DE LA DA'SLYSINE. 2HO
Elle est le résultat de l’ébullition prolongée de l’acide cholique avec i a potasse caustique. Elle est blanche', friable, d’aspect résineux, insoliuble dans l’eau. Suivant Mulder, il existe une dyslysine soluble dans ’élher, et une autre insoluble dans cet agent; ces deux corps différe- •aient entre eux par les éléments d’une certaine quantité d’eau.
D® CIIOLACROL. H5C*Az®0^®.
Le cholacrol est un corps neutre, volatil, que l’on produit en décom- )osant la bile par l’acide azotique; chauffé, il fait entendre une sorte M’explosion. On peut le dédoubler en acide cholestérique et en acide lypoazotique.
DE L’ALLAAToÏaE ( ACIDE AttANTOÏQUE). ïPC^AzO®.
Ce corps, que l’on peut représenter par 2 équivalents de cyanogène l’I 3 équivalents d’eau, a été extrait pour la première fois, par Vau- |udin et Buniva, de la liqueur allantoïque des vaches; mais depuis, iiebig et Wœhler ont démontré que l’on pouvait également l’obtenir en lécomposatit l’acide urique; en effet, le procédé le plus simple pour le I ‘réparer consiste à faire bouillir I partie d’acide urique dans 2 parties ! l’eau, auxquelles on ajoute par petites portions du bioxyde de i)lomb, II. 42
tant que celui-ci change de couleur; on filtre la liqueur bouillante, et on évapore jusqu’à ce qu’il se formé des cristaux à la surface; lorsque la liqueur est refroidie, on reprend ces cristaux par l’eau , pour les purifier par de nouvelles cristallisations (1). On peut encore le former en traitant l’acide urique, par un mélange de potasse caustique et de cyanure rouge de potassium et de fer; il se produit aussi , dans ce cas, de l’acide lantanurique , H'^C^Az^O^s, HO.
Lorsqu’on veut retirer l’allantoïne de la liqueur allcintoïque des vaches, on évapore celle-ci Jusqu’au quart de son volume, et on laisse cristalliser; le produit est ensuite repris par l’eau , traité par le charbon animal, et évaporé de nouveau; par une seconde cristallisation, on obtient l’allantoine très-pure.
Elle cristallise en prismes rhomboédriques, brillants, incolores, d’un aspect vitreux, insipides, sans action sur le tournesol, solubles dans 160 parties d’eau froide, et plus solubles dans l’eau bouillante. L’eau, entre 110° et 120°, la change en urée et en acide allanturique ; l’urée se transforme plus tard, en agissant sur les éléments de l’eau, en carbonate d’ammoniaque.
L’allantoïne se comporte avec les alcalis et les acides hydratés comme une véritable amide, et se change peu à peu en acide oxalique et en ammoniaque. Elle se dissout dans l’acide azotique à une douce chaleur, et laisse déposer par le refroidissement une grande quantité d’azotate d’urée cristallisé; avec l’acide chlorhydrique, elle donne du chlorhydrate d’urée; il se forme aussi, soit par l’acide azotique, soit par l’acide chlorhydrique , de V acide allanturique.
L’allantoïne donne avec l’azotate d’argent ammoniacal un précipité, AgO,HSC8Az405.
Acide allanturique, H’CiOAz^O». — Cet acide, qui est aussi le résultat] de l’action de l’allantdïne ou de l’acide urique sur le bioxyde de plomb.,; est amorphe, déliquescent, soluble dans l’eau, presque insoluble dansi l’alcool; il précipite les sels de plomb et d’argent.
Acide lantanurique , H'îCSAz^O®, HO. j
DE E’AELOXAME. H^C*Az'*0'°. j
On obtient l’alloxane eii ajoutant^ par petites portions, et à une lem-j
(1) Dans cette opération, l’acide urique est transformé en acide oxalique, cii urée et en allantoïne, par l’oxygène du Dioxyde de plomb et par trois équivalent; d’eau qui se fixent sur lui.
DÉ L’aLLOXANE.
péralure bien ménagée, une partie d’acide urique sec à 4 parties d’acide azotique de 1,41 ou de 1,5 de densité; l’acide urique se dissout avec effervescence , et en développant de la chaleur ; il se forme peu à peu une telle quantité de cristaux grenus blancs et brillants , que la liqueur ne tarde pas à se prendre en masse ; on fait sécher toute cette masse , on la redissout dans l’eau bouillante, et, par le refroidissement, on obtient des cristaux à'alloxane pure; il se produit aussi pendant cette réaction de Vhydrilurate d’ammoniaque. L’alloxane est en prismes rhomboïdaux obliques, incolores, transparents, d’une saveur salée astringente, d’une odeur nauséabonde, rougissant le tournesol; exposée à une douce chaleur, elle perd 25 p. 100 d’eau et devient anhydre; elle est très-soluble dans l’eau, et colore la peau en pourpre; traitée simultanément par un alcali et par un sel de protoxyde de fer, elle fournit une liqueur ■ d’un bleu indigo. Elle ne se combine pas aux oxydes sans se décomposer ;
' c’est un corps très-peu stable.
