CASÉINE
DU LAIT de vache.
DU LAIT de chèvre.
DU LAIT d’ânesse.
DU LAIT de femme.
DU SANG
DE
la FARINE.
Carbone. . . , Hydrogène. . .
Azote
Oxygène. . . .
Soufre, etc. . .
Extraction. Vom extraire la caséine du lait, il suffit d abandonne! celui-ci à la coagulation spontanée , ou de la provoquer par 1 addition de quelques gouttes d’acide ou d’un peu de présure. On lave ensuite à grande eau le coagulum jeté sur un filtre, et l’on dessèche; mais si l’on veut l’obtenir pure, il faut employer l’acide sulfurique, ainsi que je l’ai
dit à la page 641. , r -i i
On obtient la caséine de la farine en traitant par l’alcool faible e
liouillant le gluten obtenu par l’action de l’eau, comme pour l’extraction de la fibrine (voy. p. 632). En filtrant la liqueur, et en la laissant refroidir, il se dépose une masse grisâtre, qui est la matière pure.
Tyrosine, HUC^^AzO^. — En fondant la caséine avec la potasse, en dissolvant la masse fondue dans l’eau , et en saturant par l’acide acétique il se précipite de la tyrosine, matière cristalline neutie, liés peu so lubie dans l’eau, insoluble dans l’alcool et dans l’éther. Loisqii on an ose la tyrosine avec de l’acide azotique ordinaire, elle se coloie en jaune, , et l’on obtient de l’acide oxalique et une substance jaune cristalline,, qui est de Vazotate de nitrotyrosine en paillettes brunes, peu solubles dans l’eau froide, solubles dans l’alcool , dans la potasse et l’ammonia-i que: ces deux dissolutions alcalines offrent une couleur rouge lutense t’acide sulfurique déplace l’acide azotique de cet azotate et donne
DË tA VITELLINE, sulfate de nilrolyrosine. La iiilrotyrosine se combine, comme le glycocolle et la leucine, avec les acides , les bases, et probablement aussi avec les sels ( voy. Journal de pharmacie, mai 1850, mémoire de Ad. Strecker).
DE 1.;Il VITEIililIVE.
La vitelline constitue la matière albumineuse du Jaune d’œuf et des œufs de carpe; pendant longtemps elle a été confondue avec l’albumine , dont elle diffère essentiellement par sa composition : elle est en effet formée de
Carbone. .....
Hydrogène
Azote
Oxygène. • • • )
Soufre f
Phosphore. . . )
Quant à ses propriétés, on voit que si la vitelline offre la plupart des f caractères de l’albumine, il existe cependant entre ces deux substances i des différences qu’il importe de signaler : ainsi l’albumine ramène au ; bleu le papier rouge de tournesol ; elle est coagulée à 60°; les acides sulfurique et chlorhydrique étendus la précipitent promptement , et elle 'est également précipitée par tes dissolutions salines de plomb et de fcuivre, tandis que la dissolution de vitelline ne change pas la couleur ^ rouge du papier rouge du tournesol ; au contraire le papier bleu semble ^ [prendre une teinte légèrement rosée; elle commence à se troubler A ? ^4", et elle dépose de gros flocons A 76°; les acides sulfurique et clilol* r ‘hydrique étendus y déterminent des flocons qui surnagent les liquides, ârit enfin les dissolutions salines de plomb et de cuivre ne la précipitent ■')as. Ces différences tiennent-elles A ce que l’albumine contient de la W'ioiide libre, et à ce que la vitelline est accompagnée d’une quantité »iensible de matière grasse? C’est ce qu’il n’est pas facile de décider. ^■')n obtient la vitelline blanche etexcm|)te de matière grasse en traitant H >ar l’alcool bouillant le jaune d’œuf i)rivé de l’albumine et séché A l’air; II’ es traitements alcooliques doivent être continués Jusqu’à ce que la vitellï ine soit entièrement décolorée (Gobley, Recherches chimiques sur le fl aune d’œuf; 1846 ).
Éi Raravitelline. — M. Gobley a retiré celte substance des œufs de carpe ; n cela près qu’elle offre une teinte rougeâtre , elle possède les propriétés
de la vilelline ; comme elle et comme l’albumine, elle est bleuie et dissoute par l’acide chlorhydrique ; sa composilion est aussi la même.
