'eau est formée d'une proportion d^oxygèue et d'une d'hydrogène ; si ou veut séparer tout rhy drogène au moyen du zinc ( aidé par l'acide sulftirîque ) , il faudra une proportion de métal.
/>. Un sel neutre résulte toujours d'une proportion d'acide et d'une de base; aussi pour décomposer un de ces sels , il faut employer une proportion d'acide ou une proportion de base ; et si Ton veut produire une double dé-
4o mOUÈKE PARTIE.
cotnpoàtioii , en agissant &ar denz Kla nentres , on doit ^ir avec une proponioa de cbacon des sels, pour «^t^aiir deux nouveaux sels neutres.
De la Théorie atomique.
Nous avons établi ( v. ya%e 3 ) que lorsque deux on phirienrs corps de nature dîfTérentese combinent, les comMoaisons ne s'effectuent qu'entre lenrs atomes; qn'en général le nombre des atomes qui s'unissent pour former de? corps composés , est limité à deux , trois , quatre et rarement dnq ;[que les atomes sont simples , binaires , ternaires , quaternaires, etc. ; qne les uns aussi bien que les antres^ sont invisibles au microscope. Il s'^t nudntenant , pour compléter la théoiie atomique , de résoudre le problème suivant : combien existe-t-il d'atomes constituants dans un corps composé, et <juelesi h poids de chacun âo ces atomes ?
La solution de la première partie de ce problème , de celle qui a pour objet de déterminer le nombre d'atomes con.ïùïuonto , facilite tellement les recherches propres à foire connidtre le poids des atomes, qu'il devient îodia-