DES PHOSPHATES
Composition. L'adde des bicarbonates renferme quatre fois autant d'oxygène que l'oxyde qull sature ; ce qui prouye qu'ils contiennent un atome de base et quatre d'acide. Les sesqui carbonates sont formés d'un atome de base et de trois d'acide.
Caractères du genre phosphate.
Lès phosphates neutres y excepté ceoS dèêi deux déiv nlètes sectièns et celtd d'ommoirittqire > sofirt iridécMAposables par la chaleur ; tontefdis les phofsphfttes dé pètùsse et de soude y chauffés jusqu'au rouge , se transforment en pyro^phosphates ^ tandis que les phosphates insolubles , placés dans les mêmes circonstances y ne passent point à l'état de pyro-phosphate. Si Ton chauffe avec du charbon les phosphates des cinq dernières classes^ moins ceux d'alumine y dq glucyne et d'y ttria y ils sont décomposés ; l'oxygène de l'acide et celui de l'oxyde transforment le chfltbon en gàz acide carbonique ^ ou en gaz oxyde de carbone ^ et il se forme un jûiosphure métallique. Ceux de la première classe ne se décomposent pas en totalité; il n^y a qu'une pariie de l''adde qui cède son oxygène au charbon^ et il se forme^ dans beaucoup de cas^ un phosphure métallique qui reste mêlé d'un peu de sous-phos- •phkltffL^eau ne dissout facilement que les phosphates de potasse y de soude et d'ammoniaque y mais Vadde phos* |)lldrique dissout tous les phosphates insolubles.
Propriétés essentielles, i*" Presque tous les acides forts ont la propriété de transformer les phosphates en phosphates addes -y en se combinant avec une portion de leur oxyde; quelques-uns de ces acides peuvent même enlever tout Toxyde à certains phosphates : dans tous les cas ^' l'acide phosphorique ou le phosphate acide mis à nu , étant chauffés jusqu'au rouge avec le charbon , donnent du phosphore. 2** L'acide azotique dissout tous les phosphates insolubles. 3" Les phosphates solubles précipitent
4^v nLcmÊftE rAaxiE-
Pn^riétés essealieliet. i* La pliqHKt des cUraites étudies jusqu'à ^isail/usent aar les chmrhau «rdents, et ftoàaitcal une Ûamiae d'une cooleor vanaUe; l'acide chloreuXT dans ce cas, cètlc d£ l'oxygcaie sa ch^wn. a* M^é» avec des eub^taoces avides d'oxygène , icUesqpe le charboo , le pbo^hore , le &oufre , les sulfuies d'anbmoine , d'arseDic , ete. , certains chlorites , et principak- Qicot celui de potasse , fonnent des poudres qae roi désigne sous le nom dejizlmùtantes , qui détODent toute; avec plus ou mùiuâ de liolcDce par l'action de la chalw, et que le cboc seul suffît le plue souvent pour enflammer. Lii plus forte de. ces poudres est sans contredit celle que l'on fait avec le phosphore. On emploie géncralemeiit, pOLU' les préparer, trois parties de chloriie et une partie du corps y\ide d'oxygène : on triture ces matières séparément, pour ne pas courir le risque de prodiure ladétonalion par le choc du pilon ; ensuite on les mêle*; l'acide chloreux des chlorites se décompose lorsque U température du mélange est nn tant soit peu clevéej cMt son oxygène au corps aver lequel il est uni , et il en résulte des produits qui Varient suivant la tiatiire de ce corps, mais qui, en gértéral, sont solides et gazeux, ce
DES CHLOIUTES. 4^1
Composition. L'oxygène de Tacide est à celui de l'oxyde comme 5 à i .