DIS L.% LÉCBTMiWE (de XeV.'.ôg;, jaune d’œuf).
La lécithine forme la majeure partie de la matière visqueuse du jaune d’œuf de poule et de la substance grasse des œufs de poisson ; elle est formée d’oxygène, d’hydrogène, de carbone , et d’une forte proportion de phosphore. Voici les caractères qui lui ont été assignés par M. Gobley, qui ii’a pas cependant pu l’obtenir encore à l’étal de pureté. Elle est molle, visqueuse, et forme une émulsion avec l’eau; peu soluble dans l’alcool froid , elle se dissout dans ce menstrue bouillant, d’où elle se sépare en grande partie par le refroidissement; elle est entièrement soluble dans l’éther et inaltérable à l’air. Les acides elles alcalis minéraux la transforment facilement en acides oléique, margarique et phosphoglycérique. Elle ne saurait être confondue avec l’acide sulfoléique décrit par M. Frémy, parce qu’elle ne rougit pas le tournesol, parce qu’elle n’est pas décomposée par l’eau, même bouillante, tandis que l’acide sulfoléique est décomposé par ce liquide à la température ordinaire. La jécilhine donne en 'se décomposant dans le vide des produits qui permettent de la considérer comme formée d’acide phosphorique, d’oléine et de margarine; mais constitue-t-elle réellement un phosphate d oléine et lie margarine, ou bien est-elle un principe immédiat particulier?
Ün retire la lécithine de la matière visqueuse du jaune d’œuf et mieux encore de la substance grasse des œufs de carpe ( Gobley, Journal de pharmacie , ]\x\n 1850).
DE CÉRÉBUIJVE.
La cérébrine existe dans le jaune d’œuf de poule, dans les œufs et dans la laitance de carpe, où elle est beaucoup moins abondante que la lécitlune. Suivant M. Gobley, elle ferait également partie du cerveau, et ne serait que l’acide cèrébrique décrit par M. Frémy. La composition de la cérebrine vient à l’appui de cette dernière opinion; en effet, on
trouve :
CÉRÉBRINK.
Carbone
Hydrogène
Azote
Phosphore
Oxygène, . . . • •
ACIDK CÉRÉBRIQUE.
66,8-j Carbone 66,7
10,82 Hydrogène 10,6
2,29 Azole 2,3
0,43 Phosphore 0,9
19,61 Oxygène )9,.>
La cérébrineesl en feuillets très-légers , en petites plaques semblables à la cire blanche, ou en grains comme cristallins; elle est incolore, inodore et insipide; elle est neutre dans le jaune d’œuf, et la très-légère coloration rosée qu’elle communique au tournesol est due évidemment <à ce qu’elle retient une quantité infinitésimale de l’acide avec lequel elle a été préparée. Si elle a été préalablement desséchée, elle fond entre 155° et 160°; au delà de ce degré, elle devient brunâtre et se décompose en donnant des produits ammoniacaux et un charbon difficile à brûler, qui n’est pas sensiblement acide; si le charbon qui provient de la décomposition de la matière grasse blanche de Vauquelin contient une quantité notable d’acide phosphorique, c’est que celle matière n’est pas de la cérébrine pure. La cérébrine incinérée fournit du phosphate de chaux. Elle est insoluble dans l’eau froide et bouillante ; avec ce dernier liquide surtout, elle se gonfle à la manière de l’amidon et jouit de la propriété de mousser comme l’eau de savon. L’alcool ne la dissout que lorsqu’il est bouillant; l’éther est sans action sur elle ; l’acide chlorhydrique ne la colore pas en bleu. Elle s’unit avec les acides et les retient avec une grande opiniâtreté. Elle a une certaine affinité pour les bases, sans pourtant former avec elles des sels à proportions définies. Comme la lécithine, elle relient toujours une certaine quantité de phosphates terreux, malgré les nombreux traitements alcooliques et élhérés qu’on lui a fait subir; elle concourt probablement à mettre ces sels en circulation dans les animaux. On l’obtient en traitant 200 grammes de matière visqueuse du jaune d’œuf par 500 grammes d’alcool à 88 cent. , et 50 grammes d’acide chlorhydrique ou sulfurique (Gobley, voy. Journ. depharm., août 1850).
