DES SELS DE BIOXYDE D'OSMIIJM
Le bioxyde d’osmium forme avec les acides des sels incolores, qui précipitent, au bout de quelque temps, en noir par la potasse, en brun par le carbonate de potasse, l’ammoniaque, l’acide sulfhydrique et les sulfures, le protochlorure d’étain et le zinc. Le chlorhydrate d’ammoniaque les précipite en rouge, et le cyanure jaune de potassium et de fer ne les trouble pas.
DE BHO Divin. Rh. Équlvnlcut ~ 652,1.
Le rhodium n’a été trouvé jusqu’à présent que dans la mine de platine et uni à l’or. Il a une couleur blanche, peu différente de celle du palladium; il est très-dur, fragile, et plus difficile à fondre qu’aucun autre métal après l’iridium ; son poids spécifique paraît être de 10,6 en-
DES SELS DË SESQUIOXYDE DE RHODIUM, viron. Il s’oxyde lorsqu’on le fait rougir avec le contact de l’air, pourvu qu’il soit très-divisé et tel qu’on l’obtient par la réduction des sels rouges de rhodium, au moyen de l’iiydrogène (Berzelius, Annales de chimie, janvier 1829, voy. p. 594).
Le soufre ç\.\q chlore s’unissent très-bien avec lui et donnent plusieurs composés diversement colorés, he protochlorure, RhCl, est pulvérulent, rougeâtre, insoluble. Le scsç-m'cA/orwe,, Rh2ci3, est incrislallisable, soluble dans l’eau, avec laquelle il donne des dissolutions brunes.
Le rhodium est insoluble dans les acides, sans en excepter Veau ré~ gale: or, comme celui qui se trouve dans la mine de platine est dissous par l’eau régale, il faut admettre que sa dissolution est due à ce qu’il est allié à d’autres métaux (Vauquelin). Il peut s’unir avec un trèsgrand nombre de substances métalliques et avec l’acier; lorsqu’il est allié à trois parties de bismuth, de cuivre ou de plomb, il se dissout très-bien dans l’eau régale. Calciné avec l’hydrate de protoxyde de potassium ou de sodium, il se transforme en sesquioxyde qui s’unit à l’alcali. H n’a point d’usages.
Extraction (voy. Platine).
DES OXYDES DE nHODllJ]ll.
Protoxyde, RhO. —Il est à peine connu ; on le forme quand on chauffe du rhodium très-divisé au contact de l’air.
Sesquioxyde, Rh2 0^. — Il est noir et se combine avec les acides pour former des sels. On l’obtient en calcinant Jusqu’au rouge du rhodium finement pulvérisé avec de la potasse caustique et un peu d’azotate de potasse; on traite par l’eau, puis par un peu d’acide sulfurique faible, qui dissout l’excès de potasse et laisse le sesquioxyde.
On admet aussi d’autres oxydes de rhodium intermédiaires, tels que 3RhO, Rli2 0^ ; 2RhO, Rh2 0^ ; RhO, Rh2 03.
DE.<^ SELS DE SESOIIIOXTDE DE BIlODIlJll.
Ils sont rouges, jaunes ou bruns, quand ils sont concentrés, et roses s’ils sont étendus. Le cyanure jaune de potassium et de fer, et l’acide 'Sulfureux, ne les troublent point. La potasse caustique en précipite le 'Sesquioxyde hydraté, au bout d’un certain temps, â la température de l’ébullition. L’ammoniaque y fait naître à la longue un précipité jaune, •composé de sesquioxyde et d’ammonia(|ue. L’acide sulfhydrique en pré- I cipite du sulfure noir, A chaud. Le zinc et le fer en séparent le rhodium l. 38
SOUS forme d’une poudre noire. L’hydrogène, sous l’influence de la lumière solaire, en précipite le rhodium. Le prolochlorure d’étain et l’iodure de potassiurp colorent en rouge les sels roses.
DE E’IBlDllJlll. Ir. Équivalent. = 1233,2.
