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attaque fortement le platine. Composition. Adde^ 54>7a ( a atomes); lithine^ 4^^^^ (i atome).
Borate. 11 est soluble dans Teau ; il se gonfle au feu en perdant son eau de cristallisation ^ puis se fond en un verre transparent^ et se comporte d'ailleurs connue le borax ordinaire
Sulfate. Il cristallise en masses irrégulières ^ d'un blanc éclatant ; il est inaltérable à Tair et très difficile à fondre; sa saveur est salée et non amère ; il est plus soluble dans Teau que le sulfate de potasse. Il est formé de 68^7$ d*acide (i at. ) et de 3 i^aS de litbine (i at.)
Azotate. Il est exticmement fusible aufeu^ et devient coulant comme un liquide; il a la saveur de Tazotate de potasse; il cristallise en rhomboïdes très solubles et^b/tement déliquescents. Il est formé de 74^83 d'adde ( i at.) et de 25^ 1 7 de Uthine (i at. ).
Sulfate d'alumine et de Uthine. Il cristallise par éva** poration spontanée en petits grains^ qui sontdes octaèdres ou des dodécaèdres; il est très soluble dans Teau ; sa sauveur est celle de Talun à base de potasse.
Du Potassium.
Le potassium se trouve dans la nature ^ combiné avec Toxygène dans certains sels et dans quelques produits volcaniques. Il est solide^ très ductile^ plus mou que la cire : lorsqu'on le coupe, on voit que la section est lisse, qu^il est doué d'un grand éclat métallique qu'il perd par le contact de l'air, et qu'il ressemble à Targent poli; sa texture est cristalline : son poids spécifique est de o,865 à la température de i5** c.
Si l'on chauffe le potassium placé dans de l'huile de naphte, il fond à la températiu'e de 58** c; si on le met dans une petite cloche de verre, et qu'on le chauffe jusqu'au rouge naissant, il se volatilise et donne desvapeiurs vertes.
503 PREMll^E PAHTIE. |
Mis en conctact avec le gaz oxygène, U s'en empare subitement, même à la température ordinaire; il devient d'abord bleuâtre, puisse transforme en protosyde blanc; enfin, il finît par se changer en peroxyde d'un jaune verdâtre * : cette oxydation s'observe principalement à la siurface du métal. Si on élève sa température jusqu'à le fEÛre fondre, l'absorption de l'oxygène est rapide, et se ^t avec dégagement de calorique et de lumière; il en ré- BtÛte du peroxyde de potassium. L'air atmosphérique apt sur lui à chaud à peu près comme le gaz oxygène, nm avec moins d'énergie : il te fait passer à l'état de protocarbonate à la température ordinaire.
Lorsqu'on élève ifti peu' la température du potassimn, et qu'on l'agite dans du gaz hydrogène , ou obtient ud bydrure depotasdum solide, gris, sans apparence métallique , inQanunable à l'air et au contact du gaz oxygène. Cet hydrure est sans usages. Suivant M. Sementini, on devrait admettre deux autres composés d'hydrogène et de potassium : le premier serait le gaz hydrogène perpotassiê, qui se produirait lorsqu'on traite la potasse par le fer à une très haute température, c'est-à-dire lorsqu'on
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manière dont le ga^ hydrogène phosphore et Thydrbgène perpotassié se comporteraient l'un par rapport à l'autre. {^Foy, p. 367 et suiv.)Il serait possUble que le gaz inflamr mable qui se dégage pendant Textraction du potassium^ ne fût que du gaz hydrogène tenant du potassium en suspension.
On ne peut pas combiner directement le hore avec le potassium ; toutefois la masse brune que l'on obtient en décomposant Facide borique par ce niétal> paraît contenir du borure de potassium ; du moins elle décompose l^eau à froid et en dégage de Tbydrogène > ce que He fait fas le bore;
Quoiqu'on ne puisse pas combiner directement le po*^ tasdum avec le charbon^ on est obligé d'admettre FetiS^ tence d'une combinaison de ce genre nu moins, en effet; lorsqu'on prépare du potassium par la méthode de Briihn^ {voyez p. 5i4), il reste dans la cornue une masse noire charbonneuse^ qui^ mise dahsl'eau^ fournit du gais hydrogène carboné et du carbonate de potasse ^ tX qufe Berzélius regarde comme Awpercarbure de potassiiun.
Le phosphoœy chauffé avec ce métal dans des vaisseaux fermés, donne un phosphure caustique^ térhe, brun-marron^ facile à réduire en poudre, qui décompose l'eau en donnant naissance à l'hypo-pbosphtte dépotasse^ à du gaz hydrogène phosphore et à du gaz hydrogène.
