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DE LA VAPEUR DU CHARBON. 1G

dans les cours, le phénomène delà liquéfaclion du gaz acide carbonique. On prend un tube barométrique, qu’on ferme par un bout, qu’on eflile par l’autre, et qu’on emplit de mercure, à la manière ordinaire; le tube étant plein, on le place horizontalement dans un bain-marie, et l’on engage les points ouverts dans un tube plus gros , muni d’un bouchon de liège et mis en communieation avec un appareil qui dégage le gaz dont on veut opérer la liquéfaclion. On chauffe; le mercure se dilate, et une partie sort du tube. Lorsque celui-ci a acquis la température exacte de 50“ et y a été maintenu pendant quelque temps , on laisse refroidir ; le mercure se contracte, et l’espace qu’occupait celui qui s’est échappé par la dilatation se remplit de gaz à liquéfier; lorsque le refroidissement est complet, on dégage le tube, et l’on en ferme la pointe à la lampe à alcool. Pour démontrer la liquéfaction, on chauffe le tube au bain-marie à la température exacte de 58° à 59° c.; le gaz comprimé par la dilatation du mercure devient bientôt liquide, pour reprendre l’état gazeux par le refroidissement. Le passage de l’étal gazeux à l’état liquide est facilement appréciable; on pourrait le rendre visible à tout un auditoire, à l’aide du microscope à gaz. Le même tube peut servir indéfiniment. (Journ, de pharm., juin 1850.)

DE LA VAPECa Dll CBARBOIW.

On désigne sous le nom de vapeur du charbon le gaz qui se produit lorsque le charbon brûle au contact de l’air, et qui est formé d’oxygène, d’azote , d’acide carbonique , de gaz oxyde de carbone et de carbure d’hydrogène. M. Leblanc a trouvé que l’air d’une chambre où il avait fait brûler de la braise de boulanger pendant 35 minutes contenait : carbure d’hydrogène, 0,04; oxygène, 19,19; azote, 75,62; acide carbonique, 4,61 ; oxyde de carbone, 0,54. Un chien laissé dans cette chambre était mort au bout de 25 minutes. J’ai prouvé que l’air vicié des chambres où l’on a fait brûler du charbon , quelle que soit sa nature, offrait la même composition en bas, en haut ou à la partie moyenne de la chambre, que celle-ci fût encore chaude ou qu’on l’eût laissé refroidir, ce qui est d’accord avec la loi de Dallon , signalée à la page 56. S’il ' est vrai qu’on ne puisse pas dire que les proportions des gaz qui con- ' slituent l’atmosphère de la chambre où l’on a brûlé le charbon soient I toujours dans le rapport indiqué plus haut, il n’en est pas moins certain que ces gaz contiennent constamment une quantité notable d’acide carbonique, beaucoup moins d’oxyde de carbone et fort peu de carbure

d’hydrogène. On reconnaîtra le gaz fourni par le cliarbon de bois en combustion aux caractères suivants : il est incolore et inodore; il éteint les corps allumés, il rougit faiblement le tournesol , est très-peu soluble dans l’eau, précipite en blanc l’eau de chaux, et ne s’enflamme pas par l’approche d’un corps en combustion. Agité avec de la potasse caustique en dissolution, il lui cède l’acide carbonique, et le gaz restant continue à éteindre les corps enflammés , mais ne rougit plus le tournesol, ne se dissout plus dans l’eau, ne précipite plus l’eau de chaux, et ne s’enflamme pas davantage lorsqu’on l’approche d’un corps en combustion. On a improprement désigné sous le nom di' asphyxie par la vapeur du charbon la maladie grave et si souvent mortelle qui est le résultat de l’action de cette vapeur; on voit en effet qu’elle constitue un véritable empoisonnement. Quelquefois les magistrats ont posé aux experts les questions suivantes : 1" Quelle est la quantité de^ charbon qu’il faudrait brûler pour empoisonner tel ou tel individu? 2“ Quelle est la proportion de cendres que peut fournir une quantité donnée de charbon ? Ces questions sont presque toujours, pour ne pas dire toujours, insolubles, à moins que pour résoudre la dernière il ne reste dans la chambre où l’empoisonnement a eu lieu une partie du charbon employé. On conçoit, en effet, qu’il y ait des variétés infinies à cet égard suivant l’âge et la constitution des individus, la nature du charbon, la quantité de cendres qui pouvait exister dans le fourneau , avant d’y avoir introduit le charbon , etc.

DE li’AClUE DO. Équivalent = 50«,5.

L’acide oxalique se trouve libre dans les pois chiches ; il existe uni à la potasse ou â la chaux dans l’oseille, dans un très-grand nombre de lichens crustacés, d’oxalis et de rumex, dans certains calculs urinaires, etc. ; on le trouve aussi dans le règne minéral combiné avec l’oxyde de fer. 11 cristallise en longs prismes quadrangulaires, incolores, transparents, et terminés par des sommets dièdres, d’une saveur très-acide, et rougissant fortement Vinfusum de tournesol : ces cristaux sont formés de 0^, 3 HO,; il est impossible d’obtenir cet acide sans eau. A l’état anhydre, il est toujours combiné avec les bases et ne contient point d’hydrogène; aussi l’oxalate d’or décomposé par le feu ne donnel-il que de l’or et de l’acide carbonique.

Si l’on chauffe l’acide oxalique 0^, 3 HO , il entre en fusion vers "00“, perd 28 p. 100 d’eau et devient 0, HO. Vers 180°, il se partage

DE l’acide oxalique. 167

en deux parties : Tune, très-abondante, se sublime; l’autre se décompose, et donne 5 volumes de gaz oxyde de carbone, 6 de gaz acide carbonique, et de l’acide formique.

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