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DES PRINCIPES IMMÉDIATS ACIDES

Ces acides sont l’acide urique , l’acide hippurique, l’acide rosaciqii l’acide inosique, les acides cliolique et choléique, les acides céi brique et oléophosphorique, l’acide formique, et les acides chréniq et apochrénique.

De l’acide urique. H^C'^Az^O®,

L’acide urique , découvert par Scheele , existe dans l’urine de l’honi! et des animaux carnivores, dans un très-grand nombre de calculs iii naires et dans les calculs arthritiques, et, suivant Masuyer, dansj concrétions ostéoformes des artères et des veines des goutteux; il ci stitue toute la partie blanche des excréments des oiseaux et la presj totalité de l’urine demi-solide des serpenis. En général , l urine norn^ de l’homme contient 1 partie d’acide urique pour 30 parties d’uréej guano (excréments d’oiseaux de mer), employé comme engrais, | presque uniquement formé d’urate d’ammoniaque (1). H est blanc, H pide, inodore, dur, cristallisé en paillettes, rougissant ;l peine la ta

(1) .remprunte au beau trav.ail de I.iebiff et Wrebler, sur l’acide uriquei principaux faits de son histoire.

DE l’acide urique.

ire de tournesol; il est plus pesant que l’eau. Chauffé dans des vaisseaux jrmés, il donne les mêmes produits que l’urée, savoir: de l’acide cyaiqiie, de la cyamélide, de l’acide cyanhydrique, un peu de carbonate ’ammoniaque, et un résidu brun et charbonneux d’une matière trèsche en azote; toutefois l’acide cyanique hydraté et l’ammoniaque se •ouvant dans le col de la cornue produisent de l’urée. Il est inaltérable l’air; l’eau bouillante dissout son poids de cet acide, tandis

:u’elle n’en dissout que ^ température de 15® à 16®; il est insoible dans l’alcool et dans l’éther.

L’acide urique se dissout dans l’acide azotique étendu avec une vive ■fervescence; les gaz qui se dégagent renferment des volumes égaux lacide carbonique et d’azote; la liqueur, concentrée , devient d’un beau ouge pourpre, surtout quand on ajoute un peu d’ammoniaque; celte aatière rouge est un corps très-complexe, et non un acide particulier iicide purpurique), comme l’avaient admis plusieurs chimistes. Cette '.doration en rouge de l’acide urique par l’acide azotique et l’ammoidaque est le meilleur caractère pour le reconnaître.

Si l’on chauffe une] partie d’acide urique avec 4 d’acide azotique, inné densité de 1,4 , on obtient de Valloxane ; si l’on a employé 8 pariées d’acide azotique et que l’on ait prolongé l’action , il s’est formé de ncide parabanique. En traitant par Vammoniaque une dissolution d’acide rique dans l’acide azotique, il se produit de la murexide. L’acide sulfuque concentré dissout l’acide urique, etl’abandonne de nouveau quand

I ajoute de l’eau. Il est plus soluble dans l’acide chlorhydrique que ans l’eau. Le chlore sec à froid ne parait pas altérer l’acide urique; à liiaud, il se produit de l’acide clilorhydrique, du chlorure de cyanogène, ; beaucoup d’acide cyanique. Lorsqu’on ajoute goutte à goutte de l’acide iotique à une dissolution aqueuse de chlore mêlée d’acide urique, on lansforme celui-ci en alloxanthine. En faisant bouillir l’acide urique ^'ec 32 parties d’eau, et en versant goutte à goutte de l’acide azotique uns la dissolution , on obtient aussi de V alloxanthine. Fondu avec de Hydrate de potasse, l’acide urique donne naissance à du carbonate et è

II cyanure de potassium. Traité par l’oxyde puce de plomb, lorsqu’il 1 1 suspendu dans l’eau , il se transforme en allanto'ine, en acides car- 3)nique et oxalique, et en urée. Chauffé à 200®, avec un peu d’eau, il U décomposé, et il en résulte une masse jaune gélatineuse, qui possède

usieurs des propriétés chimiques de l’acide urique non modifié. Le orate neutre de soude à chaud dissout très-bien l’acide uri(iue, et le isse déposer par refroidissement (voy. Allanto'ine, Alloxane, Alloxanine, et tous leurs dérivés, aux pag. 657 et 061 ).