»E EA GÉLATIME. H*®C'®Az®0®.
Lorsqu’on fait bouillir dans l’eau la chair musculaire, la peau, les ligaments, les os, les tendons, les membranes, etc., on obtient une dissolution qui, étant concentrée par l’évaporation, se prend en gelée par le refroidissement, et fournit une substance à laquelle on a donné le nom de gélatine. Celte matière existe-t-elle toute formée dans les parties des animaux d’où on la relire, comme on l’a pensé pendant longtemps, et comme le croit encore M. Bouchardat, ou bien est-elle le résultat d’un changement de composition que ces parties éprouveraient par l’action de l’eau bouillante? En admettant cette dernière opinion , qui parait la i)lus i)lausible, on ne devrait plus ranger la gé-
laliiie parmi les principes immédiats qui existent tout formés dans les animaux.
Quoi qu’il en soit, la gélatine pure, préparée comme il sera dit plus bas, est solide, cassante, transparente, incolore, inodore, insipide, plus pesante que l’eau, sans action sur la teinture de tournesol et sur le sirop de violettes ; sa dureté et sa consistance varient beaucoup. Chauffée dans des vaisseaux fermés , elle fond , et si on la fait refroidir, elle laisse une masse très-cohérente; si on élève davantage la température, elle se décompose, et donne de l’eau, du gaz acide carbonique, du sesquicarbonate d’ammoniaque, de l’acétate et du cyanhydrate de la même base, une huile épaisse noire , du carbure d’hydrogène, du gaz oxyde de carbone, du gaz azote, et un charbon volumineux et léger. Exposée à l’air humide, elle absorbe un peu d’eau, et se gonfle. L’eau froide la ramollit sans la dissoudre, et l’hydrate à ce point, qu’elle peut absorber six fois son poids de ce liquide; à 100" elle la dissout. Cette dissolution est favorisée par une petite quantité d’acide ou d’alcali.
La dissolution aqueuse de gélatine pure est incolore , sans action sur les couleurs végétales , et susceptible de devenir acide lorsqu’on l’abandonne à elle-même à une température de 15" à 25"; elle finirait même par se moisir et se décomposer entièrement. Les acides et les alcalis étendus d’eau ne la troublent point; il en est de même de la plupait des sels : toutefois les chlorures d’iridium et de mercure , l azotate de piotoxyde de mercure et le sulfate de sesquioxyde de fer, la précipitent. Lorsqu’on fait arriver du chlore gazeux dans celte dissolution, il se forme de l’acide chlorhydrique aux dépens de l’hydrogène de la gélatine , et un produit blanc floconneux composé de filaments nacrés trèsflexibles, très-élastiques, que l’on peut regarder comme de la gélatine altérée et combinée avec du chlore et avec de l’acide chlorhydiique. L’alcool précipite la gélatine de sa dissolution aqueuse concentrée ; le précipité disparaît si l’on ajoute une assez grande quantité d eau. Lhématine, la noix de galle , le tannin , et les diverses matières végétales astringentes, solubles dans l’eau, occasionnent également des piécipités dans le solutum aqueux de gélatine; cette propriété, considéiée pai beaucoup de chimistes comme caractéristique de la dissolution de gélatine, ne l’est pourtant pas; car on la retrouve dans plusieurs autres substances azotées neutres. Le préciiiilé qu’y détermine la noix de galle est d’un blanc grisâtre, collant, élastique , durcissant par la dessiccation , insoluble dans l’eau , insipide, im|)ulrescible . et soluble
dans un excès de gélatine; il ne constitue pas le cuir tanné, comme on Ta cru (voy. Peau). Enfin la dissolution aqueuse de gélatine se prend en gelée par le refroidissement lorsqu’elle est suffisamment concentrée; suivant Bostock, il suffit, pour que ce phénomène ait lieu , de dissoudre une partie de gélatine dans 100 parties d’eau bouillante, tandis qu’avec une plus grande quantité de liquide, on n’obtient la gelée qu’à l’aide de l’évaporation : ce caractère suffit pour distinguer la gélatine des autres matières animales ; toutefois, lorsqu’on fait bouillir pendant longtemps une dissolution de gélatine, même concentrée, elle perd la .propriété de se prendre en gelée.