Préparation. Les chlorites de potasse , de soude y de strontiancy de barj'te , de magnésie y A* ammoniaque y A^oxQcde de zinc y d'oxyde d'argent , de protoxyde de plornby et de deutoxjrde de cuivrcy peuvent être préparés par le premier et le deuxième procédé^ ei^ saturant ces oxydes ou leurs carbonates par Ta^^de cbloreux. Les ^p)atre premiers s'obtiennent également en faisant arriver pendant plusieurs heures^ du chlore gazeux sur leuiB oxydes humectés ou dissous : ainsi y que Ton introduise dans des éprouvettes placées à la suite les unes des autres^ des dissolutions concentrées de potasse et desoude^ ou bien de la baryte ou de la strontiane délayées dans de Teau; que Ton fasse communiquer entre elles ces diverses éprouvettes au moyen de tubes y et qu'on les dispose de manière à ce que les alcalis soient traversés pendant longtemps par du chlore gazeux dégagé au moyen d'^un appareil convenable {vojr. pj. 9, fig. 67 ), oji remarquera au bout de quelques heures y si l'appareil a été parfaitement luté y qu'il s'est formé dans chacune de ces dissolutions , I** un chlorite qui se trouve cristallisé au fond de l'éprouvette y lorsqu'il est à base de potas^ ou de soude ; d"^ mi chlorure soluble ; il se sera en outre dégagé du gaz oxygène y sur-tout û l'appareil a été exposé à la lumière ^. La formation du chlorite et du chlorure est le résultat de la décomposition d'une partie de l'alcali par te chlore qui s'empare d'une portion de son oxygène pour paiser à l'état d'acide chloreux^ tandis qu'une autre partie s^unit
* Lorsqu'on agît sur le carbonate de potasse ; le chlofe commence par s'emparer de la potasse libre ou en excès, et il se précipite du bi-carbonate de potasse; bientAt après ce bi-carbonate est décomposé par le chlore , qui en dégage Tacide carbonique avec effervescence en agissant sur l'alcali.
45a PREMIÈRE PARTIE.
au potassium, au sodium, etc. , mis à nu pour fonuei nu chlorure; cetle décompositiou est favorisée par la âifférence de solubilité eutre le chlorure et le chlorite. Le dégagement de gaz oxygèue dépend de ce que la lumière &Torise la décomposition d'une partie de l'alcafi en oxygène et en métal. Lorsque l'opération est tem^ née , on procède à la séparation du chlorite. Vold comment on s'y prend pour ceux de potasse et de soude: cm ramasse les cristaux qui se trouvent au fond de l'éprouvette, et qui sont presque entièrement composés de chlorite ; on les dissout dans Teau, et on les fait cristalliser de nouveau : par ce moyen , la petite quantité de chlorure qu'ils contiennent est séparée et reste dam la dissolution. On peut retirer de celle-ci une nouvdle quantité de chlorite, soit en la laissant déposer pendant quelque temps dans un lieu frais , soit en la concentrant légèrement à l'aide de la chaleur. — Si , au lieu de fàie usage de dissolutions concentrées , on employait de la potasse et delà soude faibles, on obtiendrait les composés que l'on dé^gne généralement sous le nom de chlorures tfo^çydîSjet qui paraissent être, d'après les recherches de Berzélius et sur-tout de Soubeîran , des mélanges d'un
DES HYPO-CULOIUTES. ^5i
strontiane^ de chaux ^ de magnésie^ d'alumine^ de li-. thine^ de zinc^ de cadmium^ de manganèse^ de fer et de cuivre, sont déliquescents, et par conséquent très aolubles dans Teau. Celui de potasse est peu soluble. Co/nposition. Dans les chlorates, Toxygène de la base est à celui de Facide comme i : 7 •
Caractews du genre Hypo'-chhriter ( Chlorures
d'oxydes. )
On désigne ainsi les composés que Ton obtient en faisant arriver du chlore gazeux sur des bases telles que la potasse, la soude , la baryte, la chaux ^ etc., et que Von a dédgnés ordinairement sous les noms de chlorures de potasse y de soude ^ etc. Ces composés paraissent formés d*un atome d'hypo-chlorite d'oxyde , et de trois atomes au moins de chlorure métallique , et quoi qu'on ait fait jusqu'à présent, il a été impossible d'en isoler l'hypocUorite.
Tous les hypo-chlorites paraissent solubles dans l'eau, ns dégagent une faible odeur de chlore. Pour pep qu'ils soient acides, ils détruisent la couleur du tournesol ; dans ce cas, l'acide hypo-chloreux est décomposé ainsi que l'eau; le chlore s'empare de l'hydrogène de reau,tandis quel'oxygène, a l'état de gaz naissant, se combine au carbone et à l'hydrogène de la matière colorante qui se trouve détruite. Propriété essentielle. Les hypo-chlorites sont décomposés par les acides qui en séparent du chlore ; en effet, Tacide hypo-chloreux est mis à nu, son oxygène s'unit au métal qui entre dans la composition du chlorure métallique qui fait partie de l'hypo-chlorite , tandis que le chlore appartenant à l'acide hypô-chloreux et au chlorure, se dégage. L'acide carbonique jouit également de la propriété de décomposer les hypo-chlorites et d'en séparer du chlore , ce qui explique pourquoi les hypo-chlorites neutres^ qui n'altèrent pas les couleurs à l'abri du contact de l'air, les
.{54 nUBHIÈKE PAJITIE.
détruisent en les blanchissant, ?i l'actton de rairsefait sentir j notis verrons plus lard que c'est à cette même action qu'il faat rapporter snr-tout les effets dédDfectants des hypo-cWorite». Les hypo-chlorltes brunissent luie lame d'ai^ent en produisant à sa surlace une coudie de chlorure d'argent d'im violet très foncé.