Si l’on ajoute à une dissolution à'alloxane un excès d’ammoniaque, tet qu’on porte le tout à l’ébullition , que l’on sature la liqueur avec de 1 l’acide sulfurique étendu, et que l’on continue à faire bouillir, on ob- I tient l’acide mycomélinique.
Les alcalis à froid changent l’alloxane en acide alloxanique. L’acide azotique , chauffé avec elle , donne de l’acide parabanique. En traitant -successivement l’alloxane, par l’acide sulfureux et l’ammoniaque, on obtient de l’acide thionurique. Les corps réducteurs, notamment l’acide -sulfhydrique, le protochlorure d’étain, le zinc, en présence de l’acide chlorhydrique, fournissent, avec l’alloxane, deValloxanthine.
Acide alloxanique, Rd^AzO^. — On l’obtient en décomposant, par l’a- ' eide sulfurique, l’alloxanate de baryte, préparé lui-méme en traitant l'.’alloxane à 60“ par de l’eaù de baryte. Cet acide cristallise en petites tiiguilles transparentes ou en paillettes nacrées; il est peu soluble dans ’eau froide, plus soluble dans l’eau chaude. Il sature bien les bases et ilécompose même les carbonates ; il précipite l’azotate d’argent en blanc; 'ce précipité, étant porté à l’ébullition, devient jaune, puis noir, en Produisant une effervescence. Si l’on fait bouillir une dissolution satu- ■'•ée d’alloxauafe de baryte ou de slrontiane , on obtient un préci|)ilé ■brnié d’un mélange de carbonate et d’alloxanate de baryte, et d’un nou- ‘/eau sel de celle base, le mésoxalate de baryte (voy. 1. 1“‘‘ , p. 109).
Si 1 on fait bouillir de l’acide alloxanique avec de l’eau , pendant quel- I lue temps, on obtient de l’acide carbonique, de l’acide leucoturique et 1 le la difluane.
Acide hydrilurique , H^Cl2Az30i‘. — On décompose par la potasse,
puis par l’acide chlorhydrique, l’hydrilurate d’ammoniaque, qui se produil en même temps que l’alloxane (voy. p. 659). Il est insoluble dans l’eau froide, peu soluble dans l’eau bouillante , et insoluble dans l’alcool. L’acide azotique le transforme en acide nitrohydrilurique.
Acide parabanique , C^Az^O''*, 2H0. — Pour l’obtenir, on mélange une partie d’acide urique ou une partie d’alloxane avec 8 d’acide azotique de force moyenne; on évapore la liqueur jusqu’en consistance de sirop et on l’abandonne à elle-même ; il se forme peu à peu des lamelles incolores, que l’on purifie par de nouvelles cristallisations. Par l’action de la chaleur , une partie se sublime , tandis que l’autre se décompose en donnant naissance à de l’acide cyanhydrique. Il sature bien les bases ; mais si l’on chauffe la dissolution de parabanate d’ammoniaque, l’acide se décompose et donne un nouvel acide, qui a reçu le nom d’acide ocrnlurique, composé de C6Az2H307,H0. La dissolution de cet acide se décompose par l’ébullition en acide oxalique et en oxalate d’urée.
Acide thionurique, H2C8Az3S20i4. — On l’obtient en ajoutant à froid de l’acide sulfurique à une dissolution aqueuse et concentrée d’alloxane, jusqu’à ce que le mélange exhale l’odeur de l’acide sulfureux libre; on salure par le carbonate d’ammoniaque, et l’on maintient le tout en ébullition pendant une demi-heure ; il se forme du Ihionurate d’ammoniaque, qui peut cristalliser parle refroidissement; par double décomposition, on se procure facilement le Ihionurate de plomb, que l’on décompose à son tour par l’acide sulfhydrique, pour isoler l’acide Ihionurique. Cet acide est sous forme d’une masse cristalline , composée d’aiguilles très-fines, inaltérables à l’air, et très-solubles dans l’eau; il rougit fortement le tournesol; une dissolution concentrée de cet acide, portée à l’ébullition , se prend en une bouillie blanche et cristalline qui constitue Vuramile; la liqueur surnageante contient de l’acide sulfurique libre. On obtient aussi Vuramile en traitant le thionurate d’ammoniaque par l’acide chlorhydriciue bouillant. Si l’on remplace cet acide par l’acide sulfurique, on produit de l’acide uramilique.
Acide mycomélinique, HiOGi^Az^O^O, — H est jaune, gélatineux, presque insoluble dans l’eau froide, très-peu soluble dans l’eau bouillante, et donne avec les bases des sels jaunes. Il est le résultat de l’action d’un excès d’ammoniaque sur Valloxane.
