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C-® Cl® Chlorure dérivé de la naphtaline

Le prolochlorure de carbone parait être plus anesthésique et moins dangereux que le chloroforme (A. Reynoso, /owrn.rfepAarm., juin 1850).

Le gaz hydrogène peut se combiner avec le chlore , et donner naissance à un acide qui porte le nom d’acide chlorhydrique (muriatique). L’expérience doit se faire à la lumière diffuse, ou à une température élevée, car elle ne réussit pas à la température ordinaire et dans un lieu obscur. À la lumière diffuse. Que l’on fasse arriver un volume de chlore gazeux desséché au moyen du chlorure de calcium dans un flacon tubulé rempli d’air; bientôt le chlore, à raison de son poids, se précipitera dans le flacon et chassera tout l’air; qu’on le bouche après en avoir retiré peu à peu le tube, qu’on remplisse de gaz hydrogène desséché par le même moyen un ballon lubulé plein de mercure, et dont la capacité est égale à celle du flacon ( il y aura par conséquent un volume d’hydrogène); si, après avoir débouché celui-ci, on introduit dans son goulot le col du ballon usé de manière qu’il s’adapte parfaitement à sa tubulure, et que l’on entoure de mastic fondu les parties qui établissent la communication de ces deux vases, on remarquera c^u’au moyen de la lumière diffuse, le mélange des deux gaz ne tardera pas à s’effectuer; au bout de quelques jours, le chlore sera décoloré, et l’appareil ne contiendra plus qu’un volume de gaz acide chlorhydrique égal à celui des deux gaz employés; il sera transparent, incolore, fumant à l’air, et rougira la teinture de tournesol ; la décoloration du chlore ne saurait être complète , si , vers le deuxième ou le troisième jour, l’appareil n’était exposé pendant vingt ou vingt-cinq minutes à l’action directe des rayons solaires. A une température élevée. Si on remplit un flacon contenant de l’eau avec un mélange de parties égales de chlore et d’hydrogène gazeux, et qu’on l’enflamme à l’aide d’une bougie allutnée, il y a sur-le-champ détonation et formation d’une fumée blanche qui indique l’existence du gaz ocîrfe chlorhydrique (muriatique). Si le mélange de ces deux gaz est renfermé dans un flacon bouché, et exposé à la lumière solaire, tout ô coup I. 5

PÏUiMlÈRE PARTIE, il se produit une vive détonation; le flacon est brisé, l’opérateur court les plus grands dangers, à moins que le flacon ne soit presque entièrement enveloppé dans une serviette, ou mieux encore qu’il ne soit disposé dans un local que l’on puisse éclairer à volonté par une lumière diffuse ou par une lumière solaire. On doit les détails de ces expériences intéressantes à MM. Gay-Lussac et Thénard.

D’après M. Millon, il existerait encore un autre composé de chlore et d’hydrogène = H CP, que l’on obtiendrait en projetant peu à peu du bioxyde de plomb dans un tube de verre à minces parois, contenant de l’acide chlorhydrique concentré et entouré d’un mélange réfrigérant {Journ. de pharm., année 1842).

Caractères distinctifs du chlore. 1° Ses propriétés physiques; 2° son action sur les couleurs bleues végétales; 3Me phosphore, l’arsenic, l’antimoine, le cuivre très-divisé , brûlent dans son sein à la température ordinaire.

Le chlore est soluble dans l’eau (voy. Eau).

. La découverte du chlore date de 1774; elle est due à Scheele,quî l’appela acide muriatique déphlogistiqué (1).

Usages. On s’en sert principalement pour blanchir et pour désinfecter l’air corrompu par des miasmes. Je renvoie à la chimie Yégétaie et animale pour les détails relatifs à son emploi dans ces circonstances. On peut admettre que le chlore enlève l’hydrogène à la matière colorante; mais il arrive aussi, dans certaines circonstances, que l’eau est décomposée, que le chlore s’empare de son hydrogène, et que son oxygène, à l’état naissant, se porte sur la matière colorée pour la détruire ou la modifier. Il peut se faire aussi que le chlore se substitue à l’hydrogène et entre comme élément du nouveau corps qui s’est formé (voy. Substitutions, tome II). La médecine légale peut en retirer des avantages pour décomposer certaines matières organiques qui recèlent des poisons. Respiré pur, le chlore gazeux est excessivement irritant, et ne tarde pas à occasionner la mort. Mêlé avec de l’air, il provoque la toux, et détermine une affection catarrhale, suivie quelquefois d’hémoptysie ; d’où il résulte qu’on ne l’emploie jamais dans cet état, à moins qu’il ne soit mêlé à beaucoup d’air; ainsi divisé, on a proposé de le faire respirer dans certains catarrhes chroniques. Dissous dans l’eau, il

(1) En même temps que Scheele faisait cette découverte, il découvrait aussi le baryum et le manganèse. L’expérience qui fournit ce triple et si remarquable résultat consistait à traiter par l’acide chlorhydrique un minerai de manganèse barytifère.

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