‹ Éléments de chimieChapitre 171 sur 378 · CL.ASSE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

CL.ASSE DEUXIÈME

Des produits Immédiats et de.o organes fies aiiimaiix.

De la digestion. 683

De la salive. 687

Du suc gastrique. 685

De la bile. 69)

Du suc pancréatique. 697

Des sucs intestinaux. 699

Des phénomènes chimiques de la digestion. 70d

Des excréments et des gaz du canal digestif. 708

TABLE DES

Des aliments. Pa[j. 7(2

J)n .saiifï. 714

IMétliode d’analyse du sanp;. 720

Composition du sang dans les maladies. 733

Composition du sang chez les animaux domestiques. 736

Des phénomènes chimiques de la respiration. 737

Des liqueurs des sécrétions. ^ 741

Des liqueurs alcalines. 744

De la lymphe.

De la synovie. 746

Des eaux de l’amnios et de l’allantoïde. ib.

Des humeurs de l’œil. 748

Des larmes. 749

De la liqueur spermatique. ib.

Du mucus animal. 751

De Tosmazôme (extrait alcoolique de viande). 753

Des liqueurs que renferment les membraries séreuses. ib.

De la sérosité des vésicatoires. 754

Du liquide céphalo-rachidien. ib.

Des liqueurs acides. 755

De l’humeur de la transpiration, ib.

De l’urine. 756

Des variétés de l’urine dans les animaux. 767

Du lait. 770

Méthode d’analyse du lait. 778

Du petit-lait. 779

Du fromage. ib.

Des parties solides des animaux. 780

De la peau. 783

Des tissus cellulaire , membraneux, tendineux , aponévrotique et ligamenteux. 784

Des tissus glanduleux et musculaire. 785

MATIÉBES.

Des os. Pag, 7gs

Des différentes parties molles susceptibles de s’ossifier. 795

Des dents. 79c

Du tartre des dents. 797

Du tissu cartilagineux. 798

Des cheveux, des poils, des ongles. ib.

Du cérumen des oreilles. 800

Des calculs biliaires, intestinaux, etc. ib.

Des calculs vésicaux. 803

Des calculs des vésicules spermatiques de l’homme. 809

Des calculs prépuciaux chez l’homme. ib.

Des calculs salivaires et des amygdales. ib.

Des concrétions arthritiques. ib.

Des concrétions cérébrales chez I

l’homme et chez les animaux. 810 Des concrétions pulmonaires et hé- !

patiques. ib, |

Des concrétions A'eineuses chez !

l’homme et chez les animaux. ib. } Du tissu cancéreux. ib. !

Des concrétions de différents ani- , maux. ib.

De quelques autres matières particulières à certaines classes d’animaux. 812

De la putréfaction. 817

Des fumigations. 82t

8VPPLÉ9fEIVT.

Extraction du sucre. 822

Table des matières par ordre alphabétique. 826

CHIMIE ORGANIOIIE.

DES CORPS OUGAMIQIJES.

Lorsqu’on observe aüentivemenl un végétal ou un animal parfaitement développés, on y remarque une multitude de matières différentes qu’il est.impossible de confondre, à l’aide des seuls caractères physiques: ainsi les feuilles, les tiges, les racines, les fleurs, etc., d’une part; le cerveau, les poumons , les muscles, les os, la peau, etc. , d’autre part, seront facilement distingués les uns des autres. Il en sera de même d’une multitude de produits fournis par les végétaux et par les animaux. Quel rapport y a-t-il, par exemple , entre le suc de la canne qui contient le sucre, et celui du pavot, qui est presque entièrement formé par l’opium ; entre la gomme que l’on trouve sur les fruits de certaines plantes et un très-grand nombre de matières résineuses; entre l’urine, la bile, la salive , etc.? Cependant, si on soumet à l’analyse chimique toutes les parties dont je viens de parler, on les trouvera constamment formées des mêmes éléments ; le plus souvent, on n’y reconnaîtra que de l’iiydrogène, de l’oxygène et du carbone; plusieurs d’entre elles renfermeront, outre ces trois principes, de l’azole; quelques-unes seront uniquement compo.sées de carbone et d’hydrogène. Ces considérations ont fait naître l’idée d’admettre dans les végétaux et dans les animaux cinq sortes de matières: 1“ les matières simples, dont la réunion constitue la molécule organique; telles sont l’oxygène, l’hydrogène, le carbone, et quelquefois l’azote. 2" Les principes immédiats, c’est-à-dire des substa7ices composées de quelques-uns de ces éléinents , offrant toujours les mêmes propriétés, quel que soit le végétal ou l’animal qui les a fournies, et dont on ne peut séparer plusieurs sortes de matières sans agir sur les