Les huiles, l’éther et l’alcool concentré, ne dissolvent point la gélatine ; sèche. L’alcool enlève à la gélatine l’eau d’interposition qu’elle con- I lient , en lui faisant subir une contraction considérable, mais égale dans itous les sens ; on a mis cette propriété à profit dans ces derniers temps, ipour réduire de grands dessins à des proportions plus petites et Irès- ' exactes: pour cela on imprime ou l’on dessine le sujet sur une plaque 1 mince de gélatine , comme on le ferait sur du papier, et on l’immerge dans l’alcool concentré; peu à peu, par la soustraction de son eau, la ; gélatine se contracte, et ramène le dessin à des proportions plus peilites, mais rigoureusement exactes.
Si on calcine de la gélatine avec de la potasse ou de la soude, on ob- • tient de l’acide oxalique (Gay-Lussac).
L’action de l’acide sulfurique concentré sur la gélatine est extrêmement remarquable. Si , après avoir fait macérer pendant vingt-quatre ilieures une partie de cette substance dans 2 parties d’acide sulfurique 'Concentré, on fait bouillir le mélange avec de l’eau pendant cinq heuires, en ayant soin de remplacer ce liquide à mesure qu’il se volatilise, tel que l’on sature l’excès d’acide sulfurique par la craie (carbonate de 'Chaux), on obtient un liquide qui, étant filtré, évaporé, et abandonné «à lui-même, fournit, 1“ du ghjcocolle\ 2° un liquide sirupeux incristaltlisable, composé d’une matière sucrée cristallisable, d’une substance Ipeu azotée précipitable par la noix de galle, d’ammoniaque, et d’une substance désignée sous le nom de leucine , à cause de sa couleur I blanche (voy. p. 650).
L’acide azotique finit par convertir la gélatine en acide oxalique.
Lorsqu’on traite la gélatine par l’acide chromique, on obtient des acides cyanhydrique, benzohiiie, valérianique et acéti(|ue, du valéroni- Irile et du valéracétonitrile.
La gélatine a des usages nombreux; c’est à elle (|ue l’on doit rapporter les effets et les propriétés à la fois adoucissantes et relâchantes des
bouillons de veau, de poulet, de grenouille et de vipère (voy. Bouillon). On l’emploie souvent dans la préparation des eaux minérales artificielles, lorsqu’on cherche à remplacer les subslances organiques qui font partie des eaux naturelles que l’on veut imiter. Dissoute depuis G4 jusqu’à 190 grammes et plus dans l’eau, elle constitue des bains nutritifs et adoucissants , dont on fait un très-grand usage chez les personnes affaiblies par des maladies antécédentes , ou actuellement tourmentées d’affections nerveuses, inflammatoires, etc. On emploie aussi, dans les mêmes cas, la décoction de gélatine sous forme de lavement. On fait également entrer la gélatine dans la composition des bains et des douches, lorsqu’on veut modérer l’effet irritant des préparations sulfureuses , et notamment du foie de soufre. On sait que la gélatine a été ])rônée contre les fièvres intermittentes ; il est même certain que, chez plusieurs des malades soumis à l’usage de celle substance, la fièvre a perdu de son intensité, de sa longueur, ou même qu’elle n’a point reparu; mais on est parfaitement convaincu aujourd’hui que l’efficacité de ce médicament est loin de pouvoir être comparée à celle de plusieurs autres substances qu’on lui préfère à juste titre.
Par suite de l’action que le tannin exerce sur la gélatine, cell-eci devient insoluble dans l’eau, tout en conservant de la transparence ; c est en profilant de celte propriété que l’on est parvenu à imiter avec une si grande perfection l’écaille et l’ivoire.
C’est avec la gélatine que l’on obtient les pains à cacheter transparents et certaines colles à bouche.