Préparation. Pour obtenir l’acide urique, on pulvérise les calculs urinaires ou les excréments des serpents, et on les fait bouillir dans une dissolution de potasse caustique jusqu’à ce qu’ils soient dissous; on lîltre, et l’on ajoute un excès d’acide cblorbydri(|ue, qui s’empare de la potasse et précipite l’acide urique; après avoir fait bouillir le précipité pendant un quart d’heure dans cet acide, on l’en sépare pour le laver.

Pour l’extraire des excréments des oiseaux, il vaut mieux employer le borax que la potasse caustique, car il dissout bien l’acide urique et enlève bien moins de matière animale.

L’acide urique se combine aux bases sans abandonner d’eau. Les urates des métaux de la première classe sont peu solubles dans l’eau froide, mais ils sont très-solubles dans l’eau bouillante; un excès d’alcali en augmente beaucoup la solubilité. Tous les urates sont décomposables par les acides, même par l’acide acétique. Plusieurs d’entre eux se forment dans l’économie animale.

De l’acide hlpiuirlfiue. H®C*®AzO®, HO.

On le trouve dans l’urine des mammifères herbivores, surtout lorsqu’ils sont nourris d’herbes fraîches, et dans celle des jeunes enfants et mêma dans celle de l’homme; il paraît aussi provenir d’une modificalioii qu’éprouve l’acide benzoïque sous l’influence de l’action vitale chez lea animaux carnivores. 11 est en cristaux assez volumineux , demi-transparents, prismatiques à quatre pans, terminés par des sommets dièdresj d’une saveur légèrement amère. Quand on le chauffe, il fond en un liquide oléagineux sans diminution de poids; par le refroidissement, c( liquide se prend en une masse cristalline; chauffé plus fortement, il s( change en acide benzoïque, qui se sublime, et en benzoate d’ammoniaque; il répand alors une odeur agréable qui se rapproclie de celh de la fève tonka ; il se forme en outre de l’acide cyanhydrique, une sub stance rouge qui a quelque analogie avec les résines , et il reste un char bon poreux. Cet acide est soluble dans 400 parties d’eau froide , plus so lubie dans l’alcool, mais beaucoup moins dans l’éther.

M. Dessaignes a prouvé qu’en faisant bouillir sa dissolution aqueus( avec des acides énergiques ou avec du chlorure de chaux , il se transforme en glycocolle et en acide benzoïque :

H8Gi8Az05,H0 2 HO — HSGH03,ho

^ Acide benzoïque.

H4C4Az03, HO

Acide hippurique.

Glycocolle,

DE l’acide nOSAClQÜE.

L’acide sulfuriifue concentré le dissout A froid , ou par une douce chaleur, sans le noircir; mais si l’on chauffe au delà de 120" c., le mélange noircit, et il se sublime de l’acide benzoïque, pendant qu’il se dégage de l’acide sulfureux. L’acide azotique le transforme presque immédiatement en acide benzoïque; il est dissous, au contraire, sans altération par l’acide chlorhydrique.

Le bioxyde de manganèse, sous l’influence de l’acide sulfurique et de l’eau , donne, à l’aide de la chaleur, des acides benzoïque et carbonique et des sulfates d’ammoniaque et de manganèse. Bouilli dans l’eau avec .de l’oxyde puce de plomb, il produit de l’acide carbonique et de la •benzamide, formée aux dépens des éléments de l’acide hippurique, et que l’on peut considérer comme du benzoate d’ammoniaque, moins un ^équivalent d’eau.

Soumis à l’action de certains ferments, l’acide hippurique donne éga-

Hement de l’acide benzoïque ; c’est ce qui explique comment l’urine de

ccheval, putréfiée et concentrée par l’évaporation, fournit économiqueiment de l’acide benzoïque; en effet, cette urine contient l’un de ces fferments.

On vient de voir combien il est facile de transformer l’acide hippurique en acide benzoïque, à l’aide d’une foule de réactions; l’inverse a l'ieu dans certains cas : que l’on avale, par exemple, des aliments linèlés d’acide benzoïque, l’urine ne tardera pas à contenir une quan- I ité notable d’acide hippurique.

Préparation. On l’obtient en évaporant doucement l’urine fraîche de ^dleval ou de vache, jusqu’en consistance de sirop ; on laisse refioidir, Duis on y ajoute de l’acide chlorhydrique jusqu’à ce que la liqueur soit Vranchement acide; par le repos, l’acide hippurique cristallise, mais il :;!St coloré; par plusieurs cristallisations successives, et à l’aide d’un >»eu de noir animal, on l’obtient tout à fait pur.

