DES SELS DE POTASSE. 53 X
comme le nitre ; chauffé un peu} fortement ^ il se décompose, donne du gaz oxygène^ et se transforme en iodure de potassium. II est inaltérable à Tair. Cent parties d'eaii à i4" en dissolvent 7,43- Lorsqu'il est mélangé avec du soufré, il détone, mais faiblement, jpar la percussion. La potasse le transforlhe en sous-iodite cristallisable ( Gày-Lussac ). Il est sans usages. Il est formé de 22,21 dé jpotasse et de 77,79 d'acidc^^ ou d*un atome de chacun de ces corps. Préparation. {P'ojr.p. ê^lfi.) Èiiodite. Il est sous forme de prismes droits rkoiuboïdâUx terminés par dëut sommets dièdres, Sdltil)le dans 7 S parties d^eau à 1 5* ; il ne prend pas ime couleur tougcàtre avec le têiiips. Il est formé dé 2 atomes d'acide et d'un de base. On l'obtient en saturant une dissolution aqueuse de chloruré d'iode par la pota&se carbonatée ou pure ; la potasse éÈi deconiposée et il se produit du chlorure de potassium et du biiodite de potasse qui se précipitent sous forme de iciristaux lors du refroidissement de la liqueur , dont la teD[i|)érature avait été élevée pendant Texpérience. Ou dissôilt ie précipité dans l'eau, on le filtré et on le place daiisune étuve à 25*"; au bout de 24 lieures le biiodite seul se trouve déposé; le chlorilte reste en dissolution. Triiodite. Il est sous forme de cristaux rhomboïdaux très réguliers, transparents, solubles dans 25 parties d'eau à I S** ; ils prennent avec le temps une légère coulent tougeâtre. îl est formé de 3 atomes d'acide. Préparatioh. On traite riodite neutre de potasse par un gros d'acide sulfurique ; on filtre ; là dissolution , qui ne doit pas être concentrée, abandonnées elle-même, préférablémént daiis une étuve à 2§^, donne assez promptement le trfîôdite cristallisé. ( SéruUas. )
Chîorite ( muriate slir-oxygéné. ) Ce sel est constamittéht le prodiiit de l'art; il est, sous la forme de lames rhomfeoïdales, fragiles, brillantes, ou de prismes oblongs, ou d'aiguilles, suivant la manière dont il a été préparé, d'une belle couleur blanche; sa saveur est fraîche, pi-
53» PREMIÈRE PAJVTIE.
quante et un peu acerbe. Soumis à l'action du feu dans iine cornue de verre à laquelle on adaplc un tute recourbé pour recueillir les gaz, il entre en fusion, bout, laisse dégager une très grande quanliié de gaz oxygène, et il ne reste dans la cornue que du chloruiv de potassium {y.-p. 136 et 127-); d'oii il suit queroxygèncobienu provient à la fois de l'acide chloreux et delapotasse ; 1 00 parties de ce set fournissent 38,88 de ce gaz. II est inaltérable à l'air, à moins que celui-ci ne soit très humide : dans ce cas, il s'humecte un peu et jaunit. Mis sur les charbons rouges, il en aclivela flamlne en leur cédant de l'oxygène. Cent parties d'eau à o" âiseolvcnt 3,33 p. de ce sel et à io4°,78,6o,p. On l'emploie, l'pourobtenirle gaeoxygène et les briquets oxygénés, qui ne sont que des allumettes soufrées avec xme pâte préparée avec parties égales de ce sel et de soufre et [ime dissolution de gomme j il sufRt de plonger l'extrémité de ces allumettes dans de l'acide sulfurique concentré, pour qu'elles prennent feu; 2" pour obtenir le gaz oxyde de chlore. On l'a proposé comme antîsyphîlitique; mais il est aujourd'hui généralement abandonné. Préparation. ( f^. p. 45 1 .) M. LiéMg a proposé un mode de préparation beaucoup plus écono-