‹ Éléments de chimie (volume 3)Chapitre 97 sur 106 · DES S£LS DE POTASSE · texte numérisé non relu

DES S£LS DE POTASSE

tilé de sels ea dissolution^ et porte le nom d'eau de cuite: on la met à part. Il est évident que le plâtras n*est pas complètement épuisé par cette première lixiviation : on le traite de la même manière par mie nouvelle quantité d'eau^ qui dissout encore des isels^ mais en moindre quantité ; on laisse écouler le liquide^ et on remet de Teau sur le résidu pour l'épuiser complètement. Ces deux dernières eaux de lavage^ moins chargées que Veau de cuite ^ sont ensuite versées successivement sur la seconde bande de tonneaux^ où elles se saturent; on agit sur cette bande comme sur la première , et l'on en fait aut^oit sur la troisième ; en sorte qu^au bout d'un certain temps y le plâtras contenu dans les divers tonneaux se trouve privé des sels solubks^etl'on a obtenu une très grande quantité à' eau de cuiie : cette eau marque plus de 5 degrés à l'aréomètre de

Baume.

Épaporation. On fait évaporer les eaux de cuite dans une <±audière de cuivre^ jusqu'à ce qu'elles marquent a5 degrés à Taréomètre de Baïuné. Pendant l'évaporation ^ il se forme des écumes que l'on sépare^ et un dépôt boueux qui se ramasse dans un chaudron placé au fond de la chaudière^ que Ton peut enlever de temps en temps

au moyen d'une corde.

Décomposition. On verse dans la liqueur évaporée^ du

sulfate de potasse , qui transforme Tazotate de chaux et le chlorure de calcium en azotate de potasse et en chlorure de potassium solubles^ et en sulfate de chaux presque insoluble; on y ajoute un excès de dissolution concentrée de potasse du commerce , qui précipite la magnéiâe de l'azotale et du chlorure^ ainsi que les dernières portions de chaux^ si la totalité des sels calcaires n'a pas été décomposée par le sulfate de potasse ; &a sorte que la dissolution renferme alors : i "" l'azotate de potasse qui se trouvait dans le plâtras^ et celui qui provient de la décomposition des azotates de chaux et de magnésie ; 2^* le chlorure de potassium formé aux dépens des chlomres

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de calci^m et de magnésium; 3° le chlorure de so^um faisant partie du plâtras ; 4' un peu de sulfate de chaux; 5° une peUle qnaoïité de sels de chaux et de magnéàe QQP décomposés. On met cette dissolution toute chaude dans de« ciwîers appelés ivservotrs j et on la tire ù clair an moyen de robinets adaptés aiu cuviers ; on lavç le dépdtj et on rénnit les eaux de lavage à la dissotutioii que l'on reçoit dans une cbaudière; on procède de nouveau à l'évaporation : la petite quantité de sulfate de obaux et une assez grande quantité âe chlorure de so- «tium se déposent} on^es enlève avec des écumolre, et on lea laUse goutter daits des paniers d'osier placés avrà» 9tt9 de k chaudière . ïioraqne la liqueur marque 4^ degrés à l'ar^ivètre, on la met dans des vases de cuivre oit eUe cristaUîsç par le refroidissement ; on décante l'eaumère , on lave le sel avec de l'eau cuite , on le fait égouttei', et on le livre dans le commerce sous le nom de stUpêlre brut, niWQ de première cuite : il est formé d'environ 75 parties d'azotate de potasse et de aS partfes d'ijn mélange de beaucoup de chlonire de sofMi^m, d'une petite quantité de chlorure de potassium, et de sels dç chaux et de magnésie dêU^uescents.

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