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DES FRUITS ET DES GRAINES

; ualique, des malates de potasse et de chaux, et plusieurs sels niiné- , aux.

1 Casse ou fruit du canéficier (cassia fistula, de la famille des légu- I iiiiieuses). — Vauquelin a retiré de 1,000 grammes de ce fruit 351,55 de ./alves , 70,31 de cloisons, 132,82 de graines, 445,32 de pulpe. Gellei ,;i a fourni : sucre, 148,44; pectine, 31,25; gomme, 15,62, glutine, 7,92; [ nalière extractive amère, 5,10; eau, 236,99. La casse est un purgatif I ’ loux, on l’emploie en pulpe et en extrait ; la pulpe existe dans la cornj. losilion de l’électuaire catholicum et du lénitif.

I Tamarin (fruit du tamarindus indica, de la famille des légumineuses).

I — La pulpe contenue dans ce fruit est brune ou rouge, d’une saveur astringente, légèrement sucrée. Vauquelin y a trouvé 9,40 d’acide citrii jue , 1,55 d’acide tartrique , 0,45 d’acide malique , 3,25 de bitartrate de ootasse, 12,50 de sucre , 4,70 de gomme , 6,25 de pectine , 34,35 de parenchyme, 27,55 d’eau. La pulpe de tamarin est laxative et antiputride; liille entre dans la composition de l’électuaire catholicum. double et du léüitif. On doit rejeter le tamarin qui contient du cuivre pour avoir été Mtréparé dans des bassines de ce métal

Graines céréales. — Seigle. Suivant Einhoff, 3,840 parties de seigle ^ont formées de 930 parties d’enveloppe, de 390 d’humidité, et de 25,20 ile farine. La même quantité de farine renferme 126 albumine, 364 de h’luten non desséché, 426 de mucilage, 23,45 di amidon, 126 de sucre, !i45 d’enveloppe (perte, 208).

Seigle ergoté. — D’après Wiggers, le seigle ergoté serait formé de 35,0006 d’une huile grasse, blanche, particulière ; 1,0456 d’une matière ;;rasse, blanche, cristallisable , très-molle; 0,7578 de cérine, 46,1862 lie matière fongueuse; 1,2465 d'ergotine, matière pulvérulente rouge 'irune, ayant les plus grands rapports avec le rouge cinchonique, dont ;;lle diffère cependant par l’odeur et la saveur; 7,7646 d’osmazome végétal, 1,5530 de sucre du seigle ergoté; 2,3250 de matière gommeuse 'îxtractive, combinée avec un principe colorant azoté, rouge de sang; 1,460 d’albumine végétale , 4,4221 de phosphate acide de chaux com- )oiné avec des traces de fer, 01394 d’acide silicique.

En comparant cette analyse à celle du seigle, on verra que le seigle ■ergoté ne contient plus d’amidon, que le gluten s’y trouve altéré, et qu’il '"enferme plusieurs substances qui n’existent pas dans le seigle ordinaire. Plusieurs naturalistes pensent , d’après cela , que l’ergot du seigle o’est qu’une dégradation résultant d’une maladie produite par des causes extérieures. Virey le regardait comme l’effet d’une matière i)utride, et il attribuait ses propriétés vénéneuses à la matière Acre et à la sub-

slance animale putrescenle qu’il conlient; celte opinion n’est pas cependant généralement adoptée. Paiilet et de Candolle croient que l’ergot n’est autre chose qu’un végétal nouveau , développé dans la balle qui devait contenirlegraindeseigle. M. Guibourt ditque l’ergot n’est pas un ovaire ou un grain altéré , mais bien un champignon, qui , après la destruction de l’ovaire, s’est greffé à sa place sur le pédoncule. L’analyse du champignon connu sous le nom de uredo zea maydis, faite par Dulong, vient à l’appui de ces diverses opinions, que M. Wiggers ne balance pas à adopter. Suivant cet auteur, les effets nuisibles du seigle ergoté devraient être rapporlés à Vergotine; tandis que ses propriétés médicanienteuses résideraient dans la décoction aqueuse , qui ne renferme pas d ergotine (voy. Journ. de pharm., septembre 1832).

M. Bonjean croit au contraire, après avoir fait un grand nombre d’expériences, que c’est à une huile fixe que le seigle ergoté doit ses qualités vénéneuses, et non à l’ergotine; tandis qu’il attribue à un extrait qu’il a appelé hémostatique, et qui n’est pas vénéneux, la propriété d exciter les contractions utérines.

Le froment, Vorge, et Vavoine, contiennent tous de l’eau, de la fécule, du gluten, du glucose, de la dexlrine, une matière grasse, et des sels en quantité qui varie pour chacun d’eux , et même suivant les lieux où Ils ont été cultivés; toutefois la proportion de gluten qui forme dans la faiine la partie nutritive est plus considérable dans le froment que dans le seigle, et plus dans l’orge que dans l’avoine. Le tableau suivant, ernpiunté à M. Péligot, peut donner une idée des limites entre lesquelles varie la quantité des principes contenus dans diverses farines de froment dont on n’avait pas séparé le son {Journ. de pharm., juillet 1850).

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