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H5G4Q HO, 40 = H3C403, HO 2 HO

Etlier. Acide acétique. ’ Eau.

Si les corps oxydants agissent encore avec moins d’énergie, il ne se forme qu’un équivalent d’eau, et il se produit de l’aldéhyde, H'^C'^O^.

De rachie acétique (voy. la classe des acides).

De ralilciiyile. ll’C'O® (étymol. alcool deshydrogéné).

L’aldéhyde est liquide, incolore, transparent, d’une odeur éthérée suffocante, d’une densité de 0,790 à 18°, sans action sur les couleurs végétales. La densité de sa vapeur est 1,479. Il bout à 21°,8. 11 brûle à l’air avec une flamme blanche pâle. L’eau , l’alcool et l’éther, le dissolvent en toutes proportions. Il dissout le phospliore, le soufre et l’iode. Le chlore et le brome le transforment en chloral et en bromal (voyez Alcool , p. 131).

Exposé à Vair^ l’aldéhyde en absorbe V oxygène, surtout en présence de l’eau , et passe à l’état d’acide acéteux, H3C'‘02, HO, s’il n’a pris qu’un équivalent de ce gaz, et à l’état d’acide acétique, H3C4Û3, s’il en a pris 2. L’acide acéteux a reçu le nom û' acide lampique , lorsqu’il prend naissance en faisant brûler incomplètement la vapeur d’alcool sous l’influence de la mousse de platine ou d’autres corps divisés. Tous les corps oxydants produisent le même effet que l’air: ainsi l’azotate d’oxyde d’argent cède l’oxygène de l’oxyde, et l’argent métallique est mis à nu; ce réactif sert a reconnaître de très-petites quantités d’aldéhyde.

Les acides sulfurique et azotique, en très-petites proportions, mis en contact au-dessous de zéro avec l’aldéhyde étendu .de la moitié de son volume d’eau, fournissent des aiguilles de métaldéhyde de la modification insoluble; le liquide surnageant contient un nouvel isojuère de l’aidé-

DK l’aldéhyde. 185

hyde, L’acide siilfhydrique, l’eau et l’aldéhyde, donnent une

huile d’une odeur d’ail, bouillant à 180" = Hi3Ci2S".

Les alcalis décomposent l’aldéhyde et le transforment en une matière résineuse brune.

Weidenbusch dit avoir obtenu avec la potasse du formiate, de l’acétaie, el peut-êirede l’aldéhydate de potasse, ainsi qu’une huile particulière et une résine d’un jaune orangé.

L’acide cyanique en vapeur décompose l’aldéhyde anhydre, et en dégage de l’acide carbonique; l’action est très-vive ; si on laisse refroidir le mélange, il se forme de l’acide = H^C^AzSO^, HO.

A 0°, l’aldéhyde, conservé dans un tube hermétiquement fermé,

• donne une matière cristalline, incolore, V élaldéJnjde, Ht2Ci206^ fusible

• à 2"-f 0°, bouillant à 94"; si , au contraire , on agit à une température 1; de 15° à 20", il se forme des cristaux prismatiques allongés de métaldé- 1 hyde, volatils à 120", sans se fondre.

Préparation. On soumet à une douce chaleur, dans une cornue qui ne li doit être remplie qu’au tiers , un mélange de 6 parties d’acide sulfur rique concentré, de 4 parties d’eau , de 4 parties d’alcool à 0,80, et de ''6 parties de bioxyde de manganèse finement pulvérisé; la matière se h boursoufle beaucoup, et il distille un liquide qui vient se condenser J dans un récipient entouré d’un mélange réfrigérant. Ce liquide, composé j d’aldéhyde, d’un peu d’alcool et d’eau, d’éther acétique et d’éther for- 1 mique, est distillé à deux reprises sur un poids égal de chlorure de calcium ; en le versant ensuite dans l’éther ordinaire saturé de gaz ammoniac, il se dépose des cristaux blancs composés d’un équivalent d’aldéhyde et d’un équivalent d’ammoniaque ; on dissout ces cristaux dans l’eau, et l’on décompose la dissolution , en vases clos et au bainmarie , par de l’acide sulfurique étendu de son volume d’eau ; l’aldéhyde ■ vient se condenser dans le récipient refroidi, et il ne s’agit plus, pour l’avoir pur, que de le distiller sur du chlorure de calcium.