Acide leucoturique, H^C^Az^O^. — Il est en petits cristaux blancs, grenus, insolubles dans l’eau froide, solubles dans l’eau bouillante (voyez, pour sa préparation, Vacide aUoxaniqtte, p. 659).
DE l’üRÉE.
DK li’ALLOXAIVTniNE. H®C»Az*0‘°.
Proiit a le premier signalé la présence de ce corps dans la décomposilion de l’acide urique par l’acide azotique; mais MM. Wœhler el Liebig l’ont obtenu en traitant l’acide urique par le chlore, ou mieux encore, l’alloxane par un courant d’acide sulfhydrique; la liqueur se prend en une masse de cristaux confus et impurs; mais par une nouvelle cristallisation, on les obtient très-purs. L’alloxanthine cristallise en prismes obliques à quatre pans; elle est incolore ou légèrement jaunâtre; elle devient rouge dans l’air chargé d’ammoniaque, et prend un reflet métallique. Elle est peu soluble dans l’eau froide, et plus soluble dans l’eau bouillante; elle rougit le tournesol. Lorsqu’on ajoute quelques gouttes d’acide azotique à une solution d’alloxanthine bouillante, elle est transformée en alloxane pure. Si on la chauffe de même avec de l’ammoniaque, il se forme de Vuramile et du mycomélinate d’ammoniaque; tandis qu’une dissolution récente d’alloxanthine dans l’ammoniaque, exposée à l’air, absorbe peu à peu de l’oxygène et dépose des cristaux A'oxularate d’ammoniaque. Soumise à un courant de gaz acide sulfhydrique, à la température de l’ébullition, elle donne de l’acide dialuriqxie. Si l’on éva])ore rapidement une dissolution chlorhydrique d’alloxanthine, et qu’on laisse déposer la liqueur, on obtient de l’acide alliturique. Si on remplace l’acide chlorhydrique par l’acide azoti(|ue dilué, el que l’on traite par l’acide sulfhydrique, il se forme de Valloxane et du diliturate d’ammoniaque. Avec les sels d’argent, l’alloxanthine produit un précipité noir d’argent métallique.
Acide dialurique, H^C8Az20^. — Il est en cristaux, peu solubles dans l’eau , jouissant de propriétés acides énergiques.
Acide alliturique, H2C^Az203,H0. — Les alcalis le décomposent à chaud, et en dégagent de l’ammoniaque.
Acide diliturique. — ^a composition et ses propriétés sont inconnues; on sait seulement que le diliturate d’ammoniaque est insoluble dans l’eau froide et dans l’ammoniaque caustique, et soluble dans l’eau bouillante.
DE E’IJREE. H<C®Az’0*.
L’urée fait partie de l’urine de l’homme et de celle de tous les quadrupèdes; il est probable qu’elle existe chez tous les animaux. M. Millon fcn a retiré des liquides de l’œil, et M. Régnault, de l’eau de l’amuios
de la femme. On l’a encore trouvée dans le sang des animaux auxquels on avait enlevé les reins, et dans une liqueur située entre le péritoine et les intestins de la tortue des Indes (voy. Reptiles).
On la produit artificiellement toutes les fois que dans une réaction chimique, il se forme de l’acide cyanique, C2Az0,H0, et de l’ammoniaque, H^Az: en effet,
C^AzO H3Az,H0 ^ H4C2Az202
Acide cyanique. ’ Ammoniaque. Urée.
L’urée pure est sous forme de prismes quadrilatères aplatis, incolores et transparents; son poids spécifique est de 1,350; elle n’a point d’odeur sensible (Proust) ; sa saveur est fraîche et piquante ; elle n’agit point sur Vinfusum de tournesol. Si on la chauffe dans des vaisseaux clos, elle fond à peu près à 120° c. ; si on la chauffe un peu plus, jusqu’à ce que l’acide cyanique commence à s’en séparer, il reste dans la cornue du cxjanurate d’ammoniaque et une petite quantité d’urée indécomposée, c’est-à-dire que, par l’action de la chaleur, les éléments de l’eau s’étant combinés avec ceux de l’acide cyanique, il s’est formé de l’acide cyanurique ; si on élève davantage la température, il se dégage de l’ammoniaque, et il reste dans la cornue de l’acide cyanurique; enfin, par une action plus prolongée de la chaleur, cet acide lui-même est décomposé et fournit de l’acide cyanique hydraté, qui se volatilise, et qui , s’unissant à l’ammoniaque déjà dégagée, forme du sous-cyanate d’ammoniaque, lequel se condense en un sublimé cristallin dans le col de la cornue et dans le récipient, et n’a besoin, pour être de nouveau transformé en urée, que d’ètre dissous dans l’eau et évaporé (Liebig et Wœhler, Ann. de chim., 1831). Il se produit aussi du biuret.
