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AIR INSPIRÉ. — AIR EXPIRÉ

100 centimètres cubes de sang veineux de chien contiennent en moyenne les volumes suivants de gaz mesurés à 0° et à 760 millimètres :

Azote 2 centim. cubes.

Oxygène. 12 —

Gaz carbonique 48 —

Échanges gazeux pulmonaires. — Au niveau des alvéoles pulmonaires s’accomplissent des échanges gazeux : de l’oxygène passe do l’air alvéolaire dans le sang; du gaz carbonique quitte le sang pour passer dans l’air alvéolaire. Ces échanges gazeux s’accomplissent d’après les lois physiques d’osmose des gaz. L’oxygène passe dans le sang parce que sa tension dans l’air des alvéoles est supérieure à sa tension dans le sang veineux arrivant au poumon; et il y passe ou tout au moins y peut passer jusqu’à ce que sa tension soit la même dans l’air alvéolaire et dans le sang. Le gaz carbonique passe dans l’air alvéolaire parce que sa tension dans le sang est supérieure à celle qu’il a dans l’air alvéolaire, et il passe ou peut passer dans l’air des alvéoles jusqu’à ce que l’équilibre des tensions carboniques soit établi.

L’air inspiré a la composition de l’air atmosphérique :

0 20,8 volumes.

Az 79,2 —

CO2 traces.

L’air expiré a une composition moyenne chez

LE SANG

l’homme adulte respirant tranquillement donnée par le tableau suivant :

0 16,0 volumes.

Az 79,G —

On appelle coefficient de ventilation le rapport du volume de l’air inspiré ou expiré à chaque inspiration ou expiration, au volume de l’air contenu dans le poumon. Ce coefficient esL égal à 1/10 en moyenne.

On peut dès lors connaître la composition de l’air alvéolaire au moment de l’inspiration; l’air alvéolaire étant à ce moment composé par un mélange de 9 volumes d’air d’expiration et 1 volume d’air d’inspiration. Cette composition est dès lors la suivante

O— (16,0 x 9 + 20,8) = 16,48 vol.

Az = ^ X (79,6 X 9 -g 79,2) = 79,56 vol.

C02 = ^ X (4,4 x 9 + 0) = 3,96 vol .

De là on peut conclure, en faisant abstraction de la vapeur d’eau, pour simplifier, que la tension de l’oxygène dans l’air alvéolaire varie de 1 6,5 à 16,0 p. 100 d’atmosphère, et que la tension du gaz carbonique dans l’air alvéolaire varie de 4,0 à 4,4 p. 100 d’atmosphère.

Ceci montre : 1° que la tension des divers gaz alvéolaires varie peu suivant le stade respiratoire considéré; 2° que les échanges gazeux pulmonaires

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