Il se produit encore de l’aldéhyde pendant la préparation de l’éther I azoteux et du fulminate de mercure, pendant la décomposition de l’alcool el de 1 éther par la chaleur, lorsqu’on allume une mèche imbibée d alcool et que l’on souffle la flamme aussitôt que la plus grande {)aiiie de 1 alcool s’est évaporée, etc.; dans ce cas , l’alcool subit une combustion incomplète.

Pe la thialdine, H*3Ct2AzS''». — Elle est le résultat de l’action de l’ammoniaque sur l’huile, H13C12S7^ formée en traitant l’aldéhyde par l’eau et l’acide sulfhydrique (voy. plus haut). Elle est cristallisable, d’une densité de 1,191, fusible à 43", volatile, soluble dans l’alcool et l’éther,

très-peu soluble clans l’eau, neutre aux réactifs colorés, et formant des sels cristallisables avec les acides.

Sélénaldine, H^^Gi^AzSe'î. — On l’obtient en faisant agir l’acide sélenhydrique sur l’aldébydate d’ammoniaque.

Carbothialdine, H5G5AzS2.~Elle est le résultat de l’action du sulfure de carbone sur l’aldéhydate d’ammoniaque.

Résumé sur les dérivés de l’alcool vinique.

J’emprunterai à M. Régnault les excellentes considérations par lesquelles il a résumé ce sujet (voy. p. 245 du tome IV de son Cours élémentaire de chimie, 2® édit.). En comparant entre eux les composés nombreux dérivés de l’alcool , on reconnaît que la plupart se forment à l’aide de la molécule d’éther, G^H^O, ou de celle d’alcool, G^H^O, HO (1), dans lesquelles de l’hydrogène ou de l’oxygène sont remplacés par de^ quantités équivalentes d’autres éléments : l’oxygène, le soufre, le chlore, etc. Lorsque l’hydrogène est remplacé par des quantités équivalentes de chlore, l’équivalent du corps dérivé est, en général, représenté par le même nombre de volumes de vapeur que le corps d’où il dérive : exemples, les produits chlorés dérivés de l’éther chlorliydricfue. Il en est de même lorsque l’oxygène est remplacé par du soufre ; exemples, l’éther, C^H^O, et l’éther sulfhydrique, C^HSS. Dans ces divers cas, l’équivalent de l’élément substitué a le même volume gazeux que celui de l’élément qu’il remplace. Mais, lorsque l’oxygène, dont l’équivalent est 1 volume, est remplacé par du chlore, qui a pour équivalent 2 volumes, l’équivalent en volume du corps dérivé est souvent différent de celui du corps primitif: ainsi l’équivalent de l’éther, G'^H^O, est 2 volumes, tandis que celui de l’éther chlorhydrique, G‘*H^G1, est 4 volumes. On i encontre cependant un grand nombre d’exceptions à ces règles : ainsi l’aldéhyde dérive de l’éther par le remplacement de 1 équivalent d’hydrogène (2 volumes) par 1 équivalent d’oxygène (1 volume', et cependant l’aldéhyde, G4H402, est représenté par 2 volumes de vapeur, comme l’éther, G'îHSO; en remplaçants équivalents d’hydrogène (6 volumes) par 3 équivalents de chlore (6 volumes) dans la molécule d’aldéhjde, on obtient l’aldéhyde trichloré ou chloral , dont l’équivalent, G^HGl^02, est représenté par 4 volumes , tandis que celui de l’aldéhyde est représenté par 2 volumes.

(I) La notation chimique adoptée par M. Régnault diffère de la mienne en cc que , pour lui , la lettre H suit toujours la lettre G.

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