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RÉUNION DES PARTIES DIVISÉES

4° Suture à surjet. — Une aiguille entraînant un long fil derrière elle traverse les deux lèvres de la plaie à la même hauteur; puis étant reportée un peu plus loin, du côté qui a été traversé le premier, elle pique de nouveau les deux lèvres de la plaie, de telle sorte qu'un fil, passant obliquement sur la ligne de jonction des deux bords, réunit les deux points de suture en faisant avec eux une sorte de spirale. On continue ainsi jusqu'à la fin, et l'on arrête les extrémités en les nouant à la spirale voisine (fig. 15).

5° Suture à points passés. — Cette suture est continue comme la précédente, et elle n'en diffère que parce que, au lieu de passer au devant de la plaie pour aller d'un point à l'autre, et d'entrer toujours du même côté, l'aiguille et le fil traversent les deux lèvres de la division, successivement de droite à gauche et de gauche à droite (fig. 16).

On voit que dans cette suture le fil ne passe jamais au devant de la plaie. Elle est connue aussi sous le nom de faufil.

6° Suture à anse. — Elle n'est guère employée que pour les plaies des intestins. (Voy. Entéroraphie.)

Appréciation. — La suture entortillée est la plus employée; elle réunit très-exactement, sans faire bâiller la plaie.

Lorsqu'on craint une déchirure des bords de l'incision, ou lorsqu'on veut réunir les parties profondes, il vaut mieux avoir recours à la suture enchevillée. Cette dernière est presque la seule qu'on emploie pour la périnéoraphie. Elle a l'inconvénient de déjeter en dehors la partie la plus superficielle des bords de la plaie, mais elle est solide et elle n'expose pas à la déchirure des parties réunies.

La suture entrecoupée n'est employée que pour l'autoplastie et pour les opérations dans lesquelles on n'a besoin que de soutenir les parties rapprochées, et encore est-elle moins souvent mise en usage depuis l'invention des serres-fines, qui peuvent souvent la remplacer avantageusement.

La suture à surjet et la suture à points passés sont généralement abandonnées.

§ 2. — j§erres-fines.

Les serres-fines sont de petites pinces dont les mors se rapprochent, dès qu'on cesse de presser la partie moyenne des

coupée; on en trouvera la descriplion à l'article relatif aux opérations que l'on pratique pour la fistule vésico -vaginale.

DE L ANESTHÉSIE. 15

branches qui sont croisées à la manière des pinces à feu dont se servent les fumeurs. Elles ont été inventées par Yidal (de Cassis). Leur application est fort simple : un aide rapproche les lèvres de la division^ soit avec des pinces à disséquer^ soit avec ses doigts^ de manière qu'elles soient toutes les deux saisies par l'instrument^ et quand elles sont bien engagées, le chirurgien cesse de comprimer le miheu de la serre-fine, dont les mors se referment sur elles (fig. 17).

Le volume et la force de ces petites pinces varient suivant la nature des parties dont on veut obtenir la réunion. Le nombre qu'on en emploie est en raison de l'étendue de la plaie; elles sont généralement séparées les unes des autres par un intervalle de 1 à 2 centimètres.

Souvent, après dix heures de leur application, on peut les retirer, on ne doit que rarement les laisser appliquées plus de vingt-quatre heures. Au bout de ce temps, elles exposent à la mortification les tissus qu'elles compriment.

C'est un excellent moyen pour maintenir en contact les parties qui n'ont pas grande tendance à se séparer; mais je lui préfère les sutures quand on a besoin d'une certaine force pour mettre les lèvres d'une plaie en contact.

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