Caractères du genre jizotaie.
Sonmîs à l'action Au.calori(jue, tous les azotates sont décomposés : tantdt on obtient l'oxyde et l'acide azotiqae, tantôt l'oxyde et les éléments de l'adde ; tantôt enfin, Toxyde peu oxydé de Tazotate absorbe une certaine qnanthé d'oxygène à l'acide azotique et s'oxyde davant^c.
Propriétés essentielles, i' Mis sur les charbons ardents, lee azotates tiisent, et l'oxygène de l'acide est absoité par le charbon, i* La plupart des corps simples et phiuenrs corps composés, avides d'oxygène, décomposentks azotates li une température élevée, s'emparent de l'orfgènc de l'acide, et donnent lieu à des produits Tariablesj en général , l'absorption de Toxygene a lieu avec <
DES HYPO-AZOTITES. 455
L'eau dissout tous les azotates ; quelques-uns cependant ne se dissolvent bien que dans un excès d'acide.
Composition. L'oxygène de Toxyde est à celui de l'acide conune i à 5. Dans les sous-azotates analyses jusqu'à ce jour^ l'oxygène de l'acide est à Toxygène de l'oxyde conune 5 à i, 2^ 3, 4^ 6 et 8. (Grouveïlè.)
Préparation. On obtient les azotate^ d'qlumine^ ^e g&cjrÀe^ àyttriay de magnésie y de chaux ^ de soude et â^ammoftiaaûe par le ^ïemië^ et par le def^èn^e procédé^ en traitant ces bases ^visëes^ ofi leurs carbonates ^ par radde azotique ëtendù d^eau.
Caractères du genre Hjpo-azotite. {Voyez p. 307.)
Tdus les hjrpo-azcnites sont décomposes par le feu et donnent des produits variables. L'air atmosphérique n'agit pas sur eux à la température ordinaire; il paraît^ au contraire y les transformer en azotates et en sous-azotates , si on les chauffe. Tous les hypo-azotites connus sont solubles dansl'e^z/.
Propriétés essentielles. 1" Plusieurs acides liquides décotriposent les hypo-azotites , et en dégagent du gaz adde azoteux jauTlé orangé : tels soiït lès acides sulfiirique^ azotique, phosphorique, chlorhydrique, phtorhydrique, etc. 2* Les corps simples et composés^ avides d'oxygène, agissent sur les hypo-azotites conune sur les azotates.
Composition. Dans les hypo-azotites neutres, Toxygène de Tacide est à celui de t'oxyde comme 3 : i .
Préparation. Le procédé généralement suivi pour la préparation de quelques hypo-azotites, qui consiste à calciner les azotites jusqu^à un certain point , pour transformer Tacide azotique en acide hypô-azoteux , doit être abandonné , car il est extrêmement difficile de suspendre la calciûation juste au moment où ce changement est opéré; d'ailleurs, on court le risque de faire passer le sel il l'état de sous-hypo-azotite , pour peu que Ton chauffe
4^6 PBEMIÈRE PARTIE.
]>l«s qu'il ne faut. On conçoit également qu'il est impossible de les obtenir directement, l'acide hypo-azotou: n'ayant pas été bole'. ( F<yfr. les histoires particulières do hjpo-azotites.)
Caractètvs du gen/v SiUcate.
n existe des silicates, des bisilicates, des tridlicats, des quadrisilîcates et des sexEôlicates : on connaît amd des silicates bibasiques, tribasiques, cfnadrîbasiqueB et sexbasiques. Ces sels sont tellement ajundants dans ta nature, qu'Us forment à eux seuls la moitié an moins des minéraux connus.
Les âlicates et les UâUcates sont pour la plupart fii- ^bles à une température élevie; ceux dont l'oxyde estfoàble, comme ceux de plomb, de bismuâi, de potasse et de soude, fondent beaucoup plus faûlement que ceux dont l'oxyde est peu ou point fusible; ainà les silicates d'alumine et de magnésie, ne font cpie s'agglutiner, même lorsqu'on les soumet à l'action du chalumeau de Brook. Les tri, quadri et sexàlicates, ainsi que les silicates basiques, ont déjà moins de tendance à fondre que les silicates