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DV GAZ AZOTE

Le gaz azote est incolore, inodore, transparent , et plus léger que l’air atmosphérique; son poids spécifique est de 0,9713. Il est électro-positif par rapport au soufre, et électro-négatif par rapport au phosphore (voy. p. 30).

Le gaz oxygène ne peut se combiner directement avec le gaz^azole, que lorsqu’on fait passer à travers le mélange une grande quantilé d étincelles électriques, et il se forme de l’acide hypoazotique , désigné improprement sous le nom d’acide nitreux; il se produit au contraire de 1 acide azotique, si on a ajouté de l’eau ou du. protoxyde de potassium , substances avec lesquelles l’acide azotique a beaucoup d’affinité. On peut encore obtenir trois autres composés d’oxygène et d’azote, savoir : le protoxyde et le bioxyde d’azote, et l’acide azoteux; mais ils ne résultent jamais de l’action directe des deux gaz qui les constituent. Le soufre ne se combine pas directement avec l’azote; cependant il existe un sulfure d’ azote AzS^, jaune-citron, inodore, d’une saveur âcre tiès-proiioncée, que l’on obtient en faisant réagir sur du gaz ammoniac sec du bichlorure de soufre et du chlore, et qui est formé de 22,58

PUEMIÈllE PARTIE, d’azole el de 77,42 de soufre. ( Soubeiran ,/oîmt. de chim.méd., décembre 1837.) On croit que le bore a la faculté d’absorber le gaz azote. Le carbone pur n’a point d’action sur lui ; il existe pourtant deux composés de carbone et d’azote que l’on obtient par des moyens indirects, le cyanogène et le mellon.

Le gaz hydrogène ne peut pas se combiner directement avec le gaz azote; cependant il est des circonstances particulières où ces deux corps s’unissent intimement et forment le gaz ammoniac.

Le chlore ne s’unit pas directement avec l’azote. Si l’on fait arriver du chlore gazeux dans une solution de sel ammoniac, préparée avec une partie de sel et 20 parties d’eau, le chlore est d’abord absorbé; quelque temps après, la dissolution se trouble, il se dégage une multitude de petites bulles de gaz, et il se forme des gouttes d’un liquide oléagineux, d’une couleur fauve, d’une odeur piquante, insupportable, dont le poids spécifique est de 1,653. Ce liquide, découvert par Dulong, est composé chlore et d’asoie =C13 Az; il est très-volatil, et détone avec la plus grande violence et avec dégagement de calorique et de lumière, lorsqu’on l’expose à la température de 30", ou qu’on le met en contact avec le phosphore. Laissé sous l’eaupni'e^ il disparaît en vingtquatre heures : une partie se sépare en chlore et en azote, l’autre décompose l’eau, et il se forme de l’acide chlorhydrique et de l’acide azotique. (Voy. , pour les autres propriétés, le mémoire de Sérullas, Ann. de chimie, octobre 1829.) — Théorie de sa formation. Une portion de l’ammoniaque du sel employé est décomposée par le chlore, qui s’empare de son hydrogène ; l’azote , mis à nu , s’unit à une certaine quantité de chlore et produit ce liquide détonant :

H3 Az H Cl C16 4 H Cl C13 Az

Ammoniaque. ^ A. clilorhyd. ^ Chlore. A. chlorhyd, ’ Azolure de chlore.

Mode de préparation. On prend un entonnoir de verre dont l’extrémité, tirée cà la lampe, n’offre qu’une petite ouverture et plonge dans du mercure; on verse dans l’entonnoir assez de dissolution de sel ammoniac pour en remplir sa capacité, el, à l’aide d’un tube de verre que l’on fait plonger dans- le liquide, et qui descend jusqu’au fond de l’entonnoir, on introduit une dissolution concentrée de sel commun, qui , étant plus pesante que la dissolution de sel ammoniac, occupe la partie inférieure de l’entonnoir. L’appareil étant ainsi disposé, on fait arriver du chlore au moyen d’un tube recourbé qui plonge dans la couche supé-

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