COAGULATION DU SANG
tion, il peut être conservé liquide ; mais la fibrine qui constitue les mailles du caillot, la fibrine dont, la production est le phénomène caractéristique de la coagulation, la fibrine s’est produite. Mais, sous l’influence de l’agitation, au lieu de se précipiter en filaments fins, courts, tendus dans toutes les directions, elle s’est agglomérée en filaments gros et longs formant de grandes masses fibreuses.
c. Le contact de l'air ne peut expliquer la coagulation du sang ; — car, si l’on fait arriver du sang directement dans le vide barométrique, sans qu’il soit en contact avec l’air, il coagule.
d. Le sang coagule hors des vaisseaux, parce qu’il n’est plus en contact avec la paroi vasculaire normale saine. Toutes les fois que le sang est en contact avec cette paroi saine, il reste liquide ; dès qu’il n’est plus en contact avec elle, il coagule. Pourquoi? Quelques expériences semblent indiquer que la paroi vasculaire saine doit cette propriété remarquable de maintenir le sang liquide à l’état lisse de sa surface interne. On a constaté en effet que si l’on fait écouler dans un vase bien vaseline et sous une couche d’huile, au moyen d’un tube de caoutchouc bien vaseliné intérieurement, le sang pris directement dans une artère par une canule vaselinée intérieurement, ce sang ne coagule pas : on peut l’agiter avec des baguettes vaselinées sans déterminer la production de fibrine. Mais si l’on fait écouler ce sang dans un vase non vaseliné, ou si on plonge dans ce sang des baguettes de verre non vaselinées, la coagulation se produit. L’étal lisse
LE SANG
de la paroi vasculaire serait donc la cause de la liquidité du sang dans les vaisseaux; l’état plus ou moins rugueux des parois des vases dans lesquels est reçu le sang serait la cause de la coagulation extravasculaire du sang.
Mais pourquoi cet état rugueux des vases détermine-t-il la coagulation '? Nous n’en savons rien ; nous constatons le fait, rien de plus.
Ne nous arrêtons pas à chercher la cause de la coagulation du sang : disons que le sang a la propriété de coaguler lorsqu’il est hors des vaisseaux. Ne cherchons pas pourquoi il coagule, cherchons comment il coagule.
1. Nous avons dit précédemment que le sang abandonné dans un vase coagule en une masse gélatineuse, qui, en se rétractant, ne tarde pas à exsuder un liquide clair, le sérum. La masse rétractée est constituée par un réseau fibrillaire fin, englobant dans ses mailles les éléments figurés du sang. La substance qui constitue ce réseau est appelée fibrine.
Nous avons dit également que par le battage du sang extrait des vaisseaux au moyen de bi’indilles, on obtient une masse filamenteuse blanchâtre, adhérente aux brindilles, opaque et élastique. Cette masse est la même substance que celle dont les filaments fins constituent la trame du caillot : par le battage ces filaments se sont soudés, et agglomérés.
La quantité de fibrine du sang est très variable, mais, d’une façon générale, on peut dire qu’on