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COUS

ou acide phénylsulfurique, lequel est une fois éther et une fois acide. Les sels, les phénylsulfates répondent à la formule

Ce sont ces composés qu’on trouve dans l’urine : les acides sulfoconjugués de l'urine sont donc des sulfates acides de phénols, des monosulfates de phénols. Ils sont dans l’urine à l’état de sels d’alcalis, surtout à l’état de sels de potasse.

Les phénylsulfates d’alcalis sont solubles dans l’eau : le phénysulfate de baryum est soluble dans l’eau.

SULFATES ET PHÉNYLSULFATES. 3L7

Ces sels, en solution aqueuse neutre, ne sont pas décomposés à l’ébullition.

Lorsqu’on ajoute à leur solution aqueuse un acide organique, par exemple de l'acide acétique, il se forme un acétate et de l’acide sulfoconjugué libre ; mais cet acide libre n’est pas décomposé à l’ébullition en présence de l’acide acétique. — Lorsqu’on aj ou te à leur solution aqueuse un acide minéral , par exemple, de l’acide chlorhydrique, ils sont décomposés : à froid en chlorure et acide sulfoconjugué libre: à la température d’ébullition, l’acide sulfoconjugué libre est décomposé : il se forme alors, par fixation d’une molécule d’eau, de l’acide sulfurique et un phénol :

SOI | £0H6 + HCl -+ 1120 = HCl + SOI 1 H + CGH50H.

L’urine contient des sulfates et des phénylsul fûtes. Le sulfate de baryum est insoluble dans l’eau, les phénylsulfates de baryum sont solubles dans l’eau. Par conséquent, si on acidulé l’urine par l’acide acétique, si l’on porte à l’ébullition et si l’on ajoute un excès de chlorure de baryum, on précipite à l’état de sulfate de baryum tout l’acide sulfurique des sulfates et rien que l’acide sulfurique des sulfates.

L’urine contient des sulfates et des phénylsulfates, ces derniers décomposables en phénol et sulfates acides à l’ébullition en présence d’acide chlorhydrique. Si donc on acidulé l’urine par l’acide chlorhydrique, si on porte à l’ébullition et si on ajoute un excès de chlorure de baryum, on préci-

l’urine.

pite à l'état de sulfate de baryte la totalité de l’acide sulfurique des sulfates et pliénylsulfates.

Si après avoir précipité, à l’état de sulfate de baryte, la totalité de l’acide sulfurique des sulfates dans l’urine acidulée par l’acide acétique, on sépare de ce précipité la liqueur qui contient en solution la totalité des pliénylsulfates, on peut précipiter ces derniers à l’état de sulfate de baryte : il suffit d’aciduler par l’acide chlorhydrique et de porter à l’ébullition en présence d’un excès de chlorure de baryum.

On peut donc obtenir ainsi, à l’état de sulfate de baryum, l’acide sulfurique total, l’acide sulfurique des sulfates et l’acide sulfurique des pliénylsulfates. Pour le dosage, il suffit de séparer par filtration les précipités de sulfate de baryum, de les dessécher, de les calciner et de les peser.

Les principaux pliénylsulfates de l’urine sont le phènylsulfctte, le parucrésylsulfate, l’indoxylsulfale et la scatoxyhulfate de potasse.

La quantité de l’acide sulfurique à l’état de composés sulfoconjugués dans l’urine humaine des 24 heures est de

0er,09 à Os'.Ol, en moyenne 0isr,25

L’acide phèny Isulf urique peut être considéré comme résultant de l’union de l’acide sulfurique et du phénol C8HsOH. Sa formule est donc S04HC°H5.

L’acide panier ésylsul [urique résulte de la combinaison du paracrésol et de l’acide sulfurique :

SO*H2+ cchv j = 1120 + so* j CCHi-CH3.

LES PHÉNYLSULFATES.

Le phénol et le paracrésol sont volatils à la température d’ébullition : si donc on distille de l’urine acidulée par l’acide chlorhydrique, on retrouve dans le distillât ces phénols qu’on peut caractériser par leur réaction hroméc. Les phénols possèdent en effet la propriété de donner avec l’eau de brome des composés cristallisables insolubles dans l’eau, des tribromophénols dont les formules sont :

Tribromophénol G<>H2Br30fl.

Tribromoparacrésol CtiHBr30HCH'b

C’est au moyen de ces composés qu’on a proposé de doser la quantité des phénols de l’urine : l’urine acidulée d’acide chlorhydrique est soumise à la distillation, le distillât est traité par l’eau de brome, le précipité séparé par filtration est lavé, desséché dans le vide et pesé. — Remarquons que cette méthode ne donne que des nombres approchés.