L’iridium, découvert en 1803, par Descostils, n’existe que dans la mine de platine. Il est gris, métallique, et semblable au platine en éponge obtenu du chlorhydrate ammoniacal de platine; il est demi-ductile, fort dur, et d’un poids spécifique de 15,683; il est tellement difficile à fondre, que jusqu’à présent il n’a été fondu qu’en l’exposant à la décharge de la grande batterie électrique de Ghildren : sous cet état, il était blanc, très-brillant, un peu poreux, et d’une densité de 18,68. lise combine avec l’occi/ô'ène de l’air quand il est chauffé avec un alcali, avec l’azotate ou le bisulfate de potasse. A l’aide de la chaleur, s’il est très-divisé, il s’unit au soufre en vapeur; on obtient des sulfures définis en faisant passer du gaz acide sulfhydrique dans ses divers chlorures. Lorsqu’on chauffe au rouge sombre de l’iridium trèsdivisé avec du chlore, on forme \ci prolochlorure, IrCl, d’un vert foncé; ce corps ne serait-il pas un mélange de sesquichlorure et d’iridium? Le sesquichlorure, Ir2C13, est noir, incristallisable et déliquescent; il est le résultat de l’action de l’acide chlorhydrique sur le sesquioxyde. Le bichlorure, IrCl^, est soluble dans l’eau, qu’il colore en jaune rouge. Il forme avec les autres chlorures des composés bien définis. On l’obtient en chauffant de l’iridium très-divisé ou l’un de ses oxydes avec de l’eau régale. — Perchlorure, IrGl^. Il est brun presque noir et déliquescent; on le prépare en chauffant à 40° un des oxydes d’iridium avec de l’eau régale très-concentrée.
L’iridium , quand il est agrégé, n’est attaqué ni par l’acide azotique ni par l’eau régale; cette dernière le dissout, s’il est allié au platine ou à d’autres métaux.
Extraction (voy. Platine).
DES OXYDES D’IBIDIIJM.
Protoxyde, li‘0. — Il est gris verdâtre, soluble dans les acides, qu’il colore en vert, indécomposable par la chaleur. On l’obtient en décomposant par un carbonate alcalin le protochlorure double d’iridium et de' potassium.
Sesquioxyde, Ir^O*.— H est noir, insoluble dans les acides, soluble
DU RUTHÉNIUM.
dans les alcalis, qu’il colore en brun ; il est ramené par la chaleur à l’élat de protoxyde. On le prépare en attaquant l’iridium par les alcalis ou par les azotates alcalins.
Bioxyde, IrO^-— Il est bleu d’indigo foncé. On l’obtient en saturant par un acide la dissolution de sesquioxyde dans la potasse; au bout de quelque temps, le sesquioxyde se trouve transformé en bioxyde, en absorbant l’oxygène de l’air.
Trioxyde, IrO^. — Il est jaune verdâtre. On le prépare en précipitant le perchlorure par la potasse, mais il relient toujours de l’alcali.
DE» SEI.9 D’IRIDUJIU.
Les sels de protoxyde sont d’un vert foncé ou d’un brun verdâtre ; ils sont incrislallisables.
Les sels de sesquioxyde sont d’un rouge de sang, et donnent par les alcalis un précipité de même couleur.
Les sels de bioxyde sont noirs, à l’état cristallin , et rouges s’ils sont finement pulvérisés. Leurs dissolutions aqueuses, très-étendues, sont jaunes ; concentrées, elles sont d’un rouge foncé. La potasse et l’ammoniaque en excès les décolorentet ne produisent qu’un faible précipité noir; à l’air, les dissolutions devienent bleues; l’acide sulfhydrique les décolore et forme ensuite un précipité brun. Elles sont également décolorées par le cyanure jaune de potassium et de fer. Les sels ammoniacaux y font naître un précipité brun très-foncé, soluble dans l’acide sulfureux. Le zinc précipite l’iridium sous forme d’une poudre noire.
DIJ RCTHÉIVIDIH. Ru. Équivalent 646.
Ce métal, découvert récemment par Glauss, fait partie de l’osmiure d’iridium trouvé dans les sables platinifères. Il est gris et ressemble beaucoup à l’iridium; sa densité est de 8; il est cassant, infusible, et ne peut pas s’agréger à la chaleur rouge. Il absorbe Voxygène à celle température, et donne un oxyde irréductible par le feu. A une clialeur rouge, le chlore forme avec lui un protochlorure, Ru Cl, noir, cristallin, insoluble dans l’eau et dans les acides. Le sesquichlorure, Ru^Cl^, anhydre est d’un vert bleuâtre, déliquescent, et soluble dans l’alcool; on l’obtient en ' dissolvant l’hydrate, Ru^ 0^,3 HO, dans l’acide chlorhydrique, et en calci- I nant pour le déshydrater.— jB/c/i/orwre, RuCl2. II n’existe pas à l’étal de i liberté, mais il forme un sel double avec le chlorure de potassium.
Le ruthénium est à peine attaqué par l’eau régale.
Extraction. On décompose le sesquioxyde par l’iiydrogène à une chaleur rouge.