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LES CALCULS URINAIRES

chapitre VI) permettra de reconnaître dans l’urine la présence de matières colorantes du sang en faisant sur l’extrait sec de l’urine la préparation des cristaux d’hémine reconnaissables à l’examen microscopique.

4. Urines biliaires. — Les éléments de la bile, sels biliaires et pigments biliaires, peuvent passer dans l’urine. — Nous avons décrit, en faisant l’étude de la bile, les réactions de Gmelin et de Pcttenhofer caractéristiques.

La présence des éléments biliaires dans l’urine est démontrée par ces réactions qui peuvent être faites directement sur l’urine.

, 5. Calculs urinaires. — Les calculs urinaires les plus communs, chez l’homme, sont, par ordre de fréquence :

Les calculs d’acide urique et d'urates. Les calculs de phosphates.

Les calculs d'oxalales, etc.

Les calculs d’acide urique calcinés sur une lame de platine brûlent sans laisser de résidu notable; ils donnent la réaction de la murexide (voir p. 333); traités par la lessive de soude caustique à l’ébullition ils ne dégagent pas d’ammoniaque. — Les calculs d’urate d’ammoniaque brûlent sans laisser de résidu notable; ils donnent la réaction de la murexide, et dégagent des vapeurs ammoniacales, lorsqu’ils sont traités par la lessive de soude caustique à l’ébullition.

Les calculs de phosphates ne brûlent pas; ils se

l’urine.

dissolvent dans les acides chlorhydrique et acétique sans effervescence, et leur solution donne les réactions connues des phosphates (voir chapitre 1, p. 9).

Les calculs d’oxalates sont dissous par l’acide chlorhydrique sans effervescence, mais ne sont pas dissous par l’acide acétique; après calcination, ils sont dissous par l’acide acétique avec effervescence (transformés en carbonates par la calcination).

Les calculs urinaires sont rarement composés d’une seule substance; ce sont en général des mélanges dans lesquels dominent certaines substances; aussi obtient-on en général des réactions peu nettes, quand on se propose d’étudier par un essai grossier leur constitution, et faut-il d’ordinaire recourir à une analyse plus délicate et plus précise.

On trouve enfin exceptionnellement des calculs autres que ceux que nous avons signalés : qu’ils nous suffise d’en avoir indiqué l’existence.

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