‹ Éléments de chimie (volume 3)Chapitre 18 sur 106 · DE LA THÉORIE ATOMIQUE · texte numérisé non relu

DE LA THÉORIE ATOMIQUE

Mofjfens de déterminer le iiombœ et le poids des atouies des corps simples gazeux , et [de ceux dont on a pris k poids à Vétat de vapeur.

Les chimistes sont convenus de représenter par i oo ^ le poids de Fatome de Toxygène ; c'est à ce chiffre que Ton compare les poids atomiques de tous les autres corps. Voyons maintenant comment on parvient à déterminer le nombre et le poids des atomes de Yhjrdrogène^ du chlore , àt Y azote y de Viode et du mercure. On a observé que tons \es gaz se comportent de la même manière lorsqu'on les comprime ou qu'on les chauffe à un même degré ; ce iait serait difficile à concevob , si 'dans un même volume de gaz différents y il n^y avait pas le même nombre d'atomes ^ et si ces atomes étaient placés à des distances différentes les unes des autres ; on a donc été naturellement conduit à conclure qu'à volume égal^ les gaz contiennent le même nombre d' atomes j et que ceux-ci sont à égaie distance les uns des autres. Il est donc évident y qne ^ â un volume d'un gaz pèse i , et que le même volume d'un autre gaz pèse 2 , le poids de l'atome du premier gaz sera i y tandis que celui du second sera 2 ; et poiur nous exprixrier d'une manière plus générale y nous pouvons établir que dans les corps gazeux qui nous occupent y les poids des atomes sont proportionnels aux densités. Si d'après ces principes, on voulait déterminer le poids de Tatome de l'hydrogène, on dirait : i,io2(), denâié de l'oxygène, est à 100 , poids de l'atome de l'oxygène : : comme 0,0688, densité de l'hydrogène, est à x ou au poids de l'atome d'hydrogène.

1—- — =: X c est-ci-dire 6,23c)

6,239 ^^^«^ ^^ poids de l'atome de l'hydrogène.

4^ pasiuÈRK partik.

Moyens de déterminer le nombre et le poids des atomes des corps simples, qui ne sont pas natureUement ga- * zeiix , mais qui peuvent donner des combinaisons ^ gazeuses quand ils sont combinés à d'autres corps.

Ces corps sont le soufre j \e sélénium ^ le brome, le ' phosphore, V arsenic, et le caiione. Si l'on connaissait la ^ densité de la vapeur de ces di&erents corps , on procède- * ràit comme nous venons de le dire dans le paragraphe ■ précédent ; le problème à résoudfe serait exactement le même ; ainsi admettons , ce qui est réel , que la dénoté de ia vapeur d'arsenic soit de 5,i836 , On établirait la proportion suivante :

1,1026, densité de l'oxygène: loo poid» de l'atome d'oxygène : : 5,i836, densité de ia vapeur d'arsenic: jî;

5ji836x 100

' = j:c'e8t-^-dire470,i2

1,1 oa6

qui sera lepoîda de l'atome d'arsenic.

Mais comment parvenir à reconnaître quelle est la densité des corps dont nous parlons , lorsque ces corps ne

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