‹ Eléments de chirurgie cliniqueChapitre 1 sur 62 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

L'étude de la patholo^e doit être à la fois théorique et pratique ; l'élève ne saurait, sans grand inconvénient, chercher exclusivement à s'instruire par ses lectures, ou par la fréquentation la plus assidue de l'hôpital. Ce qu'il y voit n'est compris que lorsqu'une description bien faite lui retrace toutes les particularités de la lésion ou de la maladie observées. Cette description est d'autant mieux saisie, elle se fixe d'autant plus dans la mémoire, que les principaux traits du tableau qu'elle renferme, vus même confusément, avaient mis l'attention en éveil.

Aussi, sommes-nous de l'avis de ceux qui n'hésitent pas à conseiller i l'étudiant d'entrer dans la salle d'hôpital au début de ses études; il se place ainsi dès l'abord sur le terrain oix il convient de se maintenir pendant toute la vie médicale, il apprend, au seuil même de sa carrière, à ne pas séparer le malade de la maladie. Il voit l'enseignement de la clinique et celui de la pathologie se prêter un mutuel et incessant appui, il passe chaque jour de l'étude du malade à la lecture du livre, du service d'hôpital à la leçon du professeur. En suivant cette voie pendant le cours de ses études, l'élève ne peut manquer d'arriver à cette conviction, que l'on ne saurait être un bon clinicien, si l'on n*est pas un pathologiste profondément instruit. Il comprend bientôt que le véritable pathologiste est celui qui, habitué à lutter contre les difficultés de la clinique, à en pénétrer les secrets, dirige son enseignement de telle sorte que ses leçons aient avant tout pour but de retracer avec autant de fidélité que de méthode le tableau de la maladie, d'y grouper les nuances souvent si délicates que découvre l'observation et d'en éclairer tous les traits par une description d'ensemble.

Lorsque nous avons pris lafplume avec le dessein d'écrire un traité élémentaire de pathologie externe, il nous a semblé naturel de

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