éléments qui les constituent ; tels sont le sucre, la quinine, la morphine, le caséine, etc. En effet , lorsqu’on cherche à séparer de ces principes immédiats plusieurs sortes de matières au moyen du feu, des acides, des alcalis, etc. , si on les décompose, commé cela a presque toujours lieu, on en extrait de l’eau, de l’huile pyrogénée, des gaz carburés, de l’acide acétique , ou des sels ammoniacaux , etc. , produits dont la formation suppose que le sucre, la quinine, etc. , ont été complètement décomposés et réduits à leurs éléments, lesquels se sont ensuite combinés deux à deux, trois à trois, pour former des composés, tels que l’eau, l’huile, l’acide acétique, des gaz carburés, l’ammoniaque, etc. (1).3“ Les composés à proportions définies des principes immédiats entre eux ; 4° les mélanges de plusieurs principes immédiats, comme les sucs sucrés, huileux, résineux, la bile, l’urine, la salive, etc., dans lesquels on trouve deux, trois, ou un plus grand nombre de ces principes unis en proportions non définies; 5" les organes des végétaux et des animaux, les tiges, les feuilles, les fleurs, les racines, le foie , la rate, les muscles, les os , etc. , qui sont également composés de plusieurs principes immédiats. L’existence de ces diverses matières dans les corps organiques me trace l’ordre que j’ai à suivre dans l’élude de cette branche de la science. Je vais prouver, après avoir exposé quelques considérations générales , que le nombre des éléments des corps organiques est tel que je l’ai indiqué, tout en m’abstenant de décrire les propriétés de ces éléments , parce qu’elles font l’objet d’une partie de la chimie minérale; j’étudierai les divers principes immédiats , je ferai connaître après la nature et les principales propriétés des produits mélangés de plusieurs de ces principes , enfin j’examinerai les organes.

ARTICLE PREMIER

DES ÉLÉIUEIVTS DES CORPS ORGAWIQIJES.

Je viens de dire que les corps organiques et leurs produits sont formés d’oxygène, d’hydrogène et de carbone, ou de ces trois éléments, plus d’azote ; il en est cependant un très-petit nombre qui ne renferment

(1) On considère aussi comme des principes immédiats des matières qui en possèdent tous les caractères, mais que l’on n’a pas encore trouvées dans la nature, comme, par exemple, les acides campliorique , mucique, subérique.

DES ÉI.ÉMENTS DES CORPS ORGANIQUES. 3

que du carbone et de l’oxygène, ou de l’hydrogène et du carbone. Quelques principes immédiats organi((ues contiennent en outre de petites proportions de soufre, de phosphore, de chlore, de fluor, de fer, de ^o-

tassium, de sodium, de calcium, de magnésium. , etc. , ou des composés de ces mêmes éléments. Vôici comment on peut prouver que les matières organiques sont formées d’oxygène , d’hydrogène, de carbone, et quelquefois d’azote: que l’on introduise la matière dans une cornue de grès lutée, dont le col se rend dans une des extrémités d’un tuyau de porcelaine disposé dans un fourneau à réverbère , de manière à pouvoir êtie entouré de charbon 5 que l’on fasse partir de l’autre extrémité du

tuyau de porcelaine un tube de verre qui se rend dans une des tubulures d un flacon bitubulé vide, entouré de glace et de sel, et dont la seconde tubulure livre passage à un autre tube de verre recourbé, propre à conduire les gaz sous des cloches pleines de mercure; que l’on fasse rougir le tuyau de porcelaine après avoir luté les jointures de l’appareil; lorsque ce tuyau sera incandescent, que l’on mette le feu sous la cornue; la matièie oiganique ne lardera pas à se décomposer et fournira des produits qui traverseront le tuyau de porcelaine. On trouvera à la fin de 1 opéiation . 1° du charbon dans la cornue ; 2*^ du gaz oxyde de carbone, du carbure d’hydrogène gazeux et du gaz acide carbonique, dans les cloches remplies de mercure ; 3° de l’eau dans le flacon bitubulé. Quelquefois ce liquide sera mêlé d’une ou de plusieurs huiles, d’acide acétique, ou de sels ammoniacaux ; mais en le soumettant de nouveau à l’action d’une chaleur rouge, il se décomposera à son tour et fournira les produits que je viens d’indiquer. Pour peu que l’on réfléchisse à la nature de ces produits formés aux dépens de la matière organique, on verra qu’ils sont tous composés de carbone et d’hydrogène, de carbone et d’oxygène, d’oxygène et d’hydrogène, ou bien d’azote et d’hydrogène; d’où il suit que ces principes sont les seuls éléments des matières organiques. Le nombre des matières végétales contenant de l’azote me paraît plus considérable qu’on ne le pense généralement : en effet, la plupart d’entre elles donnent, en se décomposant , un charbon susceptible de ournir, lorsqu’il est rougi avec de la potasse et mis dans l’eau, une plus ou moins grande quantité de cyanure de potassium (Proust, Vauquelin,etc.). Or, il est impossible d’admettre la formation d’un cyanure sans azote , à la véi ité, plusieurs de ces substances ne produisent qu’une très-petite quantité de ce corps.

Page 1