Do l'acldo rosaclfine.

Ce corps fut découvert par Proust, en 1798, dans les dépôts qui se "orment accidentellement dans certaines urines humaines. Il est de '.ouleur rose et soluble dans l’alcool à 40"; c’est même à l’aide de ce Missolvant qu’on parvient à le séparer de l’acide urique , avec lei[uel il est mélangé; il possède une réaction légèrement acide. Il a été •'•eu étudié jusqu’à présetit, et peut être regardé, d’après les recherches 'le Liebig, comme une substance analogue à celle qui est produite i)ar

Taclion de l’acide azotique sur l’acide urique, et qui fut désignée sous le nom d’acide purpurique.

De l’acide liio»iciue. HO.

Cet acide existe dans les eaux mères du bouillon dont on a séparé la créaline ( voy. 652). H est incrislallisable, d’une saveur de bouillon, très-soluble dans l’eau, insoluble dans l’alcool et l’éther; il précipite en vert bleu les sels de bioxyde de cuivre, tandis qu’il ne trouble pas les eaux de chaux et de baryte. Les inosates, chauffés sur une lame de platine, répandent une odeur de rôti en se décomposant.

ACIUE.H DË LA BILE.

Ces acides sont, d’après M. Strecker, l’acide cholique et l’acide choléique.

De l’acide chollfiue. H“C^*AzO'*.

Il constitue la majeure partie de la bile , dans laquelle il existe à l’état de cholale de soude. Si on le fait bouillir avec de l’acide chlorhydrique ou de l’acide sulfurique étendus, il donne d’abord de l’acide choloidiqne, et puis de la glycocolle, et de la dtjslysine. Lorsqu’on le fait bouillir avec la potasse caustique, il se dédouble en acide cholalique et en glycocolle.

H'‘3C52AzOI2 H36C4806, 2H0 HSCUzO^

Acide cholique. Acide cholalique. Glycocolle.

Acide cholalique, H36C^806,2H0. — C’est l’acide cholique de M. Pemarçay. Il cristallise en tétraèdres ou en octaèdres à base carrée, d’un éclat vitreux, et alors il contient 6 équivalents d’eau; il a une saveur amère, avec un arrière-goût sucré. Il s’effleuril à l’air, en perdant son eau de cristallisation. Il est soluble dans 4,000 parties d’eau froide, dans- 750 d’eau bouillante , et dans 48 d’éther. L’alcool le dissout très-bien.. Chauffé à 200", l’acide A 6 équivalents d’eau se transforme en acide cho-* loidique, et, A 300", en dyslysine (voy. p. 657); il se dégage de l’eau ; il se dissout dans les alcalis caustiques et dans les carbonates de polassq et de soude, mais sans donner des sels cristallisables. Pour obtenir hl

DE l’acide hyocholique. 677

cholalate de potasse cristallisé en aiguilles, il faut neutraliser par la potasse l’acide cholalique dissous dans l’alcool, et verser de l’éther dans la dissolution; par le même procédé, on peut obtenir des sels analogues avec la soude, l’ammoniaque, la baryte, et la chaux. Les cholalates solubles précipitent en blanc bleuâtre les sels de bioxyde de cuivre, et en blanc ceux de mercure et d’argent. Jls donnent, avec le chlorure de calcium, une gelée incolore, qui cristallise en aiguilles dès qu’on .'ajoute de l’alcool.

Acide choloidiquc , — Il est solide, blanc, inodore,

;fusible au delà de 150", insoluble dans l’eau, quoi qu’il se ramollisse dans l’eau bouillante, peu soluble dans l’éther, et très-soluble dans l’al- (cool. Il ne perd pas d’eau lorsqu’il se combine avec les bases. Il donne .lavec la baryte un sel insoluble et amorphe, tandis que le chololate de i baryte est soluble et cristallisable.

Acide cholonique, H'^iC^SAzO^o. — Cet acide, déjà obtenu par Strecker t-en examinant l’action des acides sur l’acide cholique, a été étudié deipuis par Mulder. Il est en aiguilles brillantes, insolubles dans l’eau, (iolubles dans l’alcool, et presque insolubles dans l’éther. Il forme avec lia baryte un sel soluble. Il ne diffère de l’acide cholique que par les jiléments de 2 équivalents d’eau. On peut l’obtenir en faisant bouillir rendant longtemps l’acide cholique avec de l’eau , ou même encore par e procédé de Mulder ( voy. Journ. depharm., décembre 1849).