On peut aussi combiner directement le soufre et le po^tassium au moyen de la chaleur ; cette combinaison se fait avec un grand dégagement de calorique çt de lumière; le sulfiure qui en résulte est un persulfiifi^. Il existe placeurs sulfures de potassium : i** L^pivio-sulfure, Composé d'un atome de soufre ou de 201,16 parties,et d'un atomb de potassium ou de 489,916. On l'obtient en décompo^ saut à la chaleur blanche et dans des creusets brasquës le sulfate de potasse par le charbon ou par l'hydrogène. Propriétés. 11 est mamelonné, cristallin, d'un Beau rouge de chair , d'une saveur d'œùis pourris ^ ftiâbte
5o4 PHEBUÛKU PARTIE.
avant le d^ré de la chaleur rouge, déliquescent , soloble dans l'eau et dans l'alcool j et susceptible de se combiner avec l'acide sulfhydriqne pour former un sulfhydrate que l'on peut obtenir cristallisé, et qui a été connu jusqu'à présent sous le nom d'hjdro-sulfate de potasse. St le proto-sulftu-e de potassium a été obtenu par la voie humide, il est liquide, épais, incolore et incristallisable;sa, saveiu* est fortement alcaline et hépatique ; il rétablit la couleur bleue du papier de tournesol rougi. On le prépare en faifiant arriver dans une quantité déterminée de potasse à l'alcool un excès d'acide sulfhydriqne, qui la transforme en sul/hydrate de sulfure de potassium ( voy. p. 4o4 ) : on mêle ce sulfhydrate dissous avec une quaulité de polasse à l'alcool, exactement la même que celle qui avât servi à la préparation du sulfhydrate ; par ce moyen l'acide sulfhydriqne du sulfhydrate transforme la potasse en sulfure de potassium, en sorte qu'il ne reste, ni un excès d'acide sulfhydrique , ni un excès de potasee. a''Ledûu^n?composédedeusatoniegdesoufre(4o3,32) et d'un atome de métal (489,916 ) : il se produit lorsqu'on abandonne à l'air ime dissolution alcoolique de sulfhydrate de proto-sulfure de 1
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atomes de Boufire ( 804^64 ) et d'un atome de métal ( 4899916^ )• Il est produit par Faction de la vapeur de sulfide de carbone sur du sulfate de potasse rougi au feu. Quintisu(/ure ou persuffure : il est composé d<t 5 atomes de soufre (ioo5,8o) etd'un at. de potassiiun( 489,916). On le prépare en faisant fondre dans un vase distillatoire un excès de soufre avec du proto, du biy du tri, ou du quadrisulfiu:e , et en chassant l'excès de soufre. Celui que Ton obtient en chauffant le carbonate de potasse avec un excès de soufre y et que Ton connaît depuis longtemps sous le nom de foie de soiifre^ est composé de i3i parties de quirUisuffure de potassium et de 3i,5 de sulfate de potasse. On admet encore deux autres sulfures de potassium y dont Tun contiendrait 7 atomes de soufre et deux de métal, et Tautre 9 atomes de soufre pour deux de potassium ; il est probable que ces sulfures ne sont que des combinaisons de deux des cinq dont nous avons reconnu l'existence.
Du/oie de soufre. On désigne sous ce nom le quinti-^ su^re de potassium ou le persulfure uni à une certaine proportion de sulfate de potasse : le bisulfure et le tri-sulfure de potassium constituent également des variétés de foie de soufre ; d^où il suit que ce nom est particulièrement réservé aux trois sulfures qui proviennent de l'action du soufre sur le carbonate de potasse : toutefois le foie de soufre des pharmacies , lorsqu'il est bien préparé, est un quinti ou un persulfurç de potassium uni à du sulfate de potasse. Propriétés. Il est solide, d'une couleur brune, dur , fragile et vitreux dans sa cassure ; il est doué d'une saveur acre, caustique et amère; il verdit le sirop de violettesj il est très soluble dans Teau qu'il colore en jaune rougeâtre; cette dissolution n'est que du persulfure de potassium et du sulfate de potasse; si on le laisse à l'air, l'excès de soufre se précipite ; le sulfure restant en dissolution absorbe Toxygène de l'air et passe à Fétat d'hjpo^ sulfite de potasse , état sous lequel il reste tant que la
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liqueur conseire uue teinte jaune ; bietltdt après , par tme nouvelle oxydadon, l'hypo-sulflte Be change en sulfite et même en sulfate ''i Le foie de soilfre, ^posé à l'air, en attire l'humidité et éprouve des changements anàloguei à ceux que l'eau lui fait subir. {r.Sti^furesi p. ^oôpovx lis autres propriétés.)
Four obtenir le foie de soufre) on chauffe tosemfite dans un crebset parties égales de soufre pùltéfisë et it carbonate de potasse : bn fait rougir lé mélange peoâant une heure environ , et on coule le produit sur une table de tnarbre; on l'enferme dans des flacons lùen secs, et <É le conserve à l'abri du cohtact de l'air : dans cette exp^ rience, le soufre dégi^ l'acide carbonique du catboDàtt!; une partie de ce soufre s'empare de l'osygène d'une po^ tion de potasse pour passer à i'état d'acide sulfurique, et former du sailnte de potasse avec la portion d'alcali Don décomposée î l'autre partie de soufre forme du persulfiire avec le potassium provenant de la potasse décomposée. Vauquelin a prouvé qu'il fallait au moins une partie de soufre pour une de caibonate de potasse.
Le foie de soufre doit être regardé comme Un des médicaments les plus utiles : pris a petite dose , il augmeote la chaleur générale ei les sécrétions muqueuses , qui de-
ifuiitnt plus fluides; il produit souï(?iudes nausées, des