‹ Éléments de chimie minérales précédés d'un abrégé de l'histoire de la scienceChapitre 77 sur 84 · DE I.A CHIMIE ORGANIQUE. 6 1 I · texte numérisé non relu

DE I.A CHIMIE ORGANIQUE. 6 1 I

Les chimistes les plus distingués de notre époque , ceux auxquels la science doit des progrès réels, semblent avoir pris pour base de la chimie organique le système des formules rationnelles ; et les formules rationnelles ont conduit à la doctrine des radicaux composés. .

« La chimie organique , dit M. Liebig , est la chimie des radicaux composés. — Toutes les combinaisons organiques peuvent se classer en certains groupes dont le point de départ est un radical ; chaque individu de ces groupes est le résultat de la combinaison du radical dont il dérive avec des corps simples , ou bien il est formé par la réunion de ces nouveaux composés avec d’autres combinaisons (1) ».

Voici les radicaux admis par M. Liebig, et autour desquels viennent, suivant ce célèbre chimiste, se grouper tous les corps de la chimie organique :

Amide. — Oxyde de carbone. — Cyanogène.

Benzoïle. — Cynnamyle. — Salicyle.

Éthyle. — • Acètyle. — Méthyle.

Formyle. — Cètyle. — Amyle.

Glycéryle.

Il est à remarquer que tous ces radicaux sont hypothétiques , à l’exception de deux , l’oxyde de carbone et le cyanogène. Tant que l’expérience n’aura pas prononcé , chacun a le droit de rejeter les hypothèses ou de les adopter au gré de sa volonté : Stat pro ratione voluntas.

Le besoin de se rendre compte de la raison des choses , d’appliquer aux objets qui tombent sous les sens, l'harmonie des lois de l’intelligence , c’est là un besoin irrésistible , inhérent à l’homme qui pense. C’est autour de ce centre que gravite la destinée des sciences.

(i) Traité de Chimie organique , par Justus Liebig ; tom. I, Paris, i84o , page i.

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