SÉRUM
Matériaux organiques, j
Matériaux inorganiques. | /
Nombre des saignées | dans lesquelles '
on a dosé ces matériaux, j
Rhumatisme articulaire aigu. . .
Rhumatisme articulaire subaigu
et chronique
Pneumonie
Bronchite capillaire aiguë ....
Bronchite chronique avec em-
physème pulmonaire
Pleurésie
Péritonite aiguë
Amygdalite
Erysipèle
Tubercules pulmonaires
Phlegmasics diverses
Ji
Il résulte des faits consignés dans ce tableau, et des observations ' nombreuses faites par MM. Andral et Gavarret : 1" Que, dans toutes les inflammations aiguës , la proportion de fibrine augmente peu A peu avec ' la gravité du mal, tandis qu’elle diminue avec les accidents morbides. 1 bans les cas les moins prononcés, la fibrine, dont la proportion à l’état naturel est de 3, a varié entre les chiffres 4 et 5; en moyenne, la proportion a été de 7 à 8, et, dans les cas les plus graves, elle s’est
élevée jusqu’à 10; lorsque, dans ceiTaines maladies organiques, telles que les tubercules , le cancer, etc., il se développe une inflammation, la proportion de fibrine augmente: par contre, dans les congestions et les hémorrhagies cérébrales, elle diminue au point de n’étre que de 1 à 1 elle descend à 1, et même à 0,9, lorsque survient l’état adynamique dans beaucoup de fièvres continues, dans les phlegmasies éruptives, etc.; dans la chlorose, la pléthore, les fièvres intermittentes et les névroses, la quantité de fibrine est à peu près comme dans l’état naturel, c’est-à-dire de 2,5 à 3,5. 2° Que, dans la pléthore, dans les congestions et les hémorrhagies cérébrales , au début des fièvres continues et des maladies éruptives, la proportion des globules rouges est augmentée de 20, de 40 et môme de 50 au-dessus du chiffre moyen, qui est de 127 ; dans la chlorose, au contraire, ils sont notablement diminués, puisque, dans certains cas, on n’en comptait que 70, 40, et môme 27; si l’on soumet les malades à une médication ferrugineuse, le nombre des globules augmente rapidement , et peut même dépasser le chiffre normal ; dans les névroses, on observe également une diminution des globule?; en thèse générale, toutes les fois que la nutrition est altérée , la proportion des globules est abaissée. 3® Qu’à très-peu d’exceptions près, les matériaux solides du sérum restent dans les mêmes proportions qu’à l’état naturel; toutefois, dans V albuminurie , ils sont notablement diminués, puisqu’on les a vus n’être'que de 55, aui lieu de 80. 4° Que la proportion d’eau dans le sang est en raison inverse; de celle des globules.
Cowerme.— Après la coagulation, le sang des individus atteints de phlegmasies aiguës, de fièvres continues, etc., présente à sa surface une couche plus ou moins épaisse, désignée sous le nom de couenne^ La nature des principes qui la constituent me paraît varier singulièie-^ ment. Deyeux et Parmentier en ont trouvé qui offrait tous les caiactères de la fibrine. Fourcroy, Vauquelin et Thénard, en ont analysé qui était formée de fibrine, et surtout d’albumine concrète; je lai vue quelquefois renfermer une assez grande quantité de gélatine. Enfii? Berzelius pense qu’elle peut contenir tous les principes qui constituen'
le caillot. î
Sang des scorbutiques. — Suivant Deyeux et Parmentier, ce sang con-j tient fort peu de fibrine, et n’a point l’odeur particulière du sang d ui individu sain : du reste, il renferme les mêmes éléments. Fourcroy remarqua aussi que le sang tiré des gencives d’un scorbutique n’offraii point d« fibrine; il devenait noir par le refroidissement, et restai fluide; au lieu d’un coagulum, il fournissait quelques flocons mous d;