L’urée est un peu déliquescente lorsque l’air est très-humide; elle se dissout très-bien dans Veau. Valcool la dissout assez facilement, moins abondamment cependant et moins vite que ne le fait l’eau. La disso- : lution aqueuse d’urée, chauffée jusqu’à 140° dans un tube scellé à la lampe, s’assimile quatre équivalents d’eau, et se transforme en carbo- | nate d’ammoniaque: ^
H4C2Az2Q2 4 HQ = 2 (H3Az,H0) 2C0^ ;
Urée. ^ Ammoniaqne. ’ Acide carlionique.
Abandonnée à elle-même, la dissolution aqueuse d’urée ne larde pas à t se décomposer, et donne du sesijuicarbonale et de l’acétate d’ammo-
DE l’urée.
Iliaque, lorsqu’elle est en contact avec quelques matières organiques, comme cela a lieu si celte dissolution est conservée dans un vase ouvert, où la poussière peut avoir accès.
L’urée est transformée encore, et très-promptement, en carbonate d’ammoniaque par la fermentation (Dumas).
Le chlore la décompose, s’empare de son hydrogène, passe à l’état d’acide chlorhydrique, et il se forme des flocons semblables à une huile concrète; il se produit en outre du gaz acide carbonique, du sesquicarbonale d’ammoniaque, et du gaz azote. Elle s’unit aux acides à la manière des alcaloïdes, et fournil des produits qui peuvent très-bien .cristalliser ; toutefois elle ne se combine pas avec les acides lactique, hippurique, carbonique et sulfhydrique. Quelques gouttes d’acide azotique, versées dans la dissolution un peu concentrée d’urée, donnent ! naissance sur-le-champ â une foule de cristaux lamelleux, brillants, et
• la liqueur se prend en masse; ces cristaux, H4G2Az202,H0,Az05, sont ^solubles dans dix fois leur poids d’eau froide, décomposables par les . alcalis , et susceptibles de détoner quand on les distille ; ce phénomène ^est dû à ce qu’il se forme une certaine quantité d’azotate d’ammoniaque, •qui, commeje l’ai dit(voy. 1. 1®*", p. 430), est susceptible de se décomposer 'Complètement par le feu ; ils fournissent aussi du hiuret. L’acide hypofazotique ne précipite point l’urée de sa dissolution, mais il la décomi pose rapidement, et en dégage des volumes égaux d’azote et d’acide
• carbonique. L’acide sulfurique faible, chauffé avec la dissolution d’urée , la décompose , et la transforme en partie en huile ; il en sépare une [portion de carbone, qui colore et trouble la dissolution; enfin il donne I naissance à beaucoup d’ammoniaque, avec laquelle il se combine, et à 'de l’acide carbonique, qui se dégage.
L’acide chlorhydrique se combine avec l’urée , avec élévation de tem- (pérature, et donne un chlorhydrate très-soluble dans l’eau. Voxalate -est peu soluble dans l’eau à froid, et très-soluble à chaud.
Plusieurs oxydes métalliques, quelques chlorures, l’azotate d’arrgent, etc., fournissent avec l’urée des composés définis et cristallisables. iQiiaud on la fait chauffer pendant longtemps avec les alcalis caustiques ou avec les acides minéraux, elle se transforme en carbonate d’ammo- ' Iliaque, comme cela a lieu avec l’eau bouillante.
L’azotite de mercure, dissous dans l’acide azotique faible ou concentré et bouillant, change l’urée en acide carbonique et en azote. Cette réaction peut servir à faire connaître la proportion d’urée contenue dans une urine, puisque aucune autre substance faisant jiai’liede
ce liquide
n’est affectée de la même manière jiar Tazolile de mercure:
664 DEUXIÈME PAETIE.
il ne s’agit que de recevoir l’acide carbonique dans un tube rempli de potasse causiique 5 1 augmentation de poids que subit l’appareil multiplié par 1,371 donne le poids de l’urée (Millon).
L uiée influe tellement sur la cristallisation de plusieurs sels avec lesquels elle est mêlée, que la forme cubique du chlorure de sodium est changée en celle d’un octaèdre, tandis que la forme octaédrique du chloihydiale d ammoniaque est transformée en celle d’un cube. 11 en est à peu près de même pour le sulfate de potasse , qu’on ne |)eut obtenii que sous forme de mamelons, tant qu’on n’a pas détruit, par la calcination , l’urée avec laquelle il était uni.
L'infusum de noix de galle ne trouble point la dissolution d’urée ; il en est de même des dissolutions alcalines; cependant celles-ci la décomposent A l’aide de la chaleur.
L’urée a été découverte par Rouelle le cadet ; mais la plupart de ses propriétés ont été exposées, pour la première fois , par Fourcroy et Vauquelin. Elle est sans usages. MM. Cap et Henry avaient admis que 1 urée existait dans l’urine en combinaison avec l’acide lactique; mais M. Pelouze a fait voir qu’il n’en est pas ainsi.
