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ENTRE LE GEORE DE E ŒIE ET LES PAROIS RE L ORRITE

§ 5. — Extraction des corps étrangers.

Nous ne parlerons ici que des paillettes d'acier ou de fer qui se fichent si souvent dans la corne'e des tailleurs de pierre ou des ouvriers qui travaillent l'acier.

Extraction des paillettes d'acier. — ■ Le malade étant assis, sa paupière étant relevée par un aide^ le chirurgien, abaissant la paupière inférieure en y appuyant le doigt indicateur, porte la poiute d'un bistouri ou d'une lancette sur le point noir qui indique la présence du corps étranger^ et pressant successivement

FiG. 180.

de haut en bas et de bas en haut, il parvient à retirer le corpuscule dont le volume est loin d'être en raison de la douleur qu'il produit. Au lieu de faire relever la paupière supérieure par un aide, le chirurgien peut écarter les deux paupières l'une de l'autre en fixant le globe oculaire dans l'intervalle du pouce et de l'indicateur de la main gauche. La figure 180, que je dois à l'obhgeance de M. Desmarres, représente ce mode opératoire .

On a donné le conseil d'approcher un fer aimanté du point où le corps étranger est fixé, et je crois qu'on a tort de repousser celte méthode : je l'ai vue réussir entre les mains d'une jeune fille qui opérait ainsi avec succès tous les meuniers voisins de la campagne- qu'elle hal)itait.

392 OPÉRATIONS qu'on pratique sur les yeux.

§ 6. — €ornéc artificielle.

On me permettra de passer sous silence la formation d'une cornée artificielle à l'aide d'un morceau de cristal enchâssé dans la sclérotique^ ainsi que la transplantation d'une cornée d'animal sur un œil d'homme.

§ 7. — j§tra!!)isinc.

Depuis quelques années^ on a reconnu que le strabisme est dû à la contraction permanente d'un ou de plusieurs des muscles de l'œil (1); qu'en un mot^ le strabisme a la plus grande analogie avec les contractions musculaires du pied bot et des incurvations de la coloune vertébrale. Ce fait étant admis^ Stromeyer^ Guérin, DiefTenbach, et beaucoup d'autres^ après eux^ ont fait la section des nmscles droits et obliques pour faire cesser la contraction permanente par laquelle le globe oculaire avait été dévié.

Avant de décrire cette myotomie, je dirai quelques mots de l'anatomiet des muscles et du tissu fibreux^, qui n'en est, en quelque sorte, qu'une dépendance.

Anatomie. — Les muscles qui servent à mouvoir le globe oculaire sont au nombre de six : quatre droits, qui sont aux quatre extrémités des diamètres transversal et vertical de l'œil, et deux obliques, l'un supérieur ou grand, l'autre inférieur ou petit. Les muscles droits et le grand obUque s'insèrent au fond de l'orbite à peu de distance du trou orbitaire (pour l'opération dont nous nous occupons, il n'est pas nécessaire d'en dire plus); le petit oblique, au contraire, a son insertion fixe en dedans et en avant, sur la partie du plancher orbitaire qui est attenante au sac lacrymal.

Ce qui nous importe surtout, c'est de comiaître d'une manière précise le mode d'implantation de ces muscles sur le globe oculaire et le point précis où leurs tendons se fixent sur la sclérotique .

Il résulte des mesures prises par un chirurgien de Lyon, que l'interne s'insère à k millimètres de la cornée, l'externe à 4 ou

(d) J'évite à dessein de toucher ici à la question de priorité, parce qu'il faudrait justifier mon jugement, ce qui m'entraînerait dans une digression que ne comporte pas l'étendue de ce livre.

ENTRE LE GLOBE DE l'œIL ET LES PAROIS DE l'oRBITE. 393

6 millimètres, le supérieur à 3 ou 6 millimètres; l'inférieur à 3 millimètres.

V oblique supérieur s'insère à 3 millimètres^ au plus^ du bord de la conie'e; tandis que l'inférieur a son insertion mobile sur le segment posiérieur du globe oculaire.

Aponévrose. — Tous ces muscles sont enveloppés par une gaine aponévrotique qui les accompagne jusqu'à leur insertion scléroticale ; là cette aponévrose se prolonge en arrière, et, en embrassant toute la partie du globe oculaire qui est située derrière les insertions musculaires^, elle double la sclérotique à laquelle elle est unie par du tissu cellulaire lâche^, et se continue sur le nerf optique (fig. 181). Elle se réfléchit en avant^ du globe de l'œil vers le bord de l'orbite où elle vient s'insérer^ de manière qu'un angle presque droit soit formé par la gaine aponévi^otique du muscle et son prolongement orbitaire (flg. 182).

i:lG. li

^ ,1. La diire-mère.

2,2. La portion orbitaire de l'aponévrose qui forme le périoste de l'orbite et se continue sans interruption avec la dure-mère.

3>3,3. Les portions pulpcbrales de l'aponévrof e.

■4,4,4. La cavité de l'aponévrose orbite -palpébrooculaire occupée par le

tissu cellulaire intra-orbi-taire, etc.

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