De l’acide choléique.

Il existe dans la bile à l’état de choléate de soude; on ne l’a pas obenu pur; aussi sa composition est-elle inconnue; on sait seulement liu’il renferme une grande quantité de soufre. Lorsqu’on le fait bouillir itvec des dissolutions alcalines , on le dédouble en acide cholalique et en ■aurine.

De l’acldc hyocholique. H^*C®^AzO*°«

Il existe dans la bile de porc. Il est blanc, comme résineux, fusible ilans l’eau chaude, très-peu soluble dans l’eau, soluble dans l’alcool, nsoluble dans l’éther; il précipite les eaux de chaux et de baryte. Si on 'C fait bouillir pendant quelques jours avec de l’acide chlorhydrique, * m obtient de la glycocolle et de hyodijslysine, homologue de

a dyslysine. En faisant bouillir l’acide hyocholique pendant vingt- I pialre heures avec de la potasse caustique , on donne naissance à de

la glycocolle et à de l’acide hyocholalique, H^ocsoqs ( strecker, Journ. de pharm.f décembre 1849).

De l’acide oléophosphorlque.

Cet acide existe dans le cerveau, dans la moelle épinière, dans les nerfs , dans le jaune d’œuf, dans le foie, et probablement dans le sang; il forme la plus grande partie de la graisse cérébrale; il contient du phosphore. Il est sous forme d’une huile jaunâtre, visqueuse, insoluble dans l’eau et dans l’alcool froid, très-soluble dans l’alcool bouillant et dans l’éther. Si on le fait bouillir avec de l’eau , il se transforme en oléine et en acide phosphorique : cette transformation peut également être produite par plusieurs corps azotés , agissant comme des ferments. M. Gobley a vu, dans plusieurs circonstances, le même acide se changer en acide oléique et en acide phosphoglycérique; ces propriétés établissent une grande analogie entre l’acide oléophosphorique et les acides sulfogras, que l’eau décompose en acides gras et en acide sulfoglycél’ique. Les oléophosphates ont une consistance visqueuse et sont ineristallisables.

De l’acldc formique. HC®0®, HO.

L’acide formique, confondu pendant longtemps avec l’acide acétique, ■ a été admis et rejeté tour à tour par les chimistes. Il existe dans les fourmis, et se forme dans plusieurs opérations chimiques; par exemple, lorsqu’on distille de l’acide oxalique, ou que l’on traite le chloral par la potasse, et surtout lorsqu’on chauffe de l’acide sulfurique et du bioxyde de manganèse, ou un acide métallique, avec de l’acide citrique ou de l’acide tartrique, du sucre, du ligneux, de l’amidon, de l’alcool i étendu, etc. Il est un des produits organiques les plus oxygénés. 11 est liquide à la température ordinaire, incolore, d’une odeur pi(iuaiite, analogue à celle des fourmis qu’on irrite; dans un plus grand état de concentration, U est très-corrosif el déliquescent; il cristallise, au-des-, sous de 0>, sous forme de petites lamelles , et bout à lOO” sous la pression de 0,76; alors sa densité est égale à 1,235. Sa vapeur est inflamma- ' ble et brûle avec une flamme bleue. H fume à l’air. Il ne peut exister ; libre sans un équivalent d’eau. En se combinant avec une quantité d’eau > égale à celle qu’il contient déjà (20 pour 100), il forme un second hy-; drate, dont le pointd’ébullilion est de 106”, et la densité de 1,1 104 à 15°: dans cet état , il ne cristallise jias même à 15" au-dessous de 0°. f

DE l’acide formique. 679

Distillé avec son poids d’alcool, il présente les mêmes phénomènes :|ue l’acide acétique, excepté qu’il se manifeste une odeur très-prononeée de noyau de pêche; le liquide obtenu dans le récipient a une odeur igréable, forte, analogue à celle de ces noyaux, et une saveur semjlable, avec un arrière-goût de fourmis. L’acide formique est converti i!i eau et en acide carbonique par les acides oxygénants :

Ht^(73,HO 20 = Ç2Q4 2H0

Acide formique. ^ i Acide carbOTiique.

.j’acide sulfurique concentré le transforme, quand on le chauffe, en ■au et en oxyde de carbone pur.