La gélatine, préparée par des procédés spéciaux et plus ou moins pure , constitue toutes les diverses espèces de colles-fortes du commerce. ,
GlycocoUe (sucre de gélatine), H^C'^AzO'^. — Il est le résultat de l action de l’acide sulfurique concentré sur la gélatine, ou de celle de 1 acide hippurique bouillant sur 4 parties d’acide chlorhydrique concentré. Il est sous forme de cristaux d’une saveur douce, sucrée , analogue à celle du sucre de raisin; mais il ne fermente pas. Il est neutre aux réactifs colorés, soluble dans l’eau et insoluble dans l’alcool et l’éther. Les corps oxydants, tels que le chlore, le permanganate de potasse , 1 acide azotique concentré, le transforment en un acide non azoté (?nfrasaccliarirjue àeBvacoimol) (I). Il se combine avec plusieurs acides et
(I) Ucl acide cristallise en bea ix prismes incolores, iransparenls , aplatis, légèrement striés , doues d’une saveur acide un peu sucrée; il est très-soluble dans
ec certains oxydes, avec le chlorure de platine et avec plusieurs sels; lauffé avec la potasse, il dégage de l’ammoniaque.
^ Valéracétonitrile, H48C52Az40‘2. — H est le résultat de l’action de l’aie chromique sur la gélatine. 11 est incolore, fluide, d’une saveur lérée, d’une densité de 0,19, bouillant à 69", inflammable, soluble ns l’e».i et dans l’éllier, et décomposable, par l’acide sulfurique conntré, en acides acétique et valérianique, et en sulfate d’ammoniaque. .Colle-forte. — La colle-forte la plus pure est très-dure, fragile, d’uii un foncé , également transparente dans toutes ses parties, et sans icune tache noire; l’eau froide la gonfle et la rend gélatineuse, sans la isoudre ; elle n’est soluble dans ce liquide que lorsqu’elle n’est pas 're. C’est des rognures de peau de plusieurs espèces d’animaux, des »)ots et des oreilles de cheval, de bœuf, de mouton , de veau, etc., ’on l’extrait. On l’emploie dans la composition de la peinture en déimpe, j)our coller les bois, pour fabriquer le papier, ete. Il y a une ;'iété de colle-forte appelée size , qui ne diffère de la précédente que r;’ un plus grand degré de pureté, et dont les papetiers se servent :.ir fortifier le papier; elle est aussi employée par les fabricants de lie, les doreurs, les fourbisseurs, etc. On l’obtient avec les peaux înguille, le parchemin, les peaux de chevreau, de chat, de lapin , etc. i ^réparation. J’indiquerai plus lard le procédé que l’on doit employer î .ir obtenir la gélatine des os (voy. l’article Os). Pour préparer la Ile-forte avec les rognures de peau, de parchemin, de gants, avec sabots, les oreilles de bœuf, de cheval, de mouton, de veau, etc., détache le poil et la graisse contenus dans ces matières, on les fait ’.iillir pendant longtemps avec beaucoup d’eau ; on enlève les écuïs, dont on favorise la séparation à l’aide d’une petite quantité d’alun de, chaux; on passe la liqueur, et on la laisse reposer ; on la décante '011 la fait chauffer en enlevant les nouvelles écumes qui se forment 81 surface; lorsqu’elle est suffisamment concentrée, on la verse dans ^ moules préalablement humectés, où elle se prend en plaques molles I ■ le refroidissement; au bout de vingt-quatre heures, on les coupe en ’lelles, et on les fait sécher dans un endroit chaud et aéré, en les ' ianl sur des filets.
Colle de poisson , ichthyocolle. — Celte variété de colle n’est autre chose
II, el ne précii)ile aucune des dissolutions métalliques. Mis sur les charbons 'enls , il détone à la manière du nitre. Il forme des sels avec les bases. Il est •posé de
que la membrane interne de la vessie natatoire de différents poissons lavée et desséchée en plein air ; la plus estimée est incolore, demi-trans j)arente , sèche , inodore , insipide , moins soluble dans l’eau que la colle forte; mais se dissolvant bien dans l’eau hpuillante, dans laquelle d’a bord elle commence par se gonfler beaucoup. L’eau froide contenant ou 2 millièmes d’acide chlorhydrique la dissout très-bien. Elle eî fournie par les esturgeons suivants ; accipenser sturio, steilatus, huro e rhutenus; on en retire aussi de tous les poissons sans écailles, dt loups marins, des marsouins, des requins, des sèches, des ba leines, etc., mais celle-ci est inférieure à l’autre. On l’emploie pou clarifier les liqueurs, pour donner de l’apprét à la soie, pour prépare le taffetas gommé, pour augmenter la consistance de certaines gelée végétales , etc. Pour l’obtenir, on lave la membrane interne de la vessi natatoire de ces poissons; on la dessèche un peu , et quelquefois on ! roule, et on achève la dessiccation , ou bien on la laisse en plaques en l’on dessèche de suite.
On prépare encore une colle moins pure, en traitant par l’eau boui lante la tête, la queue et les mâchoires de certaines baleines et e presque tous les poissons sans écailles.
DE liA CUOIVDUIME. H*®C®*Az<O^L
Longtemps confondue avec la gélatine, la chondrine en diffère p; sa composition et par quelques réactions chimiques. On l’obtient en fa saut bouillir dans l’eau , pendant quarante-huit heures , les cartilag costaux d’homme ou de veau ; lorsque la dissolution est prise en gelé( on traite celle-ci par l’éther, qui dissout les matières grasses avec le quelles elle était mêlée. Elle est solide et diffère de la gélatine, par' que sa dissolution aqueuse est précipitée par presque tous les acid et par le sulfate d’alumine, l’alun et l’acétate de plomb. Le chlore y fi naître un précipité=fl26C32Az‘^C10i‘î.
DE liA EEUCIAE (de Xeuxèç, blaoc). H”C'*AzO*.
La leucine est un produit de l’art; elle a été découverte par M. Br connot en traitant la fibrine, la gélatine et la laine, par l’acide suif rique. Elle est sous forme de petits cristaux aplatis , circulaires , blanc semblables aux moules de boutons, avec un rebord â leur circonféreii et une dépression dans leur centre ; sa saveur est analogue à celle \ bouillon -, elle est plus légère que l’eau. Chauffée , elle fond et se si.
DE LA LEUCINE.
le en partie ; une autre portion se décompose et fournit des pros analogues à ceux qui ont déjà été mentionnés (voy. p. 4). Elle oluble dans l’eau, et la dissolution n’est troublée par aucun sel méique, si ce n’est par l’azotate de mercure, qui y fait naître un pré- L.é blanc floconneux. L’alcool bouillant en dissout beaucoup plus la température ordinaire. L’acide azotique la dissout, sans déga- ;ent de vapeurs rutilantes, et forme un composé désigné, par M. Braiot,sous le nom d’acide niiroleucique , et qui paraît être de l’azotate liucine, d’après MM. Laurent et Gerhardt = Hi3Ci2Az0^,Az05,H0. Il iralise la chaux, avec laquelle il produit un sel qui cristallise en >s groupes arrondis, et qui fuse sur les charbons ardents; la ma- ;le salure également l’acide nitroleucique, et donne un sel en petits &aux grenus , nullement déliquescents.
leucine, fondue avec son poids de potasse caustique, jusqu’à ce Il’ammoniaque qu’elle fournit soit mêlée d’hydrogène libre, donne ))rd de l’acide valérianique, puis de l’acide butyrique. téparation. L’aposépédine, dont j’ai parlé à la page 640, n’étant que leucine, on obtient celle-ci en laissant putréfier, pendant plusieurs . , le fromage mou frais ; quand il ne se dégage plus de gaz , on Il la masse d’eau, on filtre et on évapore jusqu’en consistance de ; on traite celui-ci par l’alcool bouillant; le liquide filtré laisse iser la leucine (aposépédine), que l’on purifie à l’aide de plusieurs iillisations successives dans l’alcool. On prépare aussi la leucine en ;ant par l’eau froide de la chair de bœuf très-divisée ; on exprime iment le résidu dans une toile, et on le mêle avec son poids d’a- 'sulfurique concentré; on chauffe jusqu’à ce que toute la chair soit 'ute, et on laisse refroidir, pour séparer une couche de graisse qui I formée pendant l’action de l’acide: on étend la dissolution d’eau icilitre pour 30 grammes d’acide), et on la fait bouillir pendant 'de neuf heures, en renouvelant l’eau à mesure qu’elle s’évapore : i.e époque, on salure la liqueur avec du carbonate de chaux, on et on fait évaporer jusqu’en consistance d’extrait; en faisant li lir cet extrait, à plusieurs reprises , avec de l’alcool à 34 degrés de >imètre de Baumé, on obtient la leucine |)ar le refroidissement des Mirs; à la vérité, elle retient une certaine quantité de matière ani- I, que l’on sépare au moyen de l’acide tannique, qui jouit de la proii de la précipiter, sans agir sensiblement sur la leucine.