‹ Éléments de chimie (volume 3)Chapitre 34 sur 106 · DE LÀ LUMIÈRE. IO · texte numérisé non relu

DE LÀ LUMIÈRE. IO

verre sans réchauffer sensiblement y comme l'a prouvé depuis long-temps Mariotte ( Traité des Couleurs ). Exfériencq. 3i Ton dispose un miroir métallique concave à fselqiif^ distaiice d*un poêle allumé dont la porte est onverte y et que Ton place au foyer de ce mircnr un morceau de soufre y celui-ci ne tarde pas à s'enflammer par raction des rayons calorifiques réfléchis ; mais si Ton met une lame de verre entre le foyer et la porte du poéle^ on s'aperçoit que cette lame s;' échauffe y et le soufre ne s'eoflanune plus ; il se forme seulement au foyer un point lomipepx: ; la lame de verre opère l'analyse du calorique himîiieiix y retient le calorique et livre passage à la lumière^ qui, réfléchie par le miroir, forme au foyer le point lumineux dépourvu de calorique.

Quant aux rayons obscurs qui font partie de la lunûère, et qui sont susceptibles de produire des effets chi^ nuques y on sait qu'ils sont également réfractés par le prisme^ qu^iU ne produisent point de chaleur, et qu'ils se tronvent au-delà de la portion violette du spectre solaire; ainsi un papier enduit de chlorure d'argent blanc, ne change point de teinte dans le rayon rouge; tandis qu'il noircit beaucoup à l'extrémité externe du rayon violet. k la vérité , quelques expériences tendent à faire croire que la portion rouge du spectre peut également produire un certain nombre d'effets chimiques, en sorte qu'il est des physiciens qui pensent que le côté violet favorise la décomposition ou la réduction de plusieurs corps, tandis que le côté rouge faciliterait l'oxydation. Mais ces faits ne sont ni assez nombreux ni assez concluants pour que l'on doive adopter encore cette opinion , quoiqu'ils démontrent que les rayons qui tombent aux deux extrémités du spectre, ne sont pas de même nature. Il est probable, d'ailleurs, que plusieurs des phénomènes soi-disant chimiques développés par la portion rouge du spectre , dépendent uniquement de ce que la température de cette extrémité est pltts élevée que dans aucune autre portion du spectre.

Du Fhiide électrique.

La plupart des physiciens admettent , pour expliquer les phénomènes électriques , deux fluides, \cjluide électrique vitré, et \eftuide électrique résineux.

A. Tous les corps de la nature contiendraient à la fois du Suide vitré et du fluide résineux. Ces deux fluides seraient combinés et se neutraliseraient tellement , qu'an premier abord on ne se douterait pas de leur eiîstence dans les corps.

B. On connaît plusieurs moyens propres à détruire cette comlnnaison : alors l'un de ces fluides , ou tous le» deux à la fois , deviennent sensibles , et l'on voit qu'ils jouissent toujours de la même propriété , savoir celle d'attirer d'abord et de repousser ensuite les corps légers ; le fluide vitré attire en outre le fluide résineux et en est attiré ^ tandis que les fluides du même nom se repoussent.

C. Les moyens dont il s'i^tsont, i" \e frottement : il suffit de 'frotter pendant quelques instants un morceau de résine ou de verre , pour les rendre électriques ou

' pour leur communiquer la propriété d'attirer d'abord et

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