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DES SELS FORMÉS PAR LE PROTOXYDE DE MERCURE

la dose de quelques centigrammes. On le prépare: 1° en décomposant dans une fiole, à une chaleur voisine du rouge-brun, de l’azotate de mercure: on l’appelle, dans ce c&s ^ précipité rouge; si l’on chauffait très-fortement, on le transformerait en oxygène et en mercure. 2” En versant un excès de potasse, de soude ou de chaux, dans une dissolution d’un sel de bioxyde de mercure; il est jaune, amorphe et anhydre. 3" En chauffant pendant dix, douze ou quinze jours, le mercure avec le contact de l’air, et de manière à le faire entrer presque en ébullition; il est d’un beau rouge foncé. On donnait autrefois à l’oxyde préparé par ce moyen le nom diQ précipité per se, et celui à' enfer de Boyle au matras qui renfermait le métal. 4° En décomposant par des lavages prolongés l’acétate de bioxyde ou l’azotate tribasique ; il est rouge (Millon).

Oxychlorures de mercure. — 1 \ existe au moins trois oxychlorures de mercure.

2 HgO, HgCl (Millon).

3 HgO, HgCl (Soubeiran).

4 HgO, HgCl (Millon). '

On les obtient en faisant réagir, dans des proportions différentes, des carbonates ou des bicarbonates alcalins sur du bichlorure de mercure. Ils sont inusités.

Oxyde ammonîo-mercurique hydraté, 4 HgO, H^Az, 2H0. — Il est jaunâtre et décomposable par la lumière ; à 130" c. , il se déshydrate et devient brun ; il est insoluble dans l’eau et dans l’alcool; il forme avec tous les acides des sels bien définis. On l’obtient en faisant réagir de l’ammoniaque sur du bioxyde de mercure ; si celui-ci est jaune, l’action est rapide, tandis qu’elle est lente s’il est rouge. Il est sans usages.

DEIS (SELS FORIUÉlS PAR EE PROTOA^YDE DE IHERCIIRE.

Les sels formés par cet oxyde sont décomposés et précipités en noir par la potasse, la soude et l’ammoniaque; le précipité est un mélange de mercure métallique divisé et de bioxyde; l’acide chromique et les chromâtes les transforment en chromate de mercure orangé rougeâtre, insoluble dans l’eau; l’acide chlorhydrique les fait passer à l’état de protochlorure blanc (calomélas); d’où il suit que l’hydrogène de l’acide se combine avec l’oxygène du ])rotoxyde pour former de l’eau, tandis que le mercure mis A nu s’unit au chlore; l’acide sulfhydri({ue les précipite en noir (sulfure), le cyanure jaune de potassium et de fer en blanc, et

fil 6 PftEMlÈKIi PAUTIE.

I0S loduiôs solubles en jaune vertlâlre^ le cuivre, le fer ou le zinc, en se|)aient du nieicuie métalli(jue. Ces caractères suffiseiU pour disliiiguer ces sels de ceux qui sont formés par le bioxyde.

Sulfate, Hg^ 0, SO^. Il est blanc, pulvérulent, presque insipide, soluble dans 500 parties d’eau froide et dans 300 d’eau bouillante, déconiposable par ce liquide, du moins en partie, si on le soumet à des lavages trop réitérés , susceptible de fournir, par une évaporation convenable, des cristaux prismatiques blancs et volumineux; il est inaltérable à l’air; il noircit par son exposition à la lumière; il peut se combiner avec l’acide sulfurique et former un sulfate très-acide ; si on lui enlève, au contraire, un peu d’acide au moyen d’un alcali , il passe cà l’état de sous-sulfate de protoxyde gris.

Préparation. On l’obtient en traitant l’azotate de protoxyde de mercure par du sulfate de soude ; il se précipite du sulfate de protoxyde mêlé d’un peu de turbith minéral (sous-sulfate de bioxyde) ; on lave ce précipité avec de l’eau aiguisée d’acide azotique jusqu’à blancheur parfaite du produit, afin de dissoudre le turbith; on lave ensuite le sel jusqu’à ce qu’il ne présente plus la réaction acide au papier de tournesol (Lefort).

Azotates. — Il existe cinq azotates de protoxyde.

iàzotote neutre =Hg2 0,Az05, 2H0. — Il cristallise en gros prismes blancs, doués d’une saveur âcre, styptique, rougissant Vinfusum de tournesol, décomposables par une grande quantité d’eau tiède, qui les transforme en azotate très-acide, soluble, incolore, appelé eau mercurielle, remède du capucin , remède du duc d’ Antin, et en azotate basique insoluble blanc; il passe très-facilement à l’état d’azotate de bioxyde par son exposition à l’air ; aussi faut-il avoir soin de laisser dans les dissolutions une certaine quantité de mercure métallique. L’azotate de protoxyde de mercure entre dans la composition du sirop de Belet, dont on prend une cuillerée étendue dans une boisson mucilagineuse. Ce sirop a été utile dans les maladies de la peau, les écrouelles, les érysipèles, les dartres anciennes; mais il faut l’employer avec précaution, surtout chez les individus faibles. Le remède du capucin est caustique et peut être appliqué avec succès sur les chancres, les verrues syphilitiques, les ulcères sanieux, et certaines dartres.

Préparation. On fait agir à froid, pendant demi-heure, de l’acide azotique étendu de quatre à cinq fois son poids d’eau sur du mercure; au bout d’un certain temps, le sel cristallise.

Azotate basique, 3Hg20,2Az 0^, 3H0. — Il est en gros cristaux incolores, décomposables par l’eau tiède en azotate acide et en azotate biba-

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