Préparation. Comme l’urée existe dans l’urine fraîche, on évapore ceHe-ci jusqu’en consistance de sirop clair, à une température inférieure A celle de l’ébullition ; on laisse refroidir, et l’on sépare la partie liquide de tous les sels qui se déposent; cette liqueur est de nouveau refroidie en la plongeant dans un mélange réfrigérant, puis on la traite par son volume d’acide azotique également refroidi, et A 1,42 de densité; les cristaux qui se forment alors sont composés d’azotate d’urée impur, qu’on lave A plusieurs reprises, et que l’on dessèche en les exprimant entre des doubles de papier Joseph, ou en les plaçant sur des briques;;, on les dissout ensuite dans l’eau pour les décolorer avec un peu de charbon animal, et l’on évapore Jusqu’A cristallisation; la dissolution de ces cristaux incolores est enfin neutralisée par du carbonate de bal yle; Fazolate de baryte qui se forme alors cristallise le premier, tandis que l’urée reste dans les eaux mères ; on évapore celles-ci jusqu’A siccité, et on traite le produit par l’alcool A la température ordinaire; on sépare ainsi toute l’urée de l’azotate de baryte, qui est insoluble dans ce liquide, et, par l’évaporation, l’urée cristallise parfaitement pure. D’après un procédé donné par Wœhler, on peut obtenir très-facilement de l’urée ; pour cela , on chauffe au rouge brun , dans un vase de tôle, imlj mélange de 2 jiai’ties de cyanure double de potassium cl de fer, et d’uiiejj partie de bioxyde de manganèse, Jnsqii’A ce que la masse commence A.I s’agglutiner, puis on lessive avec de l’eau, qui dissout le cyanate de|
Pour 2 équivalents d’or qui se déposent du sesquichlorure, 2 équivalents de cuivre entrent en dissolution; ainsi
Au2 C13 2 Cii ^ Au^ 2 CuCl Cl
Sesquichlorure d’or. ' Cuivre. Or. ^ Chlorure de cuivre. ^ Chlore.
Un équivalent de chlore du sesquichlorure d’or est donc mis en liberté; cet équivalent de chlore, se portant sur une partie de la potasse du bicarbonate, donne naissance à du chlorate de potasse et à du chlorure de potassium, sels que l’on trouve constamment dans le bain; il se dégage aussi de l’acide carbonique. La formule suivante représente donc la véritable action du sesquichlorure d’or sur le bicarbonate de potasse :
6Au2C13 6K0,12C0* 12Cu 12CuGl 5KCI KOGIQS 6Au2 12 C02
Sesquichl. Bicarb. de pot. Cuivre. Chl. de cuiv. Chlorure. Chl. de pot. Or. A. carb.
d’or.
Le procédé de dorure au trempé ne s’applique bien qu’aux objets qui sont faits en cuivre laminé. La dorure est moins solide que celle qui a été obtenue par le mercure ; ainsi l’or déposé sur les métaux par la méthode du trempé ne s’élève jamais au delà de 45 milligrammes par décimètre carré, tandis que par la dorure au mercure on peut fixer sur les pièces jusqu’à 260 milligrammes par décimètre carré. La dorure au trempé ne coûte que 18 à 20 francs par kilogramme, landis que par le mercure elle coûtait souvent jusqu’à 120 francs. L’acide acétique froid donne naissance à du ^;er^de-ô'm (sous-acétate de cuivre) lorsqu’il agit sur des bijoux dorés au trempé, tandis qu’il n’attaque pas ceux qui sont dorés au mercure; c’est que l’objet doré au trempé peut être considéré comme un réseau dans lequel il existe beaucoup d’intervalles non dorés.
Dorure au trempé par le procédé de Mill. Roseleur et Lanaux.
Pour préparer le bain, on dissout dans 5 litres d’eau 400 grammes d’un pyrophosphate soluble; on ajoute 5 grammes d’or à l’état de chlorure aussi neutre que possible; à peine ce bain commence-t-il à chauffer qu on peut l employer. La quantité de dorure obtenue par ce bain est piesque le double de celle que fournit le procédé d’Elkington; non pas que les pièces contiennent moins d’or, mais parce que le bain au pyrophosphate, avant de servir, n’a pas, comme celui d’Elkington, laissé déposer un tiers de son or, et qu’en outre ici on épuise complètement le
H® G® Az® 0* — C® I Az®0* = Biméthylurée.
CA
H‘®Q®Az*0'^ = O H®C« Az2Q2 =: Biéthylurée. (H®C^ j
Ces urées composées sont de fort beaux corps, cristallisables en prismi volumineux, très-solubles dans l’eau et dans l’alcool ; comme l’urée oi dinaire, ils sont parfaitement neutres au papier de tournesol. Leu propriétés basiques vont en s’affaiblissant à mesure que leur molécu se complique , tandis que la méthylurée précipite immédiatement p; l’acide azotique pour former l’azotate de méthylurée; la combinaisc de l’acide azotique avec l’éthylurée, quoique possible, se fait cepei dant plus difficilement.
