‹ Éléments de chimie (volume 3)Chapitre 96 sur 106 · DES SELS DE POTASSE. S · texte numérisé non relu

DES SELS DE POTASSE. S

soHde^ incolore^ neutre^ légèremeat atner^ inaltérable à Vair^ soluble dans 6S parties d'eau à iS"* 4-0'*^ insoluble dans Talcool^ détonant à peine lorsqu'on le broie avec du soufre et avec la plupart des autres corps avides d'oxygène^ d^écomposable par le feu en oxygène et en chlorure de potassium y laissant dégager son acide lorsqu'on le traite par Tacide sulfiuique étendu du tiers de son poids d'eau ^ à 140''. La forme de ses cristaux parait dériver de celle de l'octaèdre. Préparation. ( Fqy* p. 253 à l'art, préparation de l'oxyde de chlore ).

Azotate {nitrey salpêtre). On trouve ce sel dans la nature : quoique peu abondant^ il est disséminé çà et là^ ce qui fait qu'on le rencontre souvent : il existe dans différentes parties de TEspagne, de T Amérique, et principalement de l'Inde^ à la surface des murs humides et dans les lieux bas^ obscurs et exposés aux émanations des animaux, tels que le sol des écuries, des bergeries, etc. Suivant l'abbé Fortis , il se trouve dans la pierre calcaire des grottes del Pulo de Molfetta. Il entre dans la composition • de plusieurs plantes appelées nitreusçs : telles sont la bourrache, la buglose, la dguë, la pariétaire, etc.

L'azotate de potasse purifié est blanc, inodore ; sa saveur fraîche, piquante, finit par laisser un arrière-goût amer. Il cristallise en prismes à six pans terminés tantôt par des sommets dièdres, tantôt par des pyramides hexaèdres ; ou en octaèdres cunéiformes ; ces cristaux , demitransparents, offrent souvent des canneliures^ et ne contiennent point d'eau de cristallisation. Il est inaltérable à Fair. Lorsqu'on le chauffe, il entre en fusion vers 350** c. , bien avant de rougir : si la température à laquelle il est soumis est plus élevée , il se transforme d'abord en hypoazotite en perdant du gaz oxygène, puis se décompose complètement, et donne du gaz oxygène, du gaz azote et du bioxyde de potassium. Si, après l'avoh' fondu dans un creuset, ou y ajoute par petites parties jj-g de son poids de soufre sublime, et qu'on le coule, on obtiendra le

cfislal ntirtéiiU ou le sel de prunelle, qiû n'est auUc chose (jue île l'azoïate de potfissemêlé ^\mt petite quantité de giUfate de potassej ce dernier sel a été forpié aujt dépens du soii&e et de l'oxygène ^wne portion d'acide azotique aip^i que d'une certaine quantité de potasse : i no parties d'^u à d" dissolvent 1 3;3a de ce sel j tan^ que loo p^es d'eau boiUUante peuvent on dissoudre a4^, 1 5 . Il active çingulièrement 1$ flamme de divers corps avides d'oxygènej comme nous l'avona dît en partant de$ azotates. Il est forme d'un alomt^ d'aûd^ ou d^ 53,^5 et d'un atome de hase ou de 46,55.

Usages. On sç sert du nitre pptir obtenir les ^cides a^ tiqitf; et sulfurique^ et pluâeiirs préparations {mtjpiQiiiales employées en médecine, telles que l'antimoine dî^phpré' tiqup, le fondant de Rotroujetc; pour préparer le {lux blanc e( le fliix noir (mélange de nitre et de tartrçj; Qn l'emploie encore dans l'analyse de quelques mîn^ \ epgn, il sert ù laire la poudre. Il est regardé par leç iqéd.ecins, lorsqu'il est étendii de beaucoup d'eau , cpmçtç t;ïi trg^ bon rafraîchissant et diiirétiquç : on l'emploie ayet; tm»^ dans les fièvres ardentes, dans les fièvres internii^gQt£;, l)rincipalement dans les vernies , dans certain^ pgs d'io

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cuations par haut cl par bas; il agit piiissammeiU sur le sys^tèmc nerveux en dclerniînaiit la paralysie , des convulsions et rinflanniiation des tissus du canal digestif. ( Vaj. notre Traité Je méàççim légale. )

Préparation. Les opérations que Von pratique pour extraire le nitrc varient suivant la nature du terrain qui le fournit ; si le sel ge trouve en grande quantité^ on traite la terre par Veau^ et on fait évaporer la dissolution salii>e pour obtenir des cristaux de nitre : ce procédé est nu$ en usage dans Vlnde. Si^ comme il arrive plus ordinairement^ le V^^rrain renferme peu d^azotate de potasse et beaucoup d'azotate de chaux et de magnésie ^ on transforme ces deux sels en azotate de potasse, afin de s'en procurer une plus grande quantité.

On a beaucoup disserté sur la cauae de la production des azotates de potasse, de chaux^ de magnésie, etc. On admet aujourd^'hui que le concours de ces bases, pures ou carbonatées, ou d'autres oxydes forts^ est indispensable pour que la nitrification s'opère^ ou reconnaît aussi la nécessité de Tair ^ d'une certaine quaiittité d^bumidité et d'une température de iS** à 25"* j mm <U^ P*est pa9 d'accord sur le concours des matières animales % considéré par les uns comme iiidisper^abl^ et par lesaj^Ures coiume utile seulement. Parmi ceux qui admettent la nécessité des matières animales ^ les uns pensent que l'a^^ote de ces matières s'unit à l'oxygène de Vair pour former de Tacidc azotique j les. autres croient que l'ammoniaque provenant des substances animales s'unit au terrain nitrifiable y et favorise ainsi par sa présence la production de l'acide azoUque aux dépens des éléments de l'air. Ceux des chimistes qui ne regardent les matières animales que comme utiles au développement de la nitrification, établissent que l'oxygène et l'azote de l'air sont absorbés, condensés et transformés par les bases en acide azotique.

On donne le nom de plâtras à des substances pierreuses provenant de la démolition des vieux bâtiments, et douées

d'une saveur fraîche , ûcre et piquante : c'est dans ces plâtras que l'on trouve les azotates de potasse , de chaui et de magnésie dont nous venons de parler j Us renferment en outre des chlorures de calcium , de magnésium et de sodium. Les plus riches en azotate sont ceux que l'on trouve à la partie inférieure des bâtiments : ils n'en contiennent guère que dnq pour cent de leur poids. Les analyses qui ont été faites prouvent que les sels qalls renferment sont dans le rapport suivant :

Ptzrtta.

Azotate de potasse

Azotate de chaux Gt de magnésie . .

Clilorurcs de calcium cl de magncsiu Chlorure de sodium

Lixiviation, Ou dispose , à côté les ims des autres et sur trois rangs, trente-six tonneaux percés près de leur partie inférieure et latérale, d'im trou d'un demi-pouce de diamètre , que l'on peut fermer à volonté au moyeu d'un robinet ou d'une cheville; on introduit dans «^acun de

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