DES LIQUEURS DES SÉCRÉTIONS
i]uides, sécrétés ou auU'es, dans l’état de sauté et de maladie. Ou peut élablir en principe que, chez l’homme sain, chacune des différentes hurmeurs du corps conserve constamment la même réaction , alcaline pour des unes, acide pour les autres; tout au plus peuvent-elles quelquefois idevenir accidentellement neutres, lorsqu’on fait arriver dans le sang lime grande quantité d’eau, ou lorsque, sans que cette circonstance existe, elles sont sécrétées en abondance beaucoup plus grande que de •coutume.
Mais, chez l’homme malade, les humeurs conservent-elles la môme -îspèce de réaction que dans l’état physiologique? Celles qui étaient alcalines dans l’état de santé peuvent-elles, par le fait de la maladie, dev^enir acides, et réciproquement? Tel est le problème dont M. Andral ■Vest proposé l’étude, et voici la solution qu’il a donnée.
Sérum du sang. — M. Andral a constamment trouvé ce liquide alcalin; l’intensité de la réaction n’a pas semblé varier sensiblement, quelles jque fussent la nature et la durée de la maladie.
Il a été affirmé que, dans le cas où le sang devient très-pauvre en jfibrine, et dans le diabétès, l’alcalinité du sérum diminue; aucun fait probant n’a encore été recueilli soit pour, soit contre celte manière de -voir.
Vogel rapporte que le sang extrait de la veine d’une femme atteinte ide péritonite était parfaitement neutre. M. Andral n’admet pas l’authenticité de cette observation.
Sueur. — Il faut noter d’abord que, dans l’état normal, la peau sécrète deux matières de réaction différente: l’une acide, c’est la sueur; l’autre alcaline, c’est la matière sébacée.
Lorsque la sueur est extrêmement abondante, elle devient neutre; ce .phénomène tient à la grande quantité d’eau qu’elle renferme; mais, à iPart cette circonstance, son acidité ne lui est enlevée par aucune maladie; aucune non plus ne la rend alcaline. Dans les fièvres typhoïdes, dans le diabétès sucré, la sueur continue à être acide.
La sueur n’est donc pas simplement l’eau du sang qui s’échappe à tra- ^vers la peau , chargée d’une partie des principes du sérum; s’il en était ainsi, la sueur serait alcaline comme le sérum du sang.
Mucus. — Dans toute leur étendue, à l’état sain, les membranes muiqueuses fournissent un liquide acide; mais si ce mucus, transparent et ' sans globules, est remplacé par une matière opaque et pourvue de globules, la réaction acide disparaît, et une réaction alcaline très-prononcée la remplace : ainsi le mucus opaque du coryza, de la bronchite, est constamment alcalin.
Le mucus buccal est acide; la salive est alcaline; il en résulte que, suivant la prédominance de l’un ou l’autre de ces deux liquides, le fluide bucal est acide ou alcalin. ’
La muqueuse de l’estomac donne, après la mort, une réaction neutre ou acide. Les matières vomies sont ordinairement acides.
Rien de constant dans le duodénum et l’intestin grêle. Alcalinité constante de la muqueuse du colon.
Liquides sécrétés par les glandes. — Les larmes sont alcalines; la salive l’est également : elle l’est positivement chez les diabétiques. M. Andral s’en est assuré d’une manière formelle; ainsi tombe un des principaux aigumenls qu’on a fait valoir pour étayer la théorie d’après laquelle on regarde le développement de la glucosurie (diabétès) comme le produit de l’acidification soit du sang, soit d’autres humeurs de l’économie.
Vurine^ dans l’état de santé, est acide; mais si une grande quantité de boissons aqueuses est ingérée dans l’estomac, elle peut devenir neutre.
Elle se montre aussi , exceptionnellement, alcaline dans les circonstances suivantes : après l’ingestion dans l’estomac de liqueurs alcalines; après l’usage d’une alimentation herbacée; après un régime sévère imposé à un malade, au moment où on recommence à l’alimenter.
On a prétendu que, dans la fièvre typhoïde et dans les maladies de la moelle épinière, l’urine devenait alcaline : c’est une erreur. Dans ces< cas, l’urine pure, non altérée, est constamment acide au moment de sai sécrétion; elle ne devient alcaline que quand elle a éprouvé un commencement de décomposition dans la vessie, ou quand elle a été mêlée] à du pus provenant de ce réservoir.
Ainsi l’immutabilité de la sécrétion des principes alcalins et acides] des humeurs animales est une loi de l’état piiysiologique aussi bien que] de l’état pathologique.
DES LIQUEURS ALCALIINËS.
UK I.IJHPIIE.
On donne le nom de lymphe au liquide contenu dans les vaisseaux 1 lymphatiques et dans le canal thoracique des animaux que l’on a fait f jeûner pendant 24 ou 30 heures. Mille parties de lymphe de chien sont i'