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DES FLEURS

Fleurs de coquelicot. — Elles renferment, d’après M. Riffard , 12 de matière grasse jaune, 40 de matière colorante rouge. , 20 de gomme , et 28 de fibre végétale ; on y trouve en outre le principe narcotique du suc ; de pavot (opium).

, Girofle (fleurs desséchées du caryophyllus aromaticus , de la famille : les myrtacées, arbre qui croit particulièrement aux Moluques). — Les ! .girofles sont d’un brun foncé; leur saveur est âcre , aromatique et brûi -ante ; ils donnent une poudre grasse , surtout lorsqu’ils sont de bomie i qualité. Ils sont formés, suivant Tromsdorff , sur 1,000 parties, de 180 i i l’une huile volatile âcre, aromatique, qui communique celte propriété ! iiux fleurs, de 40 parties d’une matière extractive peu soluble, de 130 lie tannin particulier, de 130 de gomme, de 60 d’une résine particulière, ile 280 de fibre végétale, et de 180 d’eau. Lodibert y a trouvé de plus de ,a caryophylline. On emploie l’huile de girofle pour cautériser les nerfs l'ienlaires , pour détruire la carie des dents et celle des autres os. On irépare avec un litre de vin et quatre ou cinq clous de girofle une bois- • on tonique stomachique, dont on se sert avec succès dans les maladies M-'enleuses , â la fin des dévoiements, dans les infiltrations passives , et I Jlans la petite vérole, lorsque l’éruption est difficile.

! Safran {crocus sativus , de la famille des iridées). — On emploie en ! médecine, sous ce nom , les stigmates des fleurs, qui sont sous forme Me filaments longs, souples, élastiques , d’un rouge orangé foncé, sans i mélange de styles blanchâtres ni d’antennes de couleur jaune, d’une F ideur vive , pénétrante, colorant fortement la salive en jaune doré. Il ( -enferme une matière colorante rouge orangée, une huile volatile odo- •ante, de la cire végétale, de la gomme, de l’albumine, et une petite i Iluantité de sels à base de potasse, de chaux et de magnésie {Ann. de •him.., t. LXXX). On l’emploie comme assaisonnement, il est usité en i 'einlure; enfin il entre dans la composition de la thériaque, du lauda- It inm de Sydenham , de l’élixir de Garus, etc.

' Fleurs d'arnica montana (de la famille des synanlhérées , tribu des selécionidées). — Elles contiennent unerésinejaune, ayant l’odeur d’arnica, Mine matière nauséabonde vomitive, de l’acide galiique, une matière f ’olorante jaune, de l’albumine, de la gomme, du chlorure de polasf -ium , du phosphate de potasse, un sel à base de chaux, des traces de -iilfate et d’acide silicique (Chevallier et Lassaigne). Les fleurs d’arnica, !ii infusion aqueuse, sont excitantes et sudorifiques ; on les emiilole 'onlre les affections rhumatismales, la paralysie, etc.; à forte dose,

! dles sont émétiques.

Uli POLliEM ET UT HECT.41UE.

Les analyses du pollen de diverses Heurs, faites par Bucliolz, John , Macaire Princep, Fourcroy et Vauquelin, ont prouvé qu’il existe une différence notable dans la composition des grains de pollen; les substances ([Li’on y a trouvées sont des huiles volatiles et grasses , du sucre, une résine molle, de l’amidon, de la gomme, de l’albumine végétale, delà stéarine, de l’oléine, de la cire, des malates, plusieurs autres sels, et une matière que l’on a cru pouvoir considérer comme un principe immédiat, et à laquelle on a donné le nom de pollénine. Celle-ci , d’après M. Raspail, n’est qu’une poudre composée de grains de pollen avec leur épiderme, leur test, leur gluten intérieur, et une certaine quantité de résine et d’huile : c’est le gluten, dit-il, avec toutes ses variations accidentelles ; aussi ne le Irouve-t-on pas identique dans deux végétaux.

Le nectaire des fleurs est composé, d’après M. Braconnot, de 13 parties de sucre de canne, de 10 parties de sucre incristallisable, et de 77 d’eau.

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