LA CHIMIE ANIMALE
J’ai examiné en détail tout ce qui a rapport à I3 composition des prin- ;pes immédiats des animaux, à l’action des divers réactifs sur eux, iHX procédés qu’il faut mettre en usage pour déterminer les proxrtions de chacun des éléments qui les constituent, et qui sont le lus ordinairement l’oxygène, l’hydrogène, le carbone et l’azote, etc. (oy .p. 5 et suiv.); je n’y reviendrai pas, et je me bornerai à dire quel- ' lies mots de la décomposition par le feu de ces principes immédiats , \\ charbon animal, qui diffère notablement du charbon végétal, et ' ’ . l’action du glucose et de V acide sulfurique sur eux.
I Décomposition par le feu. Indépendamment des produits que j’ai in- I ' qués à la page 5 de ce volume , plusieurs matières azotées , sinon ■ Lites, fournissent des bases alcalines homologues avec l’ammoniaque.
’ . Wurtz pense que l’on finira par trouver toute la série de ces bases, lire même le terme H^C^Az, qui n’est pas encore connu (voy. Éthymine, Méthylamine, Butyramine, etc. , à la p.446). Quoi quMl en soit, jà, en décomposant par le feu l’huile d’os, c’est-à-dire le produit :iileux que l’on recueille dans la fabrication du noir d’ivoire, M. An- Tson a obtenu plusieurs substances dont quelques-unes sont basiques; Mirmi ces substances, il a reconnu le pyrrhol, l’aniline, la butyramine I pétinine, et une base bouillant entre 132° et 135° qui, après avoir é purifiée, possédait toutes les propriétés de la picoline , H^Ci^Az^, omérique avec l’aniline {Journ. de pharm., octobre 1849).
Charbon animal. Il est le résultat de la décomimsition par le feu , en Misseaux clos ou à l’air libre, des principes immédiats, des produits imédiats, ou des organes des animaux. Il est formé d’une partie cliaronneuse et de cendres; la partie charbonneuse est essentiellement imposée de carbone et d’azote : j’ai déjà dit, à la page 49 du tome I°'‘, le 100 parties de charbon de gélatine ont fourni à Dœbeirener 71,7 i carbone et 28,3 d’azote. Le charbon animal est noir, brillant, fra- I le, très-difficile à incinérer; calciné avec de la potasse ou de la soude,
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il donne du cyanure de polassium ou de sodium solubles, lesquels, élaiil dissous dans l’eau, précipilenl en bleu un mélange de sels de protoxyde et.de sesquioxyde de fer (bleu de Prusse). Il jouit au plus haut degré de la propriété décolorante (voy. t. I , p. 53).
Noir animal. On donne ce nom au charbon d’os, dont on fait un si fréquent usage pour décolorer les sucres. Pour'le préparer, on chauffe dans de grandes chaudières, avec de l’eau, les os préalablement divisés ; la graisse fond et vient se figer û la surface dès que le liquide est refroidi; les os, ainsi dégraissés, sont séchés à l’air, puis chauffés, pendant 7 à 8 heures, à une température rouge, dans des cylindres ou dans de grands pots en fonte; le. charbon ainsi obtenu est ensuite broyé entre des cylindres. Le noir qui a déjà servi à décolorer doit être soumis à une révivification qui le rend propre à être employé de nouveau, autrement son usage entraînerait des dépenses considérables; on le revivifie soit en le faisant bouillir avec de l’eau aiguisée d’acide chlorhydrique, qui dissout la chaux qu’il avait absorbée, soit en le débarrassant, par des lavages, des matières solubles, et en le soumettant à une nouvelle calcination qui carbonise les substances organiques adhérentes, soit enfin en l’abandonnant à lui-même pendant quelques semaines, afin de faire fermenter le sucre et les matières organiques qu’il renferme, et en le soumettant ensuite à la calcination. Le noir animal perd environ 4 ou 5 p. 100 de son poids chaque fois qu’il est revivifié; cette opération peut être répétée vingt ou vingt-cinq fois sur le même charbon.
Action du glucose et de l’acide sulfurique sur les substances organiques. Lorsqu’on étale sur une lame de verre certaines matières organiques, au milieu d’une goutte d’une dissolution moyennement concentrée de glucose , et que l’on dépose une goutte d’acide sulfurique sur le bord de la goutte de glucose, on voit, 1° que les substances albuminoïdes ne tardent pas à se colorer d’abord en rouge, puis en violet, 2° que la bile acquiert une couleur pourpre magnifique, surtout à la température de 50" c. ; 3" que les corpuscules du sang, du mucus, du pus, l’élaïne, les matières analogues à la corne, comme l’épiderme et l’épithélium, les cheveux, les plumes, la corne elle-même, la baleine, les écailles des serpents, les fibres des muscles et des nerfs bien lavées, et le cristallin , sont colorés en rouge ; 4° que les fibres des tendons, le.s membranes cellulaires et séreuses, débarrassées par des lavages cà l’eau des matières albuminoïdes, et le tissu gélatineux des os, deviennenlj d’un jaune brunâtre; 5" que les fibres du tissu élastique, après avoir bouilli dans l’eau, ne se colorent pas; G" que le tissu cartilagineiUH