La mélaïne existe dans l’encre de sèche. Elleest pulvérulente, noire, ini dore, insipide, décomposable parle feu à la manière de matières azotées insoluble dans l’eau, dans l’alcool et dans l’éther, soluble à froid dans l’j eide sulfurique, d’où elle est précipitée par l’eau; si l’acide est boue lant, il est décomposé et fournit de l’acide sulfureux. L’acide azotiqi concentré la dissout avec dégagement de gaz bioxyde d’azote; le solutu rouge brun se trouble par le carbonate de potasse et non par la p tasse. La potasse, la soude et l’ammoniaque, la dissolvent à chaud.
Préparation. On traite par l’eau l’encre de sèche desséchée , et c laisse déposer, pendant une semaine entière , la poudre noire qui trouve suspendue dans le liquide préalablement décanté; on épui celte poudre par l’eau, par l’alcool et par l’acide chlorhydrique, pu par un mélange d’eau et d’un peu de sesquicarbonate d’ammoniaqu le résidu constitue la mélaine.
La cantharidine, découverte par Robiquet dans les cantharide existe aussi dans toutes les espèces du genre méloé. Elle est sous fori de lames micacées, incolores, inodores, fusibles cà 210"; chauffée <
DE EA méeaÏme (de p.ÉXaç, noir).
DE EA CAATnARIDlIVE. H^C'AzO®.-
DE LA PTYALINE.
U plus fortement, elle se sublime en partie en petites aiguilles brilites. Elle est insoluble dans l’eau, soluble dans l’alcool bouillant, ns les huiles de térébenthine, d'amandes douces et d’olives, bouilites. Les acides azotique et chlorhydrique la dissolvent, à l’aide de la aleur, sans altérer sa couleur, tandis que l’acide sulfurique chaud colore en la dissolvant. La potasse et la soude caustiques liquides lu concentrées la dissolvent à froid. En appliquant sur la lèvre un mi-milligramme de cantharidine, Robiquet éprouva, au bout d’un <art d’heure, une légère douleur, et bientôt après il se forma de .ites cloches.
'Préparation. On fait macérer les cantharides pulvérisées, avec de (Icool à 36 degrés, pendant quelques jours, puis on verse ce mélange ns l’appareil de déplacement (celui qui a été décrit à l’occasion de nide tannique, voy. p. 359) ; lorsque le liquide est écoulé, on verse de nvel alcool jusqu’à ce qu’il passe peu coloré; alors, pour obtenir le niide qui est encore retenu dans les cantharides, on verse de l’eau ns l’appareil; celte dernière en chasse le véhicule employé; on disœ les dissolutions obtenues jusqu’à ce que la cantharidine puisse cris- Inser par refroidissement ; on traite de nouveau ces cristaux par l’al- );l bouillant, dans lequel on a mis du charbon animal, et on a la iitharidine parfaitement blanche (Thierry).
DE liA GVAMÜVE. H^G‘°Az®0®.
-<a guanine existe dans le guano et dans les excréments des araignées. ?; est jaune, cristalline, soluble dans les alcalis et dans les acides, ^c lesquels elle forme des composés peu stables, que l’on a assimilés ; sels. Traitée par un mélange d’acide chlorhydrique et de chlorate I potasse, elle donne de l’acide guanique, H9Ci0Az^‘07,2H0 (Unger).
DE EA PTYAEIME.
-a ptyaline existe dans la salive. Elle est solide, d’un gris blanchâtre, 3)rphe, soluble dans l’eau , à laquelle elle donne de la viscosité et de cconsistance, insoluble dans l’alcool; sa dissolution aqueuse n’est ni troublée par l’ébullition; évaporée jusqu’à siccité, elle laisse une -ise transparente, soluble de nouveau dans l’eau froide; celle dissoon n’est précipitée ni par les alcalis, ni par les acides, ni par le ‘S acétate de plomb, ni [)ar le bichlorure de mercure, ni par le (an- ! • La ptyaline, ainsi que l’a vu M. Mialhe, transforme promptement
l’amidon en dexlrine et en glucose, ce qui lui a fait donner par ce ch miste le nom de diastase salivaire. Je dirai , en parlant de la salive , (p ce fluide, non mélangé de mucus, 'ne change pas l’amidon en glucosi tandis que- d’autres matières que la salive produisent ce changemen ce qui ne justifie pas la nouvelle dénomination de M. Mialhe,
Préparation. M. Mialhe précipite la ptyaline de la salive humaine r cente et filtrée par cinq ou six fois son poids d’alcool absolu. La pty line, ainsi obtenue, constitue-t-elle réellement un principe immédia
DE LA PEPSIA'E ( de -jrétJiK; , COClion).
