‹ Eléments de chirurgie cliniqueChapitre 2 sur 62 · VI PRÉFACE · texte numérisé non relu

VI PRÉFACE

à fournir à ceux auxquels nous le destinions, c'est-à-dire aux élèves, le moyen d'étudier à la fois le malade et la maladie ; mais il nous a paru nécessaire, avant d'entreprendre les descriptions et les discussions théoriques, de faciliter l'observation.

La dénomination de chirurgie clinique^ sous laquelle nous présentons ce livre au public médical, répond au but que nous désirons tout d'abord atteindre.

Apprendre à reconnaître les maladies et à soigner les malades, telle est la tâche que l'élève doit se proposer d'accomplir à l'hôpital. Mais au milieu de la variété si grande de lésions offerte par un grand service, de la variété, non moins grande en apparence, de moyens de les exaininer et de les reconnaître, de la richesse de l'arsenal et de la thérapeutique chirurgicale, le débutant éprouve un trouble véritable. H ne saurait se rendre compte de la méthode suivie dans l'examen des malades, du maniement des moyens d'exploration ; il ne peut comprendre pourquoi le chirurgien donne la préférence à telle ou telle méthode opératoire; il ne peut utilement lui venir en aide s'il n'est initié au rôle qu'il peut jouer et s'il n'est mis à même de connaître les moyens de le remplir utilement.

- Pour répondre à ces desiderata, nous avons donné place avant tout à ce qui se rapporte aux éléments de l'instruction clinique; notre ouvrage est divisé en trois parties.

La première comprend : le diagnostic chirurgical^ les méthodes à suivre pour rexamen des ?nalade$^ les moyens d exploration qui sont les auxiliaires du diagnostic. Nous essayons surtout de fixer l'esprit sur une méthode rigoureuse. Nous sommes en effet bien convaincus que le diagnostic chirurgical serait bien souvent aléatoire s'il n'était toujours fait suivant une méthode et des règles bien définies.

La seconde partie comprend Vanesthésie chirurgicale^ les règles et les principes généraux des opérations^ les méthodes opératoires; les opérations usuelles et la. petite chirurgie.

L'anesthésie pour laquelle le concours des aides est indispensable devait être longuement étudiée.

11 importait aussi de fixer l'esprit des élèves sur les principes qui guident le chirurgien, lorsqu'il décide une opération; sur les règles des opérations et sur l'acte opératoire tout entier. Il fallait encore Itii faire connaître, non les procédés opératoires, qui ne peuvent être utilement étudiés qu'avec les maladies et les lésions auxquelles ils sont applicables^ mais les méthodes opératoires. A côté de la méthode sanglante le chi*

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