DU SUCCIN
drogène solide. Elle, brûle à l’air avec une flamme très-blanche et fnligineiise , si on l’approche d’un corps en combustion. Elle est inso- -uble dans l’eau, et soluble dans l’alcool pur, l’éther sulfurique et les ! miles. Elle peut dissoudre à chaud le soufre, le phosphore, l’iode, et üurlout le camphre et la poix-résine. Les acides et le chlore donnent iivecelle des composés qui rappellent, jusqu’à un certain point, ceux l(ue l’on obtient avec la naphtaline placée dans les mêmes conditions. ")n l’emploie pour conserver le potassium et des métaux très-oxydables, mais surtout pour l’éclairage; on s’en sert en médecine comme calmant I t comme anthelminthique.
On obtient le naphte le plus pur en creusant des sources jusqu’à • 0 mètres de profondeur dans une marne argileuse qui en est imbibée, It que l’on trouve en grande quantité à Bakii sur la côte nord-est de la Hier Caspienne ; l’huile de naphte se rassemble peu à peu en assez forte irroportion.
Bitume malthe (goudron minéral). — Il existe principalement près de : lermont; il diffère fort peu du pétrole; sa consistance est visqueuse.
' n s’en sert, comme du goudron ordinaire, pour enduire les câbles et ?rjs bois ; il fait pàrtie de la cire noire à cacheter, et de quelques vernis me l’on applique sur le fer. On l’emploie pour graisser les essieux des ! barrettes , etc.
Bitume asphalte {brai gras). —On le trouve dans différentes contrées, l principalement à la surface du lac de Judée, dont les eaux sont liées. Il est solide, noir, avec une teinte brune , rouge ou grise; il est ipaque, sec, friable et inodore, à moins d’être chauffé ou frotté; 111 poids spécifique varie depuis 1,104 jusqu’à 1,205. Il s’enflamme fa- I lement lorsqu’on le chauffe avec le contact de l’air, et laisse un ré- 'du assez considérable. L’asphalte du Mexique est noir, très-brillant,
Iiisible au-dessous de 100°; quand on le décompose par le feu, il laisse m coke très-boursouflé; il contient 78,10 de carbone, 9,30 d’hydro- 'hie, 9,80 d’oxygène et d’azote, et 2,80 de cendres. On prépare des i astics bitumineux avec du brai gras et du calcaire bitumineux, ou du '1 ble.
»U SKCCIM (KAR/VBÉ, ambre JAUiVE, ÉLECTRÜM).
On trouve principalement le succin sur le rivage de la mer Baltique, ^«Ire Kœnigsberg et Mcmel. II est .solide, d’une couleur jaunâtre, in- More, insipide, d’une texture compacte, d’une cassure vitreuse; il t souvent transparent, et il peut toujours recevoir un beau poli.
Distillé, il fond, se décompose, et donne, outre l’acide succinique, des produits qui diffèrent suivant la température (voyez Préparation de P acide succinique, page 370). Si on le chauffe avec le contact de l’air, il s’enflamme facilement; il ne s’altère point dans l’atmosphère. Suivant Gehlen et Bouillon - Lagrange , l’eau bouillante dissout une portion de l’acide succinique qu’il contient. Si on le fait bouillu’ avec de l’alcool , il paraît éprouver une altération et se dissoudre en partie ; le solutum a une saveur amère, blanchit par l’addition de l’eau , rougit Vinfusum de tournesol , et précipite par les eaux de chaux et de baryte. Les huiles grasses et essentielles dissolvent le succiii préalablement fondu. D’après Berzelius, le succin est formé d’une petite' quantité d’une huile odoriférante, de deux espèces de résine, d’acide succinique, et d’une substance ayant quelque rapport avec le principe trouvé par John dans la gomme-laque. Il est employé pour ])réparer l’acidô succinique et les vernis gras ; les Orientaux s’en servent aussi pour faire des bijoux.