On a désigné aussi la pepsine sous les noms de chymosine et de gasi rase. Elle existe dans le suc gastrique. Sans prétendre qu’on l’ait obi nue à l’état de purelé , et que, telle qu’on la connaît, elle constitue i véritable principe immédiat, je crois pourtant devoir exposer ici que l’on sait de celte substance, qui joue évidemment un rôle importa pendant la digestion stomacale. D’après Wasinan , elle est solide, jaun d’un aspect gommeux, inaltérable par l’humidité, soluble dans l’ea insoluble dans l’alcool, susceplible de coaguler le lait sans le secoi d’un acide; elle agit sur les matières alimentaires comme les fermenl et perd toute son activité quand on la soumet à l’ébullition, et mém« 50°, d’après M. Blondlot. Elle n’est pas coagulée à 100°; on peut la cq geler, sans lui ôter son pouvoir digestif, pourvu qu on la dégèle lent ment et avec précaution. Le tannin et la créosote la précipitent, et enlèvent sa faculté digestive; elle est également précipitée par plusiei sels métalliques ; et, si l’on sépare par un acide les oxydes avec lesqii elle s’était précipitée, elle reprend son pouvoir digestif. D’après Vo fils, elle, est formée de carbone 57,72, d’hydrogène 5,67, d azote 21, t et d’oxygène 15,52; c’est-à-dire quelle contient beaucoup plus de c boue et d’azote qu’aucun des composés albuminoïdes.
Préparation. On fait digérer dans 1 eau distillée à 40 ou 4o c membrane glandulaire de l’estomac; au bout de quelques heuies, décante le liquide , on lave de nouveau la membrane, et on la tiaite l’eau froide, jusqu’à ce qu’il se manifeste une odeur putride; on fill et on verse dans la liqueur de l’acétate de plomb; il se forme un pr pilé de pepsine et de protoxyde de plomb; on le décompose par le acide sulfhydrique; on filtre de nouveau ; on évapore la liqueur à 35‘ jusqu’en consistance sirupeuse, puis on ajoute de l’alcool, qui do naissance à un précipité floconneux de pepsine; il ne s’agit plus qm la dessécher. M. Payen a proposé de préparer la gastérase, qui n’est '
DE LA MÜREXÎDE. 669
la pepsine, en précipitant le suc gastrique par dix ou douze fois son ids d’alcool rectifié; le précipité., dissous dans l’eau et précipité de uveau par l’alcool, donne la pepsine.
DE liA DIFEVAME. H^C®Az*0®.
;Slle est neutre, d’une saveur amère un peu salée, très-soluble dans r.u, insoluble dans l’alcool absolu, donnant de l’alloxane par l’acide :>llque. Elle est le résultat de l’action de l’eau bouillante sur l’acide oxanique.
DE E'CRAÜIILE. H®C®Az®0®.
itinsi que je l’ai déjà dit, elle est produite par l’action de l’acide ■ orhydrique sur le thionurate d’ammoniaque. Elle cristallise en lippes minces et dures; elle est peu soluble dans l’eau à chaud, et loluble à froid; elle se dissout dans l’ammoniaque et dans les alcalis ^stiques, d’où elle est précipitée sans altération par les acides. Sa isolution ammoniacale se colore à l’air en rouge pourpre, et abandonne aiguilles cristallines d’un vert métallique. Une dissolution aqueuse de =asse bouillante la décompose en acide uramilique. L’uramile, avec ' oxydes de mercure et d’argent, se décompose, à la température de ullition, en murexide, et réduit les oxydes à l’état métallique; par iide azotique, elle se change en alloxane.
Icide uramilique, H^oC^SAz^O^s. Qn l’obtient en traitant le thio- . ate d’ammoniaque par l’acide sulfurique. Il est en cristaux prismanes ou en aiguilles soyeuses, beaucoup plus solubles dans l’eau i niante que dans l’eau froide ; il donne avec les bases des sels crisüsables.
DE EA MERETKIDE. H®C“Az®0®,
'est encore è Prout que l’on doit la découverte de ce corps. Pour ■tenir, on dissout l’acide urique dans l’acide azotique étendu , et on ipore la liqueur Jusqu’A ce qu’elle prenne une teinte rouge pelure i.giion, et qu’elle donne par l’ammoniaque en excès, après avoir été 'oidie à 70", un préciiiilé jaune glaireux ; si le précipité était rouge, 'uidrait continuer l’action de l’acide azotique; dans cet état, on înd de la moitié de son volume d’eau bouillante, et on la laisse redir. On la prépare plus facilement en dissolvant dans l’eau boiiil-
lanle 1 partie d’alloxane et 2,7 p. d'alloxanlliine; dès que la liqueur e è 70°, on ajoute du car)3onale d’ammoniaque, non en excès, et la mt rexide se dépose en prismes courts, à quatre pans, présentant un refl vert doré comme les ailes des cantharides. Elle est peu soluble dai l’eau froide , qu’elle colore en rouge pourpré magnifique ; mais elle e facilement soluble dans ce liquide à 70° ; elle ne se dissout ni dans l’a cool ni dans l’éllier. Elle est soluble dans une dissolution de potassi en produisant une superbe couleur bleue d’indigo, qui disparaît par chaleur. Les alcalis et les acides la décomposent en urée, en alloxam en alloxanlhine et en murexane. L’eau bouillante la décompose en ui matière jaune, gélatineuse. Une dissolution de murexide dans l’eau, 30° ou 35°, produit dans l’azotate d’argent un précipité rouge qui devie vert par la dessiccation.
