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DËS CHEVEUX, DES POILS, DES ONGLES

"heveiix rouges el blonds, à des-liuiles rouges el jaunes qui, par leur mélange avec une huile noire , donnent la couleur aux cheveux bruns ; les cheveux blancs devront la leur à l’absence de l’huile noire et du fer sulfuré. Vauquelin suppose , pour expliquer la blancheur subite des che- ' /eux chez des personnes frappées d’un profond chagrin ou d’une grande peur, qu’il s’est développé un acide qui a détruit la couleur de l’huile, ^kiivant lui , le blanchiment naturel des cheveux déterminé par l’âge iendrait à ce que l’huile colorée n’est plus sécrétée.

D’après Yan Laer, les cheveux bruns contiennent 4,98 à 5,44 parties lile soufre sur 100 les cheveux noirs, de 4,85 à 5,22; les cheveux routes, 5,02; les gris, 4,63 à 4,95. Schœrer pense qu’ils peuvent être représentés, ainsi que les ongles, la laine et \qs poils, par 1 équivalent de protéine, par les éléments d’un équivalent d’ammoniaque, et par 3 équiralents d’oxygène.

Les cheveux décomposés par la chaleur fournissent du sesquicarbolate d’ammoniaque, de l’huile, du charbon, etc. (voy. p. 4). Chauffés ! vec le contact de l’air, ils s’enflamment facilement, phénomène que t^auquelin attribue à l’huile. Exposés à l’air, ils en attirent l’humidité, e gonflent , mais ne se pourrissent pas.

Le chlore les blanchit, puis les transforme en une masse qui ressemde à de la térébenthine. Ils sont insolubles dans l’eau. Lorsqu’on les ait chauffer dans la marmite de Papin, ils fournissent du gaz acide ulfhydrique et se décomposent, en sorte que le liquide obtenu ne conient pas le mucus tel qu’il existait dans les cheveux. Ils sont en partie olubles dans une faible dissolution de potasse caustique ; cependant ils araissent aussi se décomposer, puisqu’il se dégage du sulfhydrate ’arnmoniaque. Les acides sulfurique et chlorhydrique faibles se co- -orent en rose, et les dissolvent. L’acide azotique, après les avoir jaunis >l dissous, les décompose, et il se forme de l’acide oxalique, de l’acide 'ulfnri((ue , et une matière amère. L'alcool bouillant dissout les substanes huileuses qu’ils contiennent; l’huile blanche se dépose par le reroidi.ssement sous forme de lamelles brillantes; les huiles noire el ouge restent dissoutes, el ne peuvent être obtenues que par l’évapora-

Iion de l’esprit-de-vin : on observe , pendant le traitement, que les chceux rouges deviennent bruns ou châtains foncés.

Les sels el les oxydes de mercure, de plomb et de bismuth, noircissent 3s cheveux rouges , blancs el châtains , ou du moins les font passer au ' run très-foncé.

Le meilleur procédé pour teindre les cheveux en noir consiste à dé- «yer dans une quantité d’eau suffisante pour avoir une bouillie claire

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un mélange finement pulvérisé de 3 parties de litharge, 3 de craie, et 2 % de chaux vive hydratée et récemment éteinte; on se frotte la tête avec cette bouilliejusqu’à ce que tous les cheveux en soient imprégnés, puis on recouvre le tout d’un papier brouillard bien mouillé; on applique sur ce papier un serre-tête en toile cirée, qui a pour but de conserver l’humidité, et on recouvre celui-ci d’un linge ou d’un foulard; lorsque trois ou quatre heures se sont écoulées , et que les cheveux sont noirs, on se frotte la tête d’abord avec du vinaigre étendu d’eau pour dissoudre la chaux et l’oxyde de plomb , qui sans cela resteraient attachés aux cheveux, puis avec un jaune d’œuf (voyez, pour plus de détails sur ce point, l’article Identité dans le tome I®"" de ma 4® édition de Médecine légale ).

Plique polonaise. Suivant Vauquelin, la jilique est formée de mucus analogue à celui des cheveux, seulement un peu modifié et un peu moins durci ; il pourrait se faire aussi qu’il fût un peu différent dans sa nature.

Poils et ongles. — D’après ce savant chimiste, les poils et les ongles contiennent beaucoup de mucus analogue à celui des cheveux , et une petite quantité d’huile à laquelle ils doivent leur souplesse et leur élasticité. Les ongles ont fourni à MM. Schœrer et Tilaney 51,089 de carbone, 6,824 d’hydrogène, 25,186 d’oxygène et de soufre, et 16,901 d’azote.

HiV ۃR1J1I1G!V DES OREIEEES.

Vauquelin regarde le cérumen des oreilles comme un composé de mucus albumineux , d’une matière grasse analogue à celle qui se trouve dans la bile, d’un principe colorant, qui se rapproche aussi de la bile par sa saveur amère et par son adhérence à la matière grasse , de soude et de phosphate de chaux. Le cérumen se dissout dans l’alcool, et donne beaucoup de sesquicarbonate d’ammoniaque à la distillation.

DES CAECEES BIEIAIRES, lATESTIM.-lEX , ETC,

On doit à M. Thénard un très-beau travail sur ces concrétions. Après avoir analysé plus de 300 calculs biliaires, ce savant conclut que la plupart sont formés de 88 à 94 pour 100 de choleslérine, et de 6 à 12 de principe colorant ou matière jaune, de la bile. Dejû Fourcroy, en 1785, avait annoncé l’existence de la cholestérine dans ces concrétions. Leurs propriétés physiques varient : quelques-unes sont formées de lames

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