CaÎTre. 54* Palladium
13n corps élémentaire doit être conaidére comme étant
fonaé d'une multitude de très petites parties semblables
ou homogènes et invisibles ^ que Ton désigne sous le nom
de molécules intégrantes, de particules ou d^ atomes inté^
punis ^. Il en est de même d'un corps composé : ainsi ,
par exemple^ le composé d'or et de plomb ^ dont nous
avons parlé ^ résulte de l'assemblage d'un très grand
BOiiibre à! atomes intégrants; mais chacun de ces atomes
en renferme deux autres de différente nature y l'un d'or,
l'autre de plomb, que l'on désigne sous le nom d'atomes
constituants : ces atomes en se combinant ne se pénètrent
pas, ils ne sont que juxtaposés ; Us n'éprouvent donc,
par la combinaison, aucune altération réelle, en sorte
que si le composé ( l'or et le plomb, par exemple ) vient
à cire détruit , les atomes constituants se trouvent iso-
fc, jouissant de toutes leurs propriétés, et probablement
dcleiur forme et de leur dimension. On peut, d'après ce
qui précède, définir Y atome , la particule excessivement
petite d'un corps qui n'éprouve plus d'altération dans les
réactions chimiques. Tous les corps composés sont dans
k même cas que le composé d'or et de plomb ; qeux qui
sont formés de deux éléments renferment deux sortes
d'atomes constituants , tandis qu^il y en a de trois sortes
dans les corps qui contiennent trois éléments. Exemples :
♦ Atome vient de Ta privatif et de t^/av» couper: qui ne peut être partagé.
4 PREMlkaE PARTIE.
1° Qu'un atome de A s'unisse à un atome de B pour former AB;At\.B seront les atomes constituants, A B sera l'atome intégrant composé d'un atome de A et d'nn. atome de iîj 2° Si on combine trois atomes, l'un de -df,. l'autre de B, et l'autre de C, pour donner naissance à- AB C\ A, Bel C seront les atomes constituants , tandb que ABC sera l'atome intégrant. Il est évident d'après cela qnedans un corps simple, les atomes intégrants et constituants sont de même nature.
Les atomes des corps simples A, B, C, etc., sont appelés atomes «in^fe^; la réunion de deux atomes constituants forme un atome binaire, comme A B. Oir désigne sous les noms d'atomes ternaires, d'atomes çitaternoires j etc., ceux qui contiennent trois, quatre, etc., éléments.
Voici im exemple de combinaison entre des atomes composés,
I atome de calclam el j foinieut un atome binaire de pro-
I atome d 'oxygène 1 (oxyde de calcium.
1 atome de carlione fit ) constituent un aiome binaire I atome d'o
les divers atomes de carbonate de protoxydc de calcium^ unis par yV/o:^^ position , constituent luic masse, une.ag-*grégation , un corps solide ( carbonate de protoxyde de calcium^ c'est-à-dire, craie ou marbre pur).
On ne peut expliquer les divers fdiénomcnes naturel» sans admettre Texistcnce d'une force que Newton a appelée attraction. Cette force agit sur les atomes dee corps y mais à des distances trop petites pour être saisies par nos sens : on lui donne le nom de cohésion lorsqu'elle réunit des atomes intégrants ou homogènes, et celui d'^ finiié quand elle s'exerce entre les atomes constituants ou hétérogènes. Il est donc évident que lorsque deux corps différents s'uniront pour en former un troisième^ ce sera en veitu de Vq/^ité'^ on dit, dans, ce cas : les deux corps se sont combinés ^ ils ont réagi j ou bien ils ont exeixié t^un sur Vautre une action ^ en vertu de leur affinité réciproque j^, tic <.
De lu Cohésion.'
La force de cohésion n'est pas la même dans les dififé*rents corps; elle est .pli|s grande dans les solides que dans les Uquides, et nulle dans ceux qui sont aériformes. On peut, en quelque sorte , la mesurer par l'effort qu'il faut £dre pour désunir les molécules intégrantes des corps. Il est évident que c'est à cette force que l'on doit attribuer leur solidité, puisqu'il suffit de la diminuer pour les rendes liquides^ et de la détruire pour les faire passer à l'état aériforme.
Deux corps simples ou composés auront en général d'autant plus de tendance à se combiner, que la force de cohésion de chacun d'eux sera moins grande; ainsi le plomb et l'or citçs à la page i" se combinent à merveille quand ijs ont été fondus ; ce qui n'aurait pas lieu s'ils étaient mêlés après avoir été finement pulvérisés, parce que la cohésion serrât encore trop forte* D'un autre
fi PREHIERE PARTIE.
côté, nous aurons occasion d'établir plus tard qae lorsqu'on fait agir les uns sur les autres des corps composés, nnduB, liquides en les dissolvant dans l'eau ou danstin autre menstrue^ ces corps peuvent se décomposer mutuellement et qu'alors la force de cohésion d'un ou de plusieurs des corps nouveaux qui peuvent se former, loin îTÊtri: un obstacle à ce qu'il se produise de nOuveUéi èonibinaisons , est au contraire ime circonstance qui &vorlAe la formation du composé : ainsi lorsqu'on môle du Sètfbbnate de sonde et de l'azotate de cltaus dissous^ la fbrce de cohésion du carbonate de cbaux insoluble ^ qui peut se produire , doit être considérée comme une condition tf\'A favorise singulièrement la décompoâtion des Sèux eels, c'Mt-à-dlre y du caiiHinate de soude et de PâzDtaCe de chaux.
De la Cristallisation.
La crislaJUsation est une opération dans laquelle les molécules des corps liquides ou aérlformes se rapprochent de manière à donner natesancè à un solide régulier ifue l'on nomme cristai; d'où il suit que la cohésion , on l'at-