Formiates, M0,HG203. — Les bases, en se combinant avec l’acide formique, ne déplacent qu’un équivalent d’eau; d’où il suit qu’il est moiiobasique. Les formiates sont, en général, solubles dans l’eau; par un ixcès d’acide sulfurique concentré, ils se transforment à chaud en gaz i)xyde de carbone et en eau. La potasse et la soude caustiques, un peu avant ce rouge sombre, les changent d’abord en oxalates, puis en carbonates ■;t en hydrogène. L’acide formique donne, avec la potasse et la soude, lies biformiates; il fournil aussi avec la soude un formiate neutre, en )rismes à base rhombe , que l’on emploie dans l’analyse pour réduire es oxydes métalliques. Il produit avec l’ammoniaque un sel qui, étant •.ournis à l’action de la chaleur, donne vers 180“ de l’eau et de l’acide îyanhydrique. Il fournit avec la magnésie un formiate cristallin inallé- ’able à l’air, tandis que l’acétate de magnésie est gommeux et déliques- •;ent. Le formiate ûq plomb est peu soluble, et ne contient pas d’eau de r;ristallisation; l’acétate, au contraire, est très-soluble, et renferme de 1 ’eau ; aussi suffit-il de verser de l’acide formique dans de l’acétate de [))lomb dissous, pour qu’il se produise des cristaux aiguillés brillants !lle formiate de plomb. Versé dans de l’azotate de protoxyde de mercure lilissous, l’acide formique ne donne aucun précipité; mais, si on hauffe , il se précipite du mercure , et il se manifeste une vive effer- ■ escence; l’acide acétique, au contraire, fournit, avec le même sel. Mes écailles brillantes d’acétate de protoxyde de mercure. L’acide fornique s’unit au bioxyde de cuivre , avec lequel il forme un sel cristalliable en pri.smes hexaèdres, d’un beau bleu verdâtre, eftlorescents, et liui deviennent d’un blanc bleuâtre par la trituration; soumis â l’action il-; la chaleur, ce sel fond dans son eau de crislallisalion, se (les.sècbe, et >a.sse au bleu ; si on continue â le chauffer, il fournit un liquide aiiueiix, aibletnenl acide , d’une 0(h;ur pi(|uanle, qui ne contient pas d’huile em-

pyreumatiqiie; il se dégage du gaz acide carboliiqiie et du carbui d’iiydrogèiie gazeux, et il reste dans la cornue du cuivre métalliqi sans la moindre parcelle de charbon ; par simple ébullition , il rédu les sels d’argent et d’or avec dégagement d’acide carbonique ; il ramèi le bichlorure de mercure à l’état de calomel ; Veau dissout % de ce se l’alcool n’en pPend que tandis qu’il dissout i/ig d’acétate ( cuivre. Ces caractères suffisent pour établir une différence entre l’acic formique et l’acide acétique, avec lequel on avait voulu le confondr

V acide formique concentré est un acide des plus corrosifs; il surpasi beaucoup en cela l’acide sulfurique concentré : en effet, la plus peti goutte produit sur la peau l’impression d’un fer rouge; il se forme auss tôt une vésicule ou une plaie profonde fort lente à guérir.

On peut s’en servir pour désoxyder les oxydes et pour se procurer b métaux rares; il mérite, sous ce rapport, la préférence sur l’hydrogèr (Bruchner). Il est également employé ô la préparation de l’éther foi mique.

Préparation. On écrase les fourmis, on les arrose avec un peu d’ean et on exprime la masse; on sature le liquide avec un excès de carbonal de potasse, puis on ajoute du sulfate de fer, qui précipite toutes les m? lières organiques; quand il ne se forme plus de précipité, on sature liqueur avec de la potasse, on évapore le formiate de potasse jusqu siccilé, et on le distille avec de l’acide sulfurique affaibli ; l’acide fois mique passe dans le récipient ( Gehlen ). Le procédé le plus avantageu pour obtenir cet acide consiste à distiller un mélange de 10 litres d’eau de 2 kilogrammes de sucre , de 6 d’acide sulfurique concentré , et de de bioxyde de manganèse; ce dernier corps fournit de l’oxygène a sucre (Dœbereiner ). On le prépare aussi en chauffant 2 parties d’acic lartrique, 5 de bioxyde de manganèse, et autant d’acide sulfuriqii étendu de deux à trois fois son poids d’eau; on précipite le liquide obi tenu par l’acétate de plomb, et l’on décompose le formiate déposé pf l’acide sulfhydrique : cette opération exige de grandes précautions , c;i la matière se boursoufle beaucoup.

