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En résumé, Hippocrate apporta dans la chirurgie la méthode dont il a été con-^ sidéré comme le créateur en médecine; il a démontré l'importance de Texamen des signes, ou sémiologie, dont il a déduit des indications pronostiques ()ui étonnent encore par leur précision quand on songe à l'absciice à peu près com|)lèle de notions anatomiques. Cependant les traités Des fractures et Des luxations dénotent chez Hippocrate des connaissances anatomiques sur lostéologie et Tarthrologie, et c'est probablement par cette même raison que ces préceptes sur ce sujet ont acquis une plus grande valeur au potntde vue thérapeutique. Il est, en effet, remarquable que c'est en chirurgie qu'Hippocrate a fait les applications les plus importantes de la sémiologie à la thérapeutique, tandis qu'en médecine il a paru se préoccuper davantage dos dédnctions pronostiques.
L'œuvre d'Hippocraie a été continuée par ses G's et son gendre Polype ; elle fat même complétée, ainsi que le prouvent certains traités de la collections hippocratique, rédigés par les élèves d'Hippocrate^ avec les en.^eignemeuis du maître, aaxquels se sont mêlés ceux de l'école de Cnide; tels sont, en particulier, les traités Des glandes et des humeurs. Des lieux dans l'homme. Mais Tbisioire de la chirnrgie en Grèce à la suite d'Hippocrale n'est pas parvenue jusqu'à nous. Les noms de Polype, de Diodes, auteur d'un traité Des bandages^ au rapport de Cclse, de Praxagoras de Cos, qui pratiquait l'enlérotomie dans la passion iliaque^ prouvent cependant que l'enseignement d'Hippocrate était continué par des chirurgiens célèbres, et qu'il se vulgarisait en Grèce, malheureusement avec des modifications qui en ont souvent dénaturé la méthode. Mais il fallut une préparation de près d'an siècle avant que le centre de la philosophi Mt de la science fût déplacé, et c'est d'Alexandrie que le progrès rayonna sur l'Asie et sur l'Europe.
§ IH. — li^école d'Alexandrie.
Ptolémée, en fondant le musée d'Alexandrie, constitua un centre d'études dont rîmportance n'est sans doute pas encore facile à délimiter, mais qui, pendant une période de deux siècles, produisit un avancement considérable dans l'étude des sciences.
L'école d'Alexandrie servit d'asile à la science grecque; elle s'en inspira, la discuta, et lui communiquant une impulsion nouvelle, la transmit en Syrie et dans Llode; c'est à cette école, lors de la conquête de l'Egypte par les Romains, que Celse puise les origines de la médecine qui deviendra romaine. C'est d'Alexandrie fie les Arabes réimporteront en Europe la science médicale et chirurgicale.