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DE DA MATIÈRE JAUNE DU SÉRUM DU SANG

nü liÀ «iÉnoi.iivE.

La séroline a élé découverte dans le sérum du sang par F. Boudet. .e est blanche, légèrement nacrée, fusible à 36°; la chaleur la trans- ■'me en une huile incolore plus légère que l’eau. Elle ne fait pas d’éjlsion avec ce liquide froid ; l’éther la dissout facilement; elle est un in soluble dans l’alcool bouillant, et insoluble dans ce menstrue Üd. Qn l’obtient par le refroidissement de la décoction alcoolique du •uni du sang desséché.

DE EA MATIÈRE arACAE DE ISÉREM DE SAAG.

'.]ette substance , considérée par quelques chimistes comme apparient à la bile répandue dans le sang, est regardée par d’autres comme irésultat d’une altération de l’hématosine sous l’influence des alcalis, ii prend alors une couleur jaune.

i)n fait bouillir dans de l’alcool à 18 degrés du sang de bœüf desséché ppulvérisé; ce menstrue dissout de la matière grasse, des sels, et un n d’albumine altérée; la portion du sang non dissoute est lavée sur filtre, à plusieurs reprises, avec de l’eau distillée, qui dissout la maf ‘e jaune ; on évapore les eaux de lavage filtrées, et l’on traite par ■ cool à 18 degrés, froid , le produit de l’évaporation. L’alcool dissout nalière jaune , des sels et un peu d’albumine: il est coloré en jaune ;r; en le mêlant avec de l’alcool à 36 degrés, l’albumine et la plus :iide partie des sels se déposent, tandis que la matière jaune reste en sjolution; on filtre, et on fait évaporer la liqueur jusqu’à siccité; on i: le le produit par l’alcool à 36 degrés , qui acquiert une couleur jaune rr; on verse de l’éther, qui précipite un peu de sel marin et qui ret‘it la matière jaune en dissolulion ; on évapore pour volatiliser l’éthei-, '>n obtient la matière jaune , à la vérité mélée d’un peu de laclate de 'de, et offrant une réaction alcaline. Ce procédé ne fournil pas tonie matière que contient le sang.

insi isolée, celle matière est d’un jaune orangé quand elle est sèche -:n masse; elle est soluble dans l’eau, dans l’alcool , dans l’élher, et s les graisses; le chlore la décolore, et la liqueur qui en résulte ne ait pas contenir de fer. Les acides concentrés et les alcalis ne l’alnl pas à froid. C’est elle qui colore le sérum en jaune.

»E li’HÉlIlAPnŒIME ET DE E’iIÉHACTAIVniE.

M. Simon a retiré du sang une matière colorante, Vhémaphœine, sc lubie dans l’eau et dans l’éther. L’hémacyanine a été extraite du mên’ liquide par M. Sanson. Elle est bleue, insoluble à froid dans l’eau, l’a' cool et l’éther, soluble dans l’alcool bouillant.

DE LA TATBBAE. IPC'''AzS^O’.

Ce corps a été découvert par Gmelin , dans la bile de bœuf préalabf ment soumise à l’influence de l’acide chlorhydrique. Le procédé le pli simple pour l’obtenir consiste A faire bouillir la bile déjà précipitée pi l’alcool avec l’acide chlorhydrique, dans la proportion de 100 parti d’eau, 10 parties de bile, et 2 d’acide chlorhydrique, jusqu’à ce que liqueur, d’abord trouble, soit redevenue claire, et laisse précipiti une matière d’un brun verdâtre; on décante la liqueur et on l’évapor| jusqu’à ce que la majeure partie du sel marin qu’elle renferme ait cri| tallisé; on ajoute alors à l’eau mère cinq ou six fois son volume d’a cool , et on l’abandonne à elle-même pendant quelque temps; la tauri. cristallise presque en totalité ; il suffit de filtrer et de laver ces crista avec de l’alcool, et de les redissoudre dans l’eau bouillante, pour 0| tenir la taurine pure, sous forme de prismes hexaèdres réguliers, te minés par des pyramides à quatre ou à six faces. Dans cet état, elle ofl une saveur piquante qui n’est ni sucrée ni salée; elle n’exerce auciu action sur les couleurs végétales; exposée à la chaleur, elle fond en » liquide épais brun , se boursoufle et se décompose à la manière des n| lières azotées. Lorsqu’on la fait brûler, elle exhale l’odeur de l’indig| et laisse un charbon facile à incinérer. L’eau, à 12° c., en dissout .i seizième de son poids; elle est plus soluble dans l’eau bouillante. L. cool bouillant n’en dissout que de son poids. L’acide sulfuriqua dissout à froid, et mieux s’il est bouillant ; la dissolution devient brun ne précipite pas par l’eau, et ne dégage pas d'acide sulfureux. La ta rine est également soluble dans l’acide azotique froid, sans subir d’i tération. La dissolution aqueuse n’est précipitée ni par les alcalis, par les dissolutions métalliques. Elle contient du soufre. Chauffée at une dissolution très-concentrée de polasse caustique, elle donne l’ammoniaque.

DE l’aLLANTOÏNE.

DE liA BIlilIVE.

La biline existerait dans la bile fraîche, d’après Berzelius et Mulder; tandis que, suivant Liebig, elle ne serait qu’un composé de soude et d’acide bilique. Quoi qu’il en soit, elle ne serait précipitée ni par l’acide sulfurique ni par le sous-acélate de plomb. Elle serait facilement décomposable par différents réactifs, qui la transformeraient toujours en ammoniaque, en taurine, et en un groupement moléculaire, susceptible de divers degrés d’hydratation, et pouvant former alors ou ide la dyslysine avec HO, ou de l’acide cholinique avec 2H0, ou de l’acide fellanique avec 3H0, ou de l’acide fellique avec 4HO, ou de l’acide :cholique avec 5H0. Suivant Mulder, la biline se combinerait en diffé- Tentes proportions avec les acides précédents, pour donner naissance îuix acides hilifelUque et hilicholonique.

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