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DU PALLADIUM

Du platluagO) du cuivrage et du ferrage.

On platine le bronze par immersion, à l’aide d’un bain préparé en faisant chauffer du chlorure de platine avec du carbonate de potasse et de soude, et une certaine quantité de chlorure d’or. Quand on veut platiner à l’aide de la pile, on agit avec un mélange de chlorure de platine et de cyanure de potassium.

Pour fixer une couche de cuivre sur du fer ou de l’acier, on dissout 1 kilogramme de cyanure de cuivre dans 10 kilogrammes d’eau; on dépose le fer sur des objets en cuivre, de manière à leur donner l’aspect de Vaeier, en dissolvant l’hydrate de protoxyde de fer dans du chlorhydrate d’ammoniaque, et en plongeant dans la liqueur des petits barreaux de zinc.

DV PALLADIVIH. Pd. ilqulvalent = 666,2.

Le palladium, découvert par Wollaston en 1803, se trouve: 1® dans la mine de platine, où il est combiné avec une multitude d’autres métaux; 2° uni à une petite quantité d’iridium, sous forme de petites fibres divergentes, dans les mines de platine du Brésil qui accompagnent l’or natif en grains; 3“ dans la poudre d’or du Brésil.

Le palladium est solide, d’une couleur semblable à celle de l’argent, excepté qu’elle est d’un blanc plus mal; il est malléable et ductile; son poids spécifique est de 11,3 quand il a été fondu, et de 11,86 après avoir été laminé. Il ne peut être fondu que par un excellent feu de forge, ou par le moyen du gaz oxygène; alors il entre en ébullition, se volatilise, et paraît absorber une certaine quantité de gaz oxygène; du moins il se produit des aigrettes lumineuses très-éclatantes , d’après Vauquelin. Il existe un carbure de palladium noir, fragile, facilement réductible (voy. Gaz oléfant, p. 249); il suffit de chauffer une lame de palladium dans la flamme d’une lampe à alcool pour obtenir ce carbure sous forme d’une végétation charbonneuse. Le soufre peut se combiner directement avec le palladium à l’aide de la chaleur et former un protosulfure blanc gris, brillant, fusible. Il existe un seul iodure de palladium qui ne peut pas se combiner avec les iodures alcalins (Lassaigne).

On connaît deux c/i/orwres de palladium. — Protochlorure, PdCl. Il est 'Cristallisé, brun foncé; sa poussière est jaune; à l’état anhydre, il est ' noir; sa dissolution aqueuse est rouge ; évaporée elle donne des cristaux

d’un rouge foncé, qui, étant chauffés, fournissent de l’acide chlorhydrique, parce que l’eau est décom])osée, et une poudre d’un jaune foncé, qui est probablement un oxychlorure; celui-ci, chauffé plus fortement, laisse du palladium. Il possède, comme celui de platine, la propriété de former des chlorures doubles avec les chlorures des métaux alcalins, lesquels jouissent de propriétés à peu près analogues. On l’obtient en traitant le métal par l’eau régale. Le bichlorure, Pd CI2, est d’un brun presque noir, peu stable, décomposable par l’eau en chlore et en protochlorure. On l’obtient en chauffant, avec un excès d’eau régale, le protochlorure.

L’acide sulfurique, à la température de l’ébullition, dissout du palladium et acquiert une couleur bleue rosée; le métal est probablement oxydé par l’air. L’acide azotique, et surtout l’acide hypoazotique, l’attaquent aussi à l’aide de la chaleur, lui cèdent une portion de son oxygène, et donnent des dissolutions rouges. L’acide chlorhydrique le dissout également à la chaleur de l’ébullition, et devient d’un beau rouge. Le véritable dissolvant du palladium est l’eau régale, qui le transforme en protochlorure (voy. Or).

Il peut s’unir à la potasse ou à la soude par la fusion. Mis en contact avec l’ammoniaque liquide pendant quelques jours à l’air, il s’oxyde, et la liqueur prend une teinte bleuâtre. Il peut s’allier avec un très-grand nombre de métaux et avec l’acier; il a la faculté, comme le platine, de faire disparaître la couleur de l’or; l’alliage de ces deux métaux est très-dur et a l’aspect du platine; on s’en est servi pour graver l’instrument circulaire de l’observatoire de Greenwich, construit par M. Troughlon. On emploie encore d’autres alliages de palladium dans la fabrication des porte-crayons, des lancettes à vacciner, etc.; du reste, ce métal est devenu un peu moins rare, et sert aussi depuis quelque temps à frapper des médailles.

Extraction (voy. Platine).

DES OULYDES DE PALEADIIIM.

Il en existe deux. — Protoxyde, Pd 0. II est noir et brillant, s’il est anhydre, et d’un brun très-foncé s'il est hydraté; le premier se dissout lentement dans les acides forts, et ne se combine pas avec les alcalis; l’hydrate fournit des combinaisons solubles avec les alcalis et avec les acides. On l’obtient anhydre en calcinant l’azotate de palladium à une température modérée, et hydraté en versant du carbonate de potasse dans

DES SELS DE PROTOXYDE DE PALLADIUM, de l’azotale de proloxyde.— jB/occi/de^ Pd 0^. Il a élé difficile, pour ne pas dire impossible, de le séparer complélemeril de la potasse avec laquelle il a élé préparé.

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