Les acides indoxylsulfurique SCPHCWAz et scatoxylsulf urique S04HC9HaAz doivent être considérés comme résultant de la combinaison de l’acide sulfurique avec deux substances phénoliques, l’indoæyle C8H'AzO et le s catoxijlc (méthylindoxyle) C°H9AzO. Ces deux dernières substances peuvent être considérées elles-mêmes comme résultant de l’oxydation de Vindol et du scatol, substances qu’on trouve dans le contenu intestinal où elles se produisent sous l’influence des ferments organisés agissant sur les matières intestinales.

A l’acide indoxylsulfurique se rattache le bleu indigo. Par l’acide chlorhydrique à l’ébullition

l’urine.

l’acide indoxylsulfurique est dédoublé en acide sulfurique et indoxyle ; — sous l’influence des agents oxydants, tels que le chlorure de chaux l’indoxyle est transformé en bleuindigo, C1GHl0Az'2O2.

Supposons donc qu’on fasse bouillir l’urine avec de l’acide chlorhydrique, il se produit de l’indoxyle ; ajoutons par petites portions du chlorure de chaux, il se produit du bleu indigo. Ce bleu indigo est soluble dans le chloroforme : par conséquent en agitant l’urine, traitée comme nous venons de le dire, avec du chloroforme, on voit le chloroforme prendre une teinte bleue, si l’urine contient un indoxylsulfate.

D'où proviennent les phénylsulfates? — Dans le contenu intestinal nous avons reconnu la présence d’indol et de scatol (ou méthylindol), substances résultant de fermentations microbiennes de substances protéiques. Ces indol et scatol sont résorbés. Ils se comportent alors comme la benzine et autres hydrocarbures : ils sont oxydés : lorsqu’on injecte de la benzine dans l’organisme, on constate une oxydation de cet hydrocarbure et une formation de phénol. De même aux dépens de l’indol et du scatol se forment dans l’organisme l’indoxyle et le scatoxyle.

On n’a pas conslaté dans l’organisme la présence de l’indoxyle et du scatoxyle, substances peu stables. H est probable qu’elles se conjuguent, aussitôt formées, avec l’acide sulfurique résultant de l’oxydation des substances sulfurées, notamment des substances protéiques de l’organisme.

Le phénol, le paracrésol et d’autres phénols se

ORIGINE DES PHÉNYLSULFATES. 321

produisent dans la cavité intestinale par fermentations microbiennes des substances aromatiques, substances qui sont surtout abondantes dans les aliments végétaux. Ces phénols se conjuguent avec l’acide sulfurique résultant de la désassimilation du soufre des tissus et donnent des acides sulfoconjugués.

La quantité des phénylsulfates dans l’urine augmente en même temps que les fermentations intestinales. Lorsqu’on diminue notablement les fermentations microbiennes au moyen de l’ingestion de substances ayant des propriétés antiseptiques, on voit la proportion des phénylsulfates diminuer considérablement.

Ces phénylsulfates se rencontrent plus abondants dans l’urine des herbivores que dans celle des carnivores : et en effet, nous l’avons dit précédemment, les aliments d’origine végétale donnent en plus grande abondance que les aliments d’origine animale, sous l’influence des microorganismes, des phénols.

On admet que la synthèse des phénols et de l’acide sulfurique se fait dans le foie, ou du moins surtout dans le foie : on a en effet trouvé dans le tissu hépatique une quantité de phénylsulfates plus grande que dans le sang. Les phénols, substances toxiques produites dans l’intestin et absorbées par les branches de la veine porte, seraient transformés en phénylsulfates, substances non toxiques, dans le foie, qui exercerait ainsi à l’égard des phénols toxiques le rôle de protection contre les agents Chim. pliysio . — 2“ édit. 21

L URINE

toxiques, qu’on tend actuellement à lui accorder.

Les sulfates et phénylsulfates ne représentent pas la totalité des combinaisons sulfurées de l’urine. On trouve dans l’urine divers autres composés qui contiennent de 10 à 20 p. 100 du soufre total de l’urine.

Combinaisons azotées de l’urine. — L’urine contient des combinaisons organiques azotées. On peut même dire, d’une façon générale, que les produits azotés de la désassimilation des tissus sont éliminés par l’urine.

Le physiologiste peut avoir besoin de connaître les modifications de l’élimination azotée : il y parvient aisément en déterminant l’azote total de l’urine, c’est-à-dire la quantité d’azote contenu dans l’urine sous diverses formes, urée, acide urique, etc.

Le dosage de l'azote total se fait par la méthode de Kjeldahl. Cette méthode repose sur les notions suivantes :

1° Si l’on fait bouillir une matière organique quelconque avec de l’acide sulfurique concentré, la matière organique est totalement détruite, et tout l’azote qu’elle contenait se trouve à l’état de sulfate d’ammoniaque ;

2° Si l’on fait bouillir une solution de sulfate d’ammoniaque avec un excès de soude caustique, l’ammoniaque est totalement chassée de sa combinaison.

Le dosage peut se faire de la façon suivante :

Dans un ballon on introduit 2b centimètres cubes d’un mélange d’acide sulfurique concentré et d’acide

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