Des nclilcs chrénlf|iic et opochrénique.

Ces acides, découverts par Berzelius dans les dépôts ocreux de plu sieurs eaux ferrugineuses de la Suède, se trouvent particulièrement dai celle de Porta, où ils existent libres et à l’état de chrénale et d’apo clirénale de soude et d’ammoniaque. Ils sont formés d’oxygène, d’hy drogène, de carbone et d’azote, et paraissent devoir leur origine ô l

DE l’acide XANTHIQUE.

ilréfaction des matières organiques végétales azotées. L’acide c/iréique, est presque incolore, sirupeux, incrislallisable ,

one saveur acide astringente, soluble dans l’eau et dans l’alcool abilu. 11 forme des sels en général peu solubles; il précipite l’acétate de iivre en blanc verdâtre, et l’azotate d’argent en jaune brunâtre, qui ^sse bientôt au rouge pourpre. Le chrénate de fer est très-soluble, îîcide apochrénique est brunâtre , d’une saveur astringente, peu soluble ns l’eau, plus soluble dans l’alcool absolu; il est précipité par le 'lorhydrate d’ammoniaque. Il forme, avec les bases, des sels bruns noirs insolubles dans l’alcool.

De Tacldc xanthlc|ne. 2CS®.

III est liquide. à la température ordinaire et bien au-dessus; il a l’asfct d’une huile transparente et incolore; son odeur est forte; sa salur, d’abord acide, finit par être astringente et amère; il rougit le ipier de tournesol. Il se couvre promptement d’une croûte blanche et aque lorsqu’il est en contact avec l’air; l’eau aérée le décompose en 'ss-peu de temps; l’iode lui enlève l’hydrogène, avec lequel il forme de (cide iodhydrique, et il se sépare un liquide oléagineux, d’abord d’un :age brun, et qui ne tarde pas à devenir jaunâtre; chauffé dans des ■''sseaux fermés, il se décompose bien au-dessous de 100°, et il en rél.le du sulfure de carbone et un gaz inflammable. Il brûle lorsqu’on approche d’un corps en combustion, et répand une forte odeur d’a- :1e sulfureux. Il forme avec la potasse, la soude, la baryte, l’ammoiique, des sels qui précipitent les sels de cuivre , de plomb , de merrre , et de zinc.

IPréparation. On l’obtient en traitant le xanthate de potasse par l’acide 1 furique : on prépare ce xanthate en f;iisant réagir le sulfure de carme sur une dis.solution alcoolique de potasse (voy. p. 131, et Annales ^physique et de chimie , t. XXI , p. 49).

lÈther sulfoxycarhonique , H^C'^O, 2C2S^0. — En traitant le xanthate de j mb par l’iode, il se forme de l’iodure de plomb et de V éther sul- Uycarbonique. Cet éther est en prismes incolores, d’une saveur âcre, üdogue à celle de la moutarde, fusibles, â 28°, en une huile jaune. i;aufféà 100° ou à 120°, il perd la propriété de cristalliser par le re- I idissement. Si l’on fait passer de l’ammoiHaque dans une dissolun alcooli(|ue d’éther sulfüxycarbnni(fue , ou obtient du soufre, du ithale d’ammoniaque, et de la xanthamide.

'Xanthamide, H7C6AzS202, -- Elle est en pyramides rhombes et trou-

qiiées, à quatre pans, incolores, fusibles à 36% difficilement soluble dans l’eau, très-solubles dans l’alcool et dans l’éther. Ces dissoliitioti sont neutres, et ne précipitent ni par l’azotate d’argent, ni par l’acétali de plomb, ni par le sulfate de cuivre, ni par les sels de baryte. La dis solution alcoolique donne, au bout de quelques minutes , par le ciilorur de platine, un composé jaune cristallin. A 175”, la xanthamide fourni du mercaplan et de l’acide cyanique volatils , et il reste de l’acide cya nurique dans la cornue. M.Debus, à qui l’on doit ces détails, considèr la xanthamide comme de l’éther sulfocarbamique ou comme de l’uré thane, dans laquelle 2 équivalents d’oxygène ont été remplacés pa 2 équivalents de soufre.

SECTION TROISIÈME

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