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plus célèbre de cette école, qui puise les inspirations thérapeuliques dans Tétude des transformations que subissent les tissus, les fonctions, Tindividu tout entier, sous rinfluence des causes destructrices et des phénomènes réparateurs. A côté du Traité du sang et de l'inflammation^ des Mémoires sur la phlébite^ œuvres que la méthode expérimentale a vivifiées et qui resteront immortelles, les Leçons sur les principes de la chirurgie^ les Mémoires sur l'anévrysme poplité^ l'hydrocèle^ la structure et les maladies des cartilages, la hernie vaginale^ la 7'étroversion de futérus, le placent au premier rang des cliniciens. Hunter sut noblement proGter de la célébrité qu*il obtint chez ses contemporains et des avantages matériels qui en furent la conséquence. En effet, il consacra une partie de sa fortune à Tinstitution d'une école où renseignement était donné à côté d*un musée splendide.
Benjamin Bell représente pour TAngleterre Heister ou notre Boycr. Son Système de chirurgie est un ouvrage classique, représentant une série de monographies qui comprennent toute la chirurgie, et dans lesquelles on retrouve la haute expérience d'un grand maître.
Enfin Percival Pott (1713-1708), dans ses nombreux mémoires sur les plaies de tête, l'hydrocèle, mais surtout sur Famputation, sur la carie vertébrale, à laquelle il a attaché son nom, enGn les hernies, a mérité d*ôtre placé en parallèle avec J. L. Petit.
Si maintenant nous envisageons l'ensemble des progrès de la chirurgie dans ce siècle mémorable, nous apercevons facilement que la chirurgie est désormais constituée comme une science plus encore qu'un art, mais comme une science d'obsenation. L'observation dès lors soumise à un contrôle scientiGque et à l'expérimentation, ne s'abandonne plus avec la même facilité aux interprétations imaginaires et erronées qui l'avaient si longtemps retenue dans l'erreur sur bien des points.
Des hommes illustres nous montrent par leurs œuvres que la chirurgie a pour base l'anatomie, l'étude approfondie des régions, condition nécessaire de l'habileté opératoire, la physiologie, les recherches d'anatomie et de physiologie pathologiques, comprenant la connaissance de la marche des lésions et des phénomènes réparateurs; c'est avec ces éléments réunis que l'observation clinique acquiert toute sa valeur. Les anatomistes et les physiologistes du xvii'' siècle et du xviii* siècle ont préparé ou soutenu la splendeur chirurgicale du XIX^ La littérature y a apporté sa part, les études historiques, les publications, les sociétés, les écoles, l'enseignement oral au lit du malade ont pris un développement dont l'importance est pour toujours mise en lumière. Et si les moyens d'investigations se sont multipliés, si leur puissance et leur influence sont devenues considérables pendant le XIX* siècle^ l'impulsion a été communiquée par les hommes de génie qui ont tracé la direction de toutes les voies parcourues avec un si grand éclat par Boyer, Oopaytren, Sanson, Gerdy, Roux, Blandin, A. Bérard, Delpech, Lisfranc, J. D. Larrey, Velpeau, Malgaigne et par beaucoup d'autres contemporains justement célèbres.
Nous avons suivi dans le xviii' siècle l'origine et l'affirmation des tendances scientîGques du xix* 'siècle. L'anatomie générale elle-même a été conçue par Ilaller et fondée par Bichat, qui à lui seul suffirait pour illustrer les premières années du XIX* siècle.
Il nous semble permis de nous arrêter à cette période de l'histoire de la chiror* gîe, nous estimant satisfaits si nous avons pu montrer au débutant là marche do moaTement intelleauei qui a posé les ba.se8 inébranUblei de la «"iiinifai^
XXXTIII INTRODUCTION HISTORIQUE.
Si nous jetons un dernier coup d'œil sur ce rapide exposé, nons voyons que les plus grands progrès de la chirurgie ont été inspirés à la fois par les études analomiques et biologiques unies à l'étude clinique, c'est-à-dire l'observation approfondie et sans cesse renouvelée du malade, ayant pour aide la méthode expérimentale, et pour soutien l'ensemble des connaissances anatomiques et physiologiques. Les praticiens les plus célèbres ont formé leur talent par l'observation la plus minutieuse, et par l'étude attentive des moindres détails de l'art chirurgical ; les plus grands réformateurs sont les chirurgiens qui ont su réunir un profond savoir à la rectitude de l'esprit d'observation.
PRINr.iPÂUX OUVRAGES A CONSULTER.
Haller, Bibliotheca chinirgica, 1770-1775; 2 vol. in-A. Berne etBâle. Dujardin et Peyrilhe, Histoire de la chirurgie, 2 vol. in-û, 1774-1780. Paris. Dezeimeris, Dictionnaire historique de la médecine. Paris, 1831. Malgaigne, Introduction aux oeuvres d*Ambroise Paré, Paris, 1840. Ch. Daremberg, Histoire des sciences médicales, 2 vol. in-8. Paris, 1870.