I. Acroraion
Quand la tête de l'humérus seule est malade, on doit respecter la partie de capsule fibreuse qui correspond au creux de r aisselle. C'est un moyen de fixité et de soutien pour le bras privé du secours des muscles de la région externe.
Si ce procédé est facile, il a, d'autre part, l'inconvénient de faire une large plaie qui ouvre un grand nombre de vaisseaux.
RÉSECTION DE LA TÈTE DE L'fiaMÈRUS.
expose l'os scié à la nécrose^ fournit une suppuration abondante^ et laisse très-peu de muscles pour soutenir le bras.
Le procédé suivant, qui n'est guère plus j difficile, a l'avantage de pouvoir être pratiqué par une simple incision longitudinale (Robert). Il n'offre pas, d'ailleurs, les inconvénients du précédent.
FiG. 127.
A. Tête de rhumériis.
B. Apophyse coracoïde.
G. Acromion.
D. Section du muscle deltoïde.
E. Muscle biceps.
F. Résection de la clavicule.
Faites entre l'acromion et l'apophyse coi'acoïde une incision qui, commençant un centimètre au-dessous de la clavicule, se prolonge verticalement en bas, à travers le muscle deltoïde, dans une étendue qui varie suivant la longueur de la partie d'os que vous voulez enlever (iig. 127); puis, écartant les deux lèvres de la plaie, de manière à découvrir le col de l'humérus, il ne vous reste plus qu'à ouvrir la capsule et à couper les muscles sous-scapulaire, sus-épineiLx, sous-épineux et petit rond, ainsi que le tendon de la longue portion du biceps, ce
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qui est facile, pourvu qu'on prenne la précaution de tenir son couteau perpendiculairement à la direction des parties qu on veut diviser.
Dans ce procédé^ il n'est pas difficile de luxer l'humérus de manière à pouvoir le couper avec la scie ordinaire. S'il en était autrement^ la scie à chaîne remplirait le même office. Mais il est bien important, dans ce dernier cas^ que la tête de l'humérus soit libre^, et qu'elle ne soit pas tenue par les aides, qui devront se contenter de fixer le bras dans l'immobilité la plus complète.
Quand la tête de l'humérus est dans les mains d'un aide, presque toujours la scie à chaîne est pressée de telle sorte que les mouvements de va-et-vient deviennent impossibles.
Ce procédé est bien préférable à celui de White, dans lequel l'incision longitudinale est faite immédiatement au-dessous, et non en avant de l'acromion.
Le pansement consiste à réunir les lèvres de la plaie au moyen d'une suture entortillée, et à soutenir l'avant-bras et le bras par une écharpe.
Si la cavité glénoïde était malade^ on l'enlèverait avec la gouge et le maillet.
En faisant la résection avec an lambeau delioïdien^ on pourrait enlever la cavité glénoïde au moyen de la scie à chaîne.