DE liA MDREXAME. H^C«Az*0®.
Elle est en petites paillettes soyeuses, très-brillantes, incolores, i solubles dans l’eau et dans les acides étendus, 'solubles dans l’amm Iliaque et dans les alcalis, sans les neutraliser. Les vapeurs ammoni cales, au contact de l’air, lui communiquent une belle couleur roii et la changent en murexide ; c’est comme l’orcine incolore, qui, dai les mômes conditions, donne de l’orcine colorée. Pour l’obtenir, chauffe la dissolution de murexide dans la potasse, jusqu’à ce que couleur bleue ait disparu ; on ajoute alors un excès d’acide sulfuriq étendu, et la murexide cristallise.
DE liA CWSTIME ( OXTDE CTSTIQÜE ). H®C«AzS*OL
Elle existe dans certains calculs cystiques. MM. Baudrimont et Ma. guti ont prouvé qu’elle contient du soufre. On l’obtient en dissolvant d; l’ammoniaque les calculs cystiques pulvérisés, en filtrant èt en évaporai la cystine se sépare en petits cristaux, incolores', inodores, insolubi dans l’eàu et dans l’alcool, facilement solubles dans l’ammoniaquë dans les acides ; on pourrait la considérer comme un alcali organil faible , cependant ses combinaisons avec les acides sont peu stab) Jetée sur les charbons ardents, la cystine développe une odeur alliad analogue à celle qif exhale l’acide arsénieux.
DE L^HYPOXANTHiNE.
DE L.% XA2VTUEVE (oXYDE XANTHIQUE OU ACIDE ÜREÜX). H^C‘”A7/0*.
On la trouve dans certains calculs cystiquès. Elle est blanche, peu soûle dans l’eau, soluble dans les carbonates alcalins, les alcalis causues, et l’acide sulfurique concentré. Elle ne diffère de l’acide urique e par 2 équivalents d’oxygène en moins.
DE E’IIiOSlUE. H»2C^20^^4H0.
,511e existe dans la chair musculaire. Scherer, qui l’a découverte, l’asiiile à tort au sucre; en effet, elle ne donne pas d’alcool en la souillant à l’action de la levûre de bière; elle fournit au contraire de ' ide lactique et de l’acide butyrique , quand on la traite par la cane altérée. Elle cristallise en choux-fleurs efflorescents. A 100% ils ident environ 17 p. 100 d’eau; au-dessus de 210% ils fondent en un inide transparent qui, par un refroidissement rapide, se prend en î masse de cristaux prismatiques , lesquels, étant plus fortement iiuffés, se décomposent en donnant des gaz inflammables. L’inosine Ifacilement soluble dans l’eau, et insoluble dans l’alcool absolu et 'S l’éther. L’acide sulfurique concentré la colore en brun. Les acides l'u’hydrique et sulfurique étendus, ainsi que la potasse et l’eau dé yte, ne l’allèrent pas, même à la température de l’ébullitiôn. n relire l’inosine des eaux mères d’où la créatine s’est déposée (voyez irn. de pharm. , juillet 1850).
DE E’HYPOlkAIVTniIVE. H^C’Az^O*.
! hypoxanthine existe, d’après Scherer, dans la rate humaine, et lout dans le cœur; elle est tellement abondante dans ce dernier orej, qu’il suffit, pour la voir se déposer, de laisser refroidir sa délion aqueuse. Elle est blanche, soluble dans 1,090 p. d’eau froide et il 280 d’eau bouillante; cette dissolution est neutre au papier de inesol. L’alcool bouillant en dissout une petite proportion. L’acide Jirique la dissout sans coloration et sans dégagement de gaz. L’acide üque la dissout avec dégagement de gaz, et la dissolution laisse déir, par le refroidissement, des cristaux incolores difficilement sues dans l’eau froide. Le bioxyde de plomb la décompose à chaud, : dégagement de gaz, et il se sépare, A mesure que la liqueur se ùdil, des cristaux jaunes mamelonnés. On voit, dit M. Scherer,
que l’hypoxanthine a une relation de composition fort simple avec 1’; eide urique et l’oxyde xanlhique.
On l’obtient en traitant par l’eau bouillante la rate hachée; la déco tion contient, outre l’hypoxanthine, de l’acide urique (voy. Journ, < pharm., juillet 1850).
DE L’AEAMIIVE. H^C«AzO^
Lorsqu’on fait absorber à l’aldéhyde ammoniaque de l’acide cyanb drique, on obtient Valanine^ homologue du glycocolle et de la lei cine. Traitée par l’acide azoteux , elle se transforme en eau et en aci lactique, et il se dégage de l’azote (Strecker, Journal de pharmaci septembre 1850).